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Pour sauver Shirley Ninnin aux USA 6ème partie

Trouvée !

 

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Et le matin arrive. Hier, Welcome a dit : « - Silencieux ». Z’ai pas trop bien dormi, mais z’ai un plan. Pitit dèj., habillage et bus en direction des Bandlands. Les mauvaises Terres !

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Le parc est géré par les sioux depuis 1978. Trop la classe, les sioux !

« - Dom, tu as vu tout ce brouillard ! Dommage, hein ? Il paraît que le parc est plein de mammifères et d’oiseaux.

- Oui, j’ai entendu, mais les oiseaux risquent de ne pas voler, par ce temps.

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- Oh, les jolies fleurs ! On n’en a pas vu beaucoup, pendant le voyage !

- Tu as raison, Ninnin. Donc, il y a de l’eau ! C’est normal qu’il y ait des animaux. Ils ont de quoi manger et boire.

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- Dom, et les chauves-souris ? Elles peuvent voler aujourd’hui ?

- Aucun pilote sérieux ne décolle par cette météo, Ninnin ! Tu le sais bien.

- Galère ! »

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Plus tard, dans la matinée.

« - Regarde, Ninnin ! Tu vas être content, le brouillard se lève ! Les petits animaux peuvent sortir et ceux qui volent vont décoller !

- Wouah, chic, Dom ! C’est beau, cette colline de toutes les couleurs, pleine de trous qui peuvent servir d’abri ! »

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 Comme prévu, zuste après, on  découvre un immense champ garni de terriers et de chiens de prairie sur leur seuil. Leur conversation, c’est « siffle siffle siffle ». Z’ai sauté hors du bus et z’ai bien compris le problème.

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Moi, ze suis discret, ze me déplace sur la pointe des pattes. Mais certains membres du groupe ressemblent à un troupeau de bisons qui chargent, en parlant crès crès fort. Résultat, les chiens de prairie ont sauté dans les terriers ! Pff !

Pas le choix. Ze dois appliquer mon plan.

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« - Dom, ze veux partir par ici, tout seul. Pour avoir une chance de voir des chiens de prairie.

- Oh ! Fais attention à toi, mon Ninnin ! Inscris toi sur le registre à l’entrée du chemin, signe en sortant pour ne pas déclencher des recherches, ne marche pas sur un serpent, protège toi du soleil.

- Dom ! Ze suis plus un ourson ! T’inquiète pas ! »

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Z’ai fait le fier devant Dom, mais ze sens la trouille qui monte. Shirley ! Es-tu ici ou bien est-ce que ze fais ce gros effort pour rien ? Les trous dans les montagnes, l’herbe bien verte garantie pleine d’insectes délicieux, de l’eau à boire.

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« - Aahh ! Oohh !

- Sorry, désolée, Ninnin. C’est moi ! Shirley ! Tu as bien fait de t’habiller comme en France, sans chapeau, avec tes deux oreilles en haut. J’ai reconnu facilement ton écho-radar.

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- Shirley ! Ze suis enchanté, content, heureux, fier ! Ze t’ai trouvée ! Ze me suis ouvert la patte sur un cactus, ze me suis renseigné et z’ai bien compris qu’ici, les frais de santé sont inabordables. Fais voir ta blessure ?

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- Regarde, Ninnin. Une ouverture de plus en plus grande. Et qui se déchire à chaque fois que je bats des ailes.

- Oh oui ! Il faut une grave opération rapidement. Dom sait faire ça, mais son bloc opératoire est en France.

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- Je suis prête à quitter le pays. Toute ma famille est déjà partie. La destruction des parcs nationaux va nous y pousser tous. L’abus de lumière, la nuit, aussi. On déteste la lumière. Mais moi, je ne suis plus capable de voler aussi longtemps. J’ai quelques dollars. Tu crois que ton humaine sera OK ? Tu lui en as parlé ?

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- T’inquiète pas, Shirley ! Elle ne s’est jamais faite payée pour opérer. Elle adore rendre service. Elle est comme ça, Dom.

- Bizarre, ton humaine ! J’ai bien fait de te demander secours, à toi !

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- Shirley, il ne nous reste que quelques minutes. Tu es sûre et certaine que tu veux quitter les Badlands, ton pays, ton continent, et ne plus jamais revenir ?

- Oui Ninnin. Sûre et certaine !

- Viens, Shirley. »

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On est rentrés dans le bus, discrets, avant tout le monde. Ze suis responsable de Shirley. Ze dois la protéger des ignorants qui croient encore qu’elle suce le sang, saute dans les cheveux, porte malheur. Que des bêtises.

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Ze vais trouver le moment propice et en parler à Dom. Pour l’instant, on regarde s’éloigner sa terre natale, perdus dans nos pensées. Z’ai presque réussi ma mission. Il faut encore qu’elle passe la frontière sans attirer l’attention. Z’entends Dom qui arrive.

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« - Dans le sac, tu es en sécurité. Tu vas te reposer. Tu n’auras pas mal. On rentre bientôt à l’hôtel.

- Ninnin. Merci !

- De rien, Shirley. »

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Surtout, continuer comme avant, pour ne pas attirer l’attention des méchants. Si ze reste dans le bus, ils vont trouver ça bizarre et chercher ce qui se passe.

