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Pour sauver Shirley Ninnin aux USA 7ème partie

Happy end !

  

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Étrange pays. Super riche, méga développé mais où l’accès aux soins te coûte ta maison et où le téléphone de Dom n’a eu de relais que trois jours sur quinze. Ze visite Fort Laramie.

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C’est ici que le traité de paix avec les indiens Lakotas a été signé. Un fort ouvert, sans palissades, sans barrières. En bonne entente.

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Pour le simple soldat, un dortoir commun sans confort. Le traité à peine signé, les blancs faisaient sauter le Mont Rushmore à coup de dynamite ! Heureusement, ze connais un max de blancs très chouettes !

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Un détour par la boutique. Des chapeaux pour les humains, des coiffes pour les humaines, des bottes, du linge. Tout ! Ze discute avec la marchande, qui n’a pas ma taille.

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C’est pas un problème, z’ai l’habitude. z’ai emporté tout de France, par précaution. Elle admire mon chapeau et promet d’en parler à son fournisseur.

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Pour les gradés, c’est le grand confort. Appartements privés, en famille. Vaisselle de luxe, piano ou guitare.

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Patio privatif avec ombre garantie.  On ne se refuse rien.

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Moi non plus, d’ailleurs. Z’ai un pitit coup de fatigue et ce canapé est le bienvenu. Ron pchi ron pchi.

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Réveille-toi, Ninnin ! On a sonné le clairon ! Le premier qui touche à Shirley, à Doggy ou à Jack, ze lui fait un gros trou dans la pluche ! Un canon contre les indiens ?

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Non ! Ici, tout le monde commerce, fait des échanges, cohabite. Comme ça devrait toujours être ! Ma tenue « cow-bear » ne va pas être un obstacle.

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Un tipi, ze voyais pas ça aussi douillet. Un bison a offert sa peau pour que le lit soit chaud. Les décorations raffinées sont à mon goût.

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« - Bonjour Ninnin. Tu es de passage ?

- Bonjour pitite poupée. Woui. Tu veux venir avec moi en France ?

- Oh non ! Mon humaine est très gentille et ne peut pas vivre sans moi. Merci quand même. Bonne route à toi.

- Merci. Pareil pour moi ! Hihihi ! »

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On reprend le bus vers la ville de Cheyenne et z’ai un creux. On m’a conseillé cette table correcte. Z’entre et ze commande un burger-chips.

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Wouah, ces américains ! Assiette et couverts en plastique, chips servies dans leur paquet, pas ouvert ! Vivement la France et les bons pitits plats de Mémé Monique !

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L’ogre a perdu sa santiag de 7 lieues. Filons d’ici avant qu’il s’aperçoive qu’il court en chaussette ! L’aéroport est à Denver, Colorado. Notre bus, conduit par Ron, y va tout droit et on change une dernière fois d’état.

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Pas grand-chose, sur la route mais pendant l’arrêt « supermarché », Dom a enfin trouvé sa chemise de jean. Moins jolie qu’elle espérait, mais elle est quand même contente. Moi, ze pense à mes oursons. Z’ai hâte de rentrer.

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Diner au Hard rock café. Zut alors, z’ai laissé mon banjo à l’hôtel !

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Les Beatles ont joué ici, et beaucoup d’autres groupes aussi. La collection de guitares est impressionnante. Pas question que ze laisse la mienne. Z’y tiens trop ! Retour à l’hôtel pour une dernière nuit.

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« - Ninnin, la nuit, c’est là que je vole et que je mange. Je n’arrive pas à dormir.

- Il faut, Shirley ! Demain, on passe la frontière ou on se fait embarquer par les flics (ici, on dit les cop’s. Tu parles de cop’s, toi !) »

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Le lendemain matin.

Dom « - C’est pas compliqué. Les chiens renifleurs ne doivent pas sentir d’odeurs. Alors, vous frottez, avec un max de produit. Mais vous ne devez pas être humides non plus. Sinon, le sac sera repéré sous le portique de sécurité. »

Moi : « -Dom, moi z’ai pas besoin. Z’ai des papiers en règle.»

Dom : « - Il ne faut prendre aucun risque, Ninnin. »

Nous tous : « OK, Dom ! »

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On a passé le portique, deux chiens nous ont reniflés. On est dans l’avion. Ze me réjouis pas encore. DSK aussi, il était dans l’avion, et ils l’ont fait redescendre ! Mais lui, c’était très grave !

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L’aéroport s’éloigne. Bientôt, ils ne pourront plus rien contre nous. Bientôt, ma mission sera un triomphe.

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Z’ai fait un grand sourire américain à l’hôtesse qui m’a apporté ce biscuit à chien et ce verre de boisson douteuse. Tout le reste est payant. Z’ai pas de dollars pour ça.

