Ninnin sur les pas de Champlain 4 : Les anglais.

Ninnin sur les pas de Champlain

4- Les anglais.

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Auzourd’hui, ze profite du château de Frontenac sous le soleil. Construit par les anglais, à la fin du 19ème siècle pour doter la ville d’un hôtel de luxe. L’emblème du pays ! Il doit son nom à un français, gouverneur au 17ème siècle.

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Ze découvre que les anglais ne sont pas rancuniers et n’ont pas fait que la guerre au Québec mais aussi de jolies choses. Ze décide de creuser la période anglaise., le 19ème siècle.

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À côté du château, la terrasse Dufferin, d’où ze vois partir le traversier pour Lévis. Dufferin était gouverneur du Canada de 1872 à 1878. Anglais, mais quand même gentil et cultivé. C’est lui qui a créé cette chouette terrasse-promenade.

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Il a aussi accepté que le projet de statue à la gloire de Samuel de Champlain se réalise. Il a laissé les français vivre en français. Ouvert !

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Pour faciliter la circulation, on avait commencé à détruire les portes, trop étroites, et les fortifications devenues inutiles. Lord Dufferin, romantique, a proposé la mise en valeur des « vieilleries ». Précurseur dans la sauvegarde du patrimoine !

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C’est donc grâce à lui que ze me ballade avec plaisir devant la maison de Montcalm, le chef des français tué à la bataille des plaines.

God save Dufferin !

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Il a aussi fait détruire les bâtiments collés aux fortifications. Ze lui dois les vues panoramiques comme celle-ci et les vieux canons que z’adore. Il a eu la bonne idée de ranger les boulets et de coincer les roues des canons. Un sage !

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D’ici, z’ai une belle perspective sur le port encore gelé. On n’est qu’en avril ! La glace bloque tout et le bateau bleu imprudent est prisonnier pour encore un pitit moment.

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Ze ne me lasse pas des vues sur « château ». Il faudra que z’essaie de rentrer dedans, par curiosité. Louis de Buade, conte de Frontenac était un contemporain de Champlain. Ils sont peut être encore là-bas.

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Z’habite tout près. Ze vais en profiter pour manzer un morceau, avant la visite de la citadelle.

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C’est Champlain qui en avait eu l’idée, dès 1615. Construite en temps de paix, vers 1830, elle n’a jamais servi. C’est parfait ! Elle est restée militaire et abrite le 22ème régiment royal.

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Les anglais ne rigolent pas : des cellules pour leurs propres soldats ! En cas de bagarres, d’alcoolisme, de désobéissance ! Brr ! Pas sympa !

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« - Hello, Ninnin. Je suis Batisse Premier. Offert au 22ème régiment royal par sa majesté Élisabeth II, Reine d’Angleterre. Je participe à tous les défilés et le chapeau de mon ami est en véritables poils d’ours.

- Horreur ! Où est la sortie ?

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Et vous ?

- Nous, nous sommes les futurs « Batisse ». Celui d’entre nous qui sera choisi doit être le plus docile, « marche-au-pas », fourrure parfaite. »

Ce genre de compétition n’est pas mon truc et ne fait pas avancer ma mission. Ze retourne en ville.

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Wouah le beau camion neuf ! Z’ai de la chance que cette rue soit en travaux. Ze veux voir les fortifications d’en bas, vues du port. Ze descends.

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Et mon tour débute par l’ancienne poste et la gare du palais. Granit, pierre, brique, style «  canadien pacifique », la ligne de train transcanadienne des années 1800. Les gares étaient comme ça, les hôtels, comme le château Frontenac.

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C’est ici que z’ai acheté mes billets pour Montréal-en-bus, mais il tombait des peaux de lièvre et ze venais d’arriver. Z’ai rien vu, rien compris. Auzourd’hui, z’ai le temps d’admirer le décor.

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Maintenant ze me repère mieux, mais mon séjour avance et Dom n’est pas en retraite. Ses vacances ont une fin. Ze dois pas rester assis sur mon steak !

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« Ze me souviens ». Lys, rose, feuille d’érable. Touzours se souvenir d’où on vient ! Le castor, au sommet est l’emblème du Québec. Pourquoi pas l’ours ?

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Et me voilà au port. Les pitits bateaux sont à quai et emballés dans des housses pour l’hiver. La glace occupe toutes les places et les mouettes font du patin dessus.

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L’écluse est totalement bloquée pour encore plusieurs semaines. En 1760, Lévis a battu les anglais à Saint Foy. Le sort de Québec dépendait du premier bateau qui amènerait des renforts. Le 9 mai, dès la fonte des glaces, c’est un bateau anglais qui est arrivé. La Nouvelle France était perdue.

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Oh, le bateau bleu de ce matin ! Il n’a pas beaucoup bougé. Avec un bon mètre d’eau autour de lui à conserver, pour éviter l’implosion. Il ne craint rien si ses marins s’épuisent à le dégager jours et nuits.

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Ze l’ai, ma vue sur les fortifications, voulue par Lord Dufferin ! Il faut reconnaître que cet anglais a laissé une empreinte positive à Québec. Un grand homme.

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Pas pareil qu’à saint Nazaire ! Non mais ! Depuis quand on interdit les pêcheries en bord de quai ! C’est pas des manières ! Z’aime ça, moi, le poisson et z’aime aussi la liberté de l’acheter directement sur le quai, ou de l’attraper soi-même !

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Les « abeilles » québécoises. Elles sont prêtes à remorquer les gros bateaux qui se vident dans les silos, puis se remplissent. Ze connais. Tiens, ce côté de port n’est pas bloqué ?

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Z’ai entendu dire que l’eau salée de l’océan n’arrive pas jusqu’à Québec. Mais comme le port est profond, l’eau ne gèle pas icite. Le seul pont pour aller à Lévis est loin. Le bateau est plus pratique, plus rapide et moins cher. Le traversier me tente beaucoup.

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La zournée est crès avancée. Ze ne veux pas tourner les coins en rond, z’irai demain. Un zœil sur le triste monument des marins perdus en mer. Il a l’air si jeune !

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Impossible d’entrer. Notre-Dame-des-victoires est touzours fermée. Énervant ! Il est tard. Les réalisations anglaises et le 19ème siècle n’ont plus de secret pour moi. Ze suis magané mais z’ai bien cravaillé.

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« - Ninnin, si tu veux croiser Samuel de Champlain, remonte les siècles au plus près de lui. Montmorency était vice Roi au même siècle que Champlain. Une visite des chutes devrait faire avancer tes recherches.

- Tu es un excellent conseiller, Double-Dents. Merci d’être là ! Pour l’instant, un gros dodo s’impose. »

 

 Un dictionnaire Québec-France est disponible icite

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Ze remercie Aurélie, Francette, Octavie et Thierry de leur accueil et de leur aide permanente, sans qui cette aventure n’aurait pas été possible, le musée Grévin-Montréal et ses gentilles photographes.

 

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