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Horreur ! Alors que ze tente de faire sortir Shirley illégalement du pays, mémé Monique fait copain-copain avec le sheriff. Heureusement, ça ne dure que le temps de la photo. Mémé reprend ses esprits et largue le sheriff. Nous rentrons à l’hôtel.

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« - Bah Shirley ! Qu’est-ce que tu fais ?

- Je m’installe pour dormir.

- Y’a des gros oreillers dont Dom ne se sert jamais. Tu préfères pas ?

- Non. Je dors comme ça. »

Et Dom est sortie de la salle de bain.

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Dom : « - Ninnin, tu trouves pas qu’il fait sombre ? »

Clic ! Elle allume la lumière.

Shirley : « - Hiih ! »

Dom : « - Aahh ! »

Moi : « - Oohh ! »

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Et paf ! Shirley et moi, on tombe face à Dom, dos contre les oreillers.

Moi : « - Heu, Dom, laisse-moi t’expliquer, heu. Elle est blessée »

Shirley : « - Hï Dom. I’m Shirley. Nice to meet you. Ravie de te rencontrer. Merci de m’emmener en France. »

Dom : « - Hï Shirley. Fais voir cette blessure ? »

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Pendant l’oscultation, z’ai tenu l’aile de Shirley. Elle a serré les dents sans se plaindre. Dom a été très douce.

Dom : « - Pas le choix. Vu les tarifs ici, tu rentres en France avec nous, je t’opère au plus vite. On évite l’infection d’ici là et on se fait discrets. »

Moi : « - Dom, ze t’aime »

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Shirley est remontée sur la lampe. Après tous les soucis et les angoisses, nos nerfs ont lâché. On a passé une bonne nuit.

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Le lendemain matin.

Dom : « - Y’a un bon ptit moment que j’avais compris. Ta soudaine envie d’Amérique. Tes questions sur les chauves-souris, sur le sonar. Ton envie de partir seul, hier. J’ai de la chance d’être ton humaine. Tu es un nounours formidable ! On va tout faire, pour Shirley.

Moi : «.. ». Trop ému pour parler.

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Et le bus nous dépose au mont Rushmore, Dakota du sud.

Les têtes de quatre Présidents des USA, sculptées dans le granit, de 1927 à 1941 : Washington, Jefferson, Lincoln et Theodore Roosevelt.

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20 mètres de haut. Taillées à la dynamite, sans respect pour les lieux. Le site appartenait aux indiens Lakotas depuis 1868 et était sacré !

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En essayant d’oublier la dynamite, ze me promène dans cette belle forêt sacrée. Le chemin tracé pour voir les Présidents a du bon !

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Certains arbres font de la résistance ! C’est pas un pitit caillou de quelques tonnes qui va empêcher la graine de plusieurs grammes de pousser !

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Z’ai quand même une pensée pour Teddy Roosevelt (celui qui a des lunettes). C’est grâce à lui que j’existe : Pendant une chasse, il a refusé de tirer sur les oursons. La presse a raconté l’anecdote et deux émigrés russes ont fabriqué les premiers Teddybears. Mes ancêtres !

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Z’ai plus qu’une envie : ramener Shirley en France et la soigner. Mais ze dois suivre le groupe à Custer Park et ze ne résiste pas au plaisir d’un égoportrait sur fond de bisons.

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Les antilopes sont belles aussi. Contrairement aux autres parcs, l’herbe est haute et grasse. Dam, notre guide, nous avait promis des animaux. La visite confirme.

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On leur fait moins peur dans le bus que dehors et on les voit de plus près. Mais c’est moins rigolo.

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La chance nous fait passer à côté d’un magnifique troupeau de bisons sauvages. Belle zournée, quand même !

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Pour les ânes, ils sont tellement goinfres que n’importe quoi à manger les attire. Le problème, c’est qu’ils me mangeraient bien. Ils n’ont aucun discernement ! Des ânes ! Ze dois me cacher sous le souïte de Dom pour leur échapper !

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Enfin ! Un chien de prairie plus intrépide que les autres se laisse photographier avec moi. Le bonheur !

En rentrant à l’hôtel, un problème se pose : ze sais pas comment mais le bruit a couru que z’allais aider Shirley à passer en France. Mais il a couru !

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Alors Doggy et Jack me font des nœils suppliants. Toujours la même histoire de parc qui va bientôt être ouvert aux promoteurs et aux financiers. Dom écoute, réfléchit. Elle est d’accord. On passera avec Shirley, Doggy et Jack, ou bien on restera tous en prison ici. Brr !

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Et comme son lit est immense, et que Shirley ne prend pas de place, on se couche vite, pour récupérer et être en forme demain. Et il reste encore bien assez d’espace pour Dom.

 

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Ze remercie l’Association Française d’Astronomie de m’avoir accueilli gratuitement, avec le sourire dans un de ses voyages pour la 6ème fois, Betty, pour la tenue de cow-bear qui me va si bien, Mémé Monique pour la tenue d’indien magnifique, Babet et Georges, pour l’arrivée de Bibi à la maison, Dam et Ron, les américains.

 

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