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Pour sauver Shirley Ninnin aux USA 4ème partie

Pour sauver Shirley

Ninnin aux USA 4ème partie

Le Wyoming

 

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Yellow stone, Wyoming ! En français, les pierres jaunes. Passionnant ! z’ai encore changé d’état sans aucune formalité. Le parc est grand comme la Corse ! À cause des 4 heures d’embouteillages d’hier, z’ai plus qu’une zournée pour visiter. Énervant !

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Ze suis pas seul à admirer les 10 000 geysers.

« - Salut Ted ! Tu rentres à Washington après ça ? Z’ai une pétition pour le président.

- Hy Ninnin. Pas du tout, je suis du Wisconsin. Vas dans les boutiques trouver des potes !

- Les boutiques ? Hum ? Ze vais essayer de décider mon humaine. Tchô ! »

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2 500 mètres d’altitude. Sous la terre, le magma en fusion à 3 350 mètres seulement ! Et les roches à 500°C. Tellement beau que c’est le plus ancien parc des USA.

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Il y a quelques mois, des jeunes humains ont voulu se baigner malgré les pancartes d’avertissement. On ne les a pas retrouvés vivants. Ze savais bien que les bains, même chauds, c’est mauvais pour la santé.

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Ze reste crès loin : Marmites boueuses avec gaz acide, sources chaudes. Ze me cramponne à Dom. Pour arranger le tout, comptez environ 2 300 séismes par an.

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Malheur aux arbres, et aux vivants trop proches. Pourtant, les indiens Shoshones, Crows et Blackfeet vivaient là autrefois, entourés de 60 millions de bisons. Avant que les blancs viennent semer la terreur.

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Ils ont tué tous les bisons et poussé les indiens dehors.

Dom est blanche, et pas méchante. Z’ai un pote bison adorable. Alors, ze comprends pas bien. Bisons-ours, même combat ! Adhérez au S.N.O.P., branche bisons !

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L’eau est bleue, calme, chaude. Mais une grosse odeur de soufre et les cendres sur le bord me rappellent les précautions à prendre ici, pour garder une pluche présentable.

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Le clou de la zournée : le grand prismatic spring. Un arc-en-sol de 100 mètres de diamètre, le deuxième plus grand du monde. Vapeur bleue garantie. Formé par son voisin, le geyser Excelsior, de 90 mètres de haut ! Des couleurs à couper le souffle ! Magique !

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« - Dom, on va dans les boutiques ?

- Quelle drôle d’idée ! On n’a qu’une journée pour tout voir, alors qu’il en faudrait 15 et tu veux perdre une heure ! Là, il faut aller manger vite, et après, le vieux fidèle sera prêt !

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- Woui, mais, tu sais, z’ai ma pétition à remettre à Monsieur Trump et ze voudrais la confier à des potes.

- Dac, Ninnin. On va y passer à toute vitesse. Dès que ce sera possible. En attendant, mange vite ton bison-gras-purée-sauce-sucrée.

- Merci Dom. T’es chic et le gâteau au chocolat a l’air correct ! »

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Pile à l’heure ! Toutes les 90 minutes, le vieux fidèle crache à 40 mètres de haut ses 40 000 litres d’eau à 100°C. Ze suis pas le seul à le savoir et le resto s’est vidé d’un coup.

« - Ninnin, vite, les boutiques, avant de reprendre le bus !

- Oh oui, Dom ! »

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« - Hy, l’ours ! D’accord pour porter ma pétition à Washington ?

- Bah euh, j’ai peur de ce Trump, qui veut notre mort et la fin de 20 parcs nationaux. Désolé Ninnin !

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- Hy Bison, D’accord pour porter ma pétition à Washington ?

- Pas trop. Tu sais, en 1902, il ne restait plus que 25 bisons ici. Actuellement, nous sommes 4 000. Très loin des 60 millions d’autrefois. Je préfère rester ici, trouver une bisonne et repeupler.

- Ze comprends. Respect. »

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Comme si ça suffisait pas, pendant l’été 1988, 36% de la forêt sont partis en fumée. Incendies naturels. Catastrophe ? Woui et non !

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L’échauffement de la terre à fait éclore les  graines de pins, les jeunes arbres sont plus vigoureux que les anciens et les espaces dégagés aident les bisons à être plus gras.

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Wouah ! Z’en parle et paf ! Mes premiers bisons en chair ! Ze suis tout ému ! Z’interpelle notre guide :

« - Dam, on peut arrêter et descendre ?

- Non. Pas ici. Pas assez de place pour un bus.

- Grr, galère ! »

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Et c’est reparti pour une marmite du diable, avec fumeroles et odeurs dégoutante offertes en prime.

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La pancarte sur le chemin avait prévenu : bouche du dragon !

On entend des cris rauques et une grosse vague et projeté en même temps que la fumée qui pue. Ze respecte les consignes de sécurité.

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Et encore une marmite boueuse. On croise des pitites françaises qui restent là 15 jours. Ze crois qu’elles ont raison. D’autant qu’on n’a pas vu d’ours en chair et que le parc en accueille. Mais il faut reprendre le bus.

