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Ninnin sur les pas de Champlain 6- Le Ciel, les plaines et Samuel.

Ninnin sur les pas de Champlain

6- Le Ciel, les plaines et Samuel !

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Comme tous les matins, on jase au « Pitit coin latin ». Les rosaces de Notre Dame semblent sauvées. Les québécois nous réconfortent nous questionnent et promettent de l’aide. Ze surmonte le traumatisme comme ze peux. C’est ben plate.

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Ze sors prendre l’air et ze remarque le numéro du voisin d’en face. 71/2 ! C’est pas banal ! Une demi-maison ? Une entrée secrète ?

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Ze vais vivre un grand moment : ze suis invité tout là-haut, au ciel ! Au ciel ? Z’ai une chance de croiser Champlain ? Mais z’ai encore des tas de belles choses à vivre, moi ! Ze me suis habillé chic, avec le pin’s « Québec » en l’honneur de mes hôtes.

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Hihihi ! Z’ai compris ! Le ciel, c’est le nom du resto au sommet de la tour ! Allons-y ! Vue imprenable sur la ville de Québec. En observant les plaines d’en haut, ze comprendrai mieux la défaite de 1759.

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Et pourtant, il tourne ! 360 degrés en une heure trente. 4 degrés par minute. Au fond, les Appalaches, les montagnes du nom de la tribu indienne qui y vivait.

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Yogourt aux bleuets compotés et au sirop d’érable. Ze veux pas vexer, ze goûte. C’et délicieux. Comme tout le reste du repas. Dom a adoré le boudin noir autant que celui d’un vieux souvenir à elle.

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Ma vue préférée : Le château. Derrière lui : l’île d’Orléans. À droite : Lévis. En face de l’île d’Orléans : la chute de Montmorency. Le résumé de mon voyage en un cliché !

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Les plaines d’Abraham ! Beaucoup plus pitites qu’en 1759 (date de la bataille), mais grandes quand même. En combattant, français et anglais ont labouré gratos, mais pas dans les règles de l’art agricole, le champ d’Abraham, riche agriculteur du 17ème siècle.

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Les anglais sont arrivés par là. Le Capitaine Cook avait repéré les reliefs. Ils ont tassé les français dans les creux. Imparable ! Après ce bon repérage du ciel, ze dois aller voir en bas.

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Au sol, ze saisis mieux le problème. Il faudra revenir en été pour accéder au cap diamant et au point d’attaque des anglais. Quand même, une défaite en 15 minutes, ce doit être le record mondial !

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La bataille s’est déroulée le 13 septembre, donc sans neige. Pas vraiment « camouflage », les tenues des français. En blanc, on te voit drôlement bien et tu deviens vite une belle cible.

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Les hurons, montagnais et algonquins étaient nos alliés, tout en gardant leurs croyances bien à eux. Mais ils n’étaient pas assez expérimentés dans les batailles à l’européenne.

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Sans compter qu’avec 14 verres de vin et autant d’eau de vie chacun pendant les repas de fête, ils ne devaient plus vraiment tirer juste ! Quelle époque !

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Aurélie la musicienne apprend vite à sonner à la demande : repas, marche, victoire. Ce jour-là, c’est la défaite, et le repli vers Montréal que le tambour français à dû sonner. Vas-y, Aurélie, on n’a pas le choix.

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Montcalm mort au combat, c’est Lévis qui signe la défaite. Z’aime pas perdre, tabarouette ! Heureusement, les québécois ont lutté et conservé leurs habitudes et leur langue : la nôtre, ou presque !

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Z’ai encore du temps auzourd’hui, et ze dois aller voir au château si Louis de Buade, conte de Frontenac et contemporain de Samuel a des renseignements pour moi.

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Dès mon entrée dans la cour, ze suis super déçu : 611 chambres à 500 dollars chacune. Hommes de service devant l’entrée, voitures de luxe dans la cour. Ze renonce à visiter le hall.

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Quand même, depuis le temps que des cop’s m’envoient la carte postale, ze reste à admirer un bon moment. Il faudrait de la magie, pour que ze croise Champlain. Ze retourne en ville.

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De la magie. Comme pour que les lumières me laissent traverser. Z’ai longtemps cru au magnétisme des québécois. La lumière changeait pour eux, jamais pour moi.

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Maintenant, ze sais qu’en passant ma patte sous ce truc noir, ze déclenche le système ! Z’ai passé la patte, ça va bientôt être à moi de traverser.

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Tout à coup, en pleine rue, ze pousse un cri : l’entrée magique vers Poudlard ! 93/4 ! Mais woui ! Comme dans Harry Potter ! Ze respire à fond. Z’attache ma tuque avec de la broche, ze passe.

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Une voix me parle :

« - Bienvenue en 1608, Ninnin. Tous les points brillants sont les villages indiens. Dans lequel veux-tu vivre ?

- Heu. Wendat !  Chez les hurons ! Le point jaune là où le fleuve Saint-Laurent se rétrécit !