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Heureusement, au pitit dèj., Dom a tout prévu. Elle a piqué des gaufres. Pour nous tous. On entend « crounch crounch crounch » dans le sac de Dom. Des bruits bien couverts par le moteur de l’avion. Tout va bien.

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À peine rentrés, on opère Shirley en urgence. Sigmundo et Moi, on assiste Dom, Hilli traduit pour que Shirley soit sereine et comprenne bien.. Une bonne dose d’anesthésiant, mais pas trop.

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Z’ai pas vu la suite. Il paraît que l’opération s’est bien passée, aucune infection, aucun organe vital touché mais une grave opération quand même. Gratuite ici, par sos Dom.

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Il paraît qu’au réveil, elle était crès bien entourée : les chiens qui l’entendent parfaitement, les anglophones et Sigmundo. Moi, ze me suis bien remis de cet endormissement non contrôlé. Mes examens cardiaques n’ont rien révélé d’anormal.

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 Ze croyais ma mission terminée mais aujourd’hui, z’ai un autre souci : Kim et Lisette viennent d’atterrir chez nous. Réfugiées en France, elles dormaient dehors en attendant des familles d’accueil, jusqu’à ce matin.

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Quelques zimaïlles et quelques sms plus tard, les adoptions  par Florence et Raymond (Kim) et Nicole ( Lisette) sont actées. Le moral de Shirley est au beau fixe.

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Un grand pot de beurre de cacahouète chacune pour reprendre des forces.

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Ze prête mon lit d’appoint qu’elles adaptent à leur manière. Vraiment une drôle d’idée, de dormir la tête en bas ! Z’ai pas envie d’essayer, ze tiendrais pas 5 minutes !

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Une dernière bise et c’est le départ vers les nouvelles familles, les nouvelles vies. On n’est pas tristes, pasque c’est des copains. Les aviatrices se reverront quand elles voudront.

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Et puis, un jour, longtemps après, on est bien tous d’accord, Dom, Sigmundo, Hilli, Moi, et surtout Shirley : il faut commencer la rééducation. On a fait appel à Jonathan.  Un aviateur chevronné.

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Jonathan : « - N’hésite pas, Shirley, tu peux le faire »

Moi : « - Au moindre problème sur la cicatrice, je vous préviens ! »

Shirley : « - Ah, que c’est bien de voler ! J’ai encore un peu mal, mais rien à voir avec avant ! »

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Et puis, z’ai fait un baptême de montgolfière à Illya, et Amandine n’a pas résisté à l’envie : elle a sauté dans son parapente et hop ! Quel beau moment. Illya n’avait jamais vu sa maman voler. Les copines adoptées, Shirley guérie. Mission terminée.

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Z’ai plus aucun prétexte pour repousser la réparation de ma patte gauche, blessée en Arizona, sur un cactus. Dom l’a bien compris. Ce matin-là, c’est à mon tour de me faire opérer. Z’aime pas du tout ça. Amandine est là, qui me tient l’autre patte. Ze fais l’ours mâle.

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Shirley fait partie de la famille. On s’apprête à fêter noël quand Loulou déboule.

Loulou : « - C’est Wolk, de Yellowstone. Il m’a donné ton adresse. Il m’a dit que tu trouvais des familles d’accueil. Je n’en pouvais plus, de ce Trump. Tu vas m’aider ? »

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Moi : « - bien sûr, Loulou. Z’ai même déjà ma pitite idée sur ton futur humain. Jules, ça t’irait ? »

Loulou : « - 18 mois, admirateur de loups ? Je n’osais pas l’espérer, Ninnin. Tu es vraiment Citoyen ! D’ailleurs, suis-moi sur le tapis indien ! »

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Loulou prend soudain un air très solennel :

« Ninnin, Dom t’a refait un bandeau en grand secret et, au nom de tous les potes que tu as sauvés et de ceux que tu sauveras encore, je te remets ces plumes, symboles de ta bravoure, que tu peux porter sans complexes. »

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Tout le monde applaudit. La gorge toute nouée, ze ne trouve rien à répondre. Ma mission ne fait que commencer : Brave nounours citoyen !

 

Que des beaux souvenirs ! Cliquez sur la photo pour nous rejoindre au coin du feu.

rocheuses

 

 

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Ze remercie l’Association Française d’Astronomie de m’avoir accueilli gratuitement, avec le sourire dans un de ses voyages pour la 6ème fois, Betty, pour la tenue de cow-bear qui me va si bien, Mémé Monique pour la tenue d’indien magnifique, Babet et Georges, pour l’arrivée de Bibi à la maison, Dam et Ron, les américains.

 

 

 

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