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On a bien fait ! Des bisons, là, tout près ! Les seuls à se rouler dans les fumeroles sans problème.  Ze crois même qu’il se débarrassent des bestioles de leur peau comme ça.

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« - Ninnin ! C’est super dangereux ! 23 mètres ! Pas moins !

- Chut Dom. Faut pas parler ni crier. Il est beau, non ?

- Il est gros, très costaud, il court très vite et il est chez lui.

- Bon d’accord. Ze reviens. »

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Pour ceux-là, aucun danger à prendre. L’heure du biberon, c’est n’importe où, même entre les voitures ! Magnifique zournée. Z’aurais pas cru vivre ça dans ma vie de nounours !

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Un pitit tour dans Westyellowstone après dîner, pour rencontrer des « natifs »

« - Bah, où sont vos casques, vos gants, vos blousons ? Dafy moto, ça vous parle ?

- Pas obligatoire, dans le Wyoming. Ici, frenchie, c’est la liberté. On fait comme on veut. On en profite bien !

- Et si vous vous blessez ?

- On devra tout vendre pour payer les soins. Mais, on va pas se blesser, on est les meilleurs ! T’inquiète pas ! »

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« - Salut copain ! Porter ma pétition à Washington, ça te dit ?

- Non. Moi, je reste ici, tranquille, dans la campagne. Demande à d’autres. »

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 Si ça continue, z’irai la porter moi-même, cette pétition. Ze peux pas revenir avec, foi de Président du S.N.O.P. Demain, départ pour Cody, la ville de Buffalo Bill.

 Z’ai pas crop bien dormi. Pas assez de coussins peut-être ? Ou trop à l’étroit ? Ou inquiet pour ma pétition ?

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Un chouette pitit détour par « Lower falls », en français, la chute basse.

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Une chance inouïe : un super arc-en-ciel se forme dans les gouttes d’eau, juste pendant notre passage. Clic clac, les photos !

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Et ce chemin m’aide à comprendre pourquoi cette région s’appelle « yellowstone ». D’après les spécialistes, c’est du grès. Moi, ze vois surtout que c’est vraiment jaune, crès crès jaune. Et z’y fais des chouettes rencontres.

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« - Salut Ninnin, t’es de passage ?

- Woui. Ze viens secourir une chauve-souris blessée, tu connais ?

- Peut-être dans les mauvaises terres, les badlands. Vu la réputation des chauves-souris ! Passe par Cody. Salut »

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Il est parti sans me laisser le temps de contrer ses idées toutes faites sur les chauves-souris. Et me voici à Cody, devant l’hôtel Irma que Buffalo Bill a construit et nommé du prénom de sa sœur. Ze rentre, z’ai faim.

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Z’aime pas ce Buffalo Bill ! Son vrai nom, c’est William Cody. Il a fondé la ville et doit son surnom à tous les bisons qu’il a tués pour affamer les indiens. Sale type ! Et il nous en fait encore manger, du bison !

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Dom est partie aux toilettes, ze passe à la caisse. Ze crois que la caisse était déjà là à l’ouverture du resto. Z’ai l’œil attiré par un train au-dessus du comptoir.

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 « Trump Président, America first, 2016. » Et un peu au-dessous, une belle collection d’armes de cow-boys. Ze vais payer et partir discrètement, avant que l’envie de se faire des chaussons en pluche beige ne vienne à un de ces bargeots.

« - Ninnin, viens vite, y’a une boutique avec des candidats à l’émigration »

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Ze me précipite voir les potes que Dom vient de me signaler.

« - Salut les potes. Quelqu’un veut porter ma pétition à Washington ?

- Oui, avec grand plaisir ! Marre de cet état de cow-boys d’un autre siècle. Vive les grandes villes modernes !

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- Au nom des nounours français, ze vous remets solennellement notre pétition anti-chasse.

- Yes, you can ! Tu peux compter sur nous. Le premier qui est choisi par un humain de la côte orientale prend le parchemin avec lui. Fais attention à toi ici, même dans les musées ils sont armés. Des fous ! »

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De retour dans la salle principale z’ai l’air d’admirer le portrait  de Buffalo Bill. En fait, ze lui tire la langue. C’est de chez lui que va partir la colère des nounours du monde entier contre cette horrible loi autorisant la chasse à l’ours. Hihihi !

 

 

 

Ze remercie l’Association Française d’Astronomie de m’avoir accueilli gratuitement, avec le sourire dans un de ses voyages pour la 6ème fois, Betty, pour la tenue de cow-bear qui me va si bien, Mémé Monique pour la tenue d’indien magnifique, Babet et Georges, pour l’arrivée de Bibi à la maison, Dam et Ron, les américains.

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4 Réponses à “Pour sauver Shirley Ninnin aux USA 4ème partie”

  1. eMmA MessanA dit :

    Et bien bravo, quel périple mes amis !

  2. Lefaix dit :

    Merci pour ce beau reportage. On s’y serait cru .
    À très bientôt au Pays basque.

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