- Bonne installation, Ninnin ! »

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Ze sais que les hurons sont les alliés des français. Québec est à deux pas de leur village, là où le fleuve se rétrécit. Ze suis au bon endroit, à la bonne époque.

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« - Salut Toi. Les français ? Samuel de Champlain ? Tu connais ?

- Ndio ! Ah aoo, oui. Passe par yändata, le village, puis les plaines. Mes parents ne veulent pas que je parle aux ours. önenh ! »

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Et pourquoi pas parler aux ours ? C’est eux qui nous chassent, pas le contraire ! Plusieurs formes de tentes : tipi habituel, ou bien allongées.

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En boule ou en ellipse. Chassés icite par la famine, les hurons sont peut-être friands de viande et de fourrure d’ours. Ze vais pas traîner dans le village. D’autant que les plaines sont à portée de patte.

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« - Oh ! Tu m’as fait peur !

-Mais non, Ninnin, ne t’inquiète pas, je ne mange que de l’herbe.

- Les français, Samuel de Champlain, tu connais ?

- Oui oui. Vas demander à Yänionyen. Moi, je ne bouge pas de ce pré alors que lui, il vadrouille sans arrêt.

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- Ndio Yänionyen ! Chouette pitit ours blanc ! Les français ? Samuel de Champlain ? Tu connais ?

- Ndio Ninnin ! Oui, son bateau, « Le Don-de-Dieu » est  amarré tout près.

- Önenh, cop’s ! Ze saisi la chance de ma vie ! »

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Bon bah woui, mais c’est une maquette, ça. Et puis, le Don-de-Dieu, il n’est pas allé jusqu’à Québec. Champlain l’a laissé à Tadoussac, en aval et il a pris une grande barque pour finir.

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« - Tchip tchip tchip, Ninnin ! Retourne-toi et la magie opérera ! »

Des centaines de colibris m’entourent ! Vu leur taille, ze ne risque pas grand-chose. Espérant que la magie opère, ze me retourne.

 bateau Champlain

« - Bonjour Ninnin. Tu viens d’un autre siècle, je crois. Je t’attendais. N’aie pas peur. Je suis Samuel de Champlain. Monte sur le bateau. J’ai très envie de te rencontrer !

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- Honoré, Monsieur, vraiment !

- Dis-moi, Ninnin, cette nouvelle-France a-t-elle prospéré ? Les colons ont-ils fondé des familles, eu des enfants ? Le Roy de France est-il content de nous ? Je suis mort le jour de noël en l’an de grâce 1635. Jamais retourné en Normandie. Raconte !

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- Soyez rassuré ! Vous aviez embarqué 700 hommes dans vos voyages. Peu de temps après votre décès, le Roy envoya 700 orphelines, munies d’une belle dot. L’amour a fait le reste : Le Québec compte maintenant plus de 8 millions d’habitants dont 90% de langue française.

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Justin, le premier ministre actuel, est francophone et poursuit votre œuvre. D’ailleurs, il est né le jour de noël !

- Quelle belle coïncidence. Merci Ninnin. Il est temps pour toi de rentrer dans ton siècle, si tu ne veux pas rester bloqué là. Je te confie à Bobinette.

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- Pas d’angoisse, Ninnin. Je suis une vedette de la télé, de la magie. Je voyage dans le siècle que je choisis, et toi avec moi.

- Le 17 avril 2019, c’est possible ? Ze suis pas trop exigeant ? »

Pououf !

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-Alvin ! Double-Dent ! Ze suis à la maison ?

- Oui Ninnin, pourquoi ? Comment as-tu fait pour ramener de la pierre rare de Québec du 17ème siècle dans tes poches ?

- Z’ai fait de belles rencontres auzourd’hui, les cop’s. »

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18 avril 2019. C’est le zour du départ. Un dernier tour au château. Z’ai fait des gros becs à Aurélie et Octavie avant leur départ pour l’école. Ze suis un peu triste de les quitter.

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Ma tenue spéciale « arrivée en France au printemps » n’est pas la plus adaptée à la neige, mais le reste est déjà dans la valise.

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Thierry me chouchoute une dernière fois au « Pitit coin latin », avec sa poutine-maison-sauce-au-poivre. Miam miam miam. Ze pars l’estomac bien plein. Taxi, avion, métro, train, métro.

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Au premier pitit dèj de retour, Dom a mis le paquet pour me donner le sourire. Z’ai le sourire ! Z’adore partir. Z’adore rentrer et retrouver Amandine et les oursons.

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Un voyage est toujours enrichissant et z’ai tant de choses à leur raconter. Samuel de Champlain, l’amour de la langue française si malmenée chez nous.

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Vive le Québec franco-canadien ! Ze me souviens !

Takatakatakatak tak tak tak takatakatak takatakatak takatakatak

Tak !

 

Un dictionnaire Québec-France est disponible icite.

Un dictionnaire wendat-français est disponible ici.

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Ze remercie Aurélie, Francette, Octavie et Thierry de leur accueil et de leur aide permanente, sans qui cette aventure n’aurait pas été possible, le musée Grévin-Montréal et ses gentilles photographes.

 

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