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Un avant goût d’Armada

Mardi 12 février 2019

Un avant-goût d’Armada !

 

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Hier, Dom (mon humaine) est rentrée en retard : embouteillages dus au pont Flaubert fermé. Pauvre Dom ! Ze vais regarder sur internet, pour la prévenir si ça recommence, et surtout lui dire pourquoi ce pont était « en haut ».

Wouah ! Trop chouette ! Vivement qu’elle rentre ! Ze veux pas rater ça ! Ze dois changer de tenue tout de suite !

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« - Coucou, mon Doudou. Bah, pourquoi cette tenue d’apparat devant le coussin du Mir ? Une envie de croisière en Norvège ?

- Dom ! Tu ne devineras jamais ! Le Mir ! Il est là, à Rouen, pendant 8 jours ! 8 mois avant l’Armada !

- On fonce Ninnin. On ne peut pas rater ça ! Mais tu te changes. Cette tenue n’est pas assez chaude. »

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Hihihi ! En quelques minutes, nous voilà sur les quais. Comme d’habitude ici, des milliers de rouennais sont au courant !

Grosse déception : Il y a un banquet officiel sur le pont (donc, sur le Mir). Interdiction de monter sans carton d’invitation. C’est nul !

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La magie « Armada » opère et, très vite, ze sais à quelle heure, quels jours, il sera visitable. Mais Dom a une semaine chargée. Il faut qu’elle trouve une place dans son agenda.

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Quand ze veux un cruc, ze suis quel genre de nounours, à votre avis ?

Débrouillard ? Obstiné ? Têtu ? Persuasif ? Rusé ?

Réponse : un peu tout ça !

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Pendant chaque Armada, il y a des humains qui tombent dans la Seine. Ne comptez pas sur moi pour un spectacle aussi pitoyable et humide.

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Alors, z’accepte volontiers le harnais et le fil (minuscule par rapport à ces cordages) qui me relie à Dom.

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« - Ninnin à la barre ! Virez de bord, moussaillons ! »

Ze m’amuse comme un ourson et z’en profite un max, pasqu’il faudra attendre 8 mois pour revoir le Mir, et tous les autres bateaux invités. 8 mois, c’est crès long !

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Mais, c’est quoi, ces plaques de bois, sur les bouts (prononcez boutes) d’amarrage ? Ze peux aller demander, ze parle russe depuis mes deux voyages là-bas.

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« - Dis donc, Chouette, qu’est ce que tu fais là ?

- J’empêche ses sales bêtes de rats de grimper le long du fil pour monter à bord. Avec mes deux poids roses, je tiens bien en équilibre et aucun ne passera.

- J’ai des copains rats et c’est pas des sales bêtes.

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- Je confirme ce que dit Chouette : ça mange les cordages, les provisions. Plus rien de propre pour se nourrir et sans cordages, les voiles s’écroulent. Un conseil, Ninnin : Vire ces bestioles de chez toi ! »

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Ils sont en bon état, leurs bouts ! Z’ai pas aimé leurs propos. C’est ça, du rat-cisme ? En tous cas, les rats et les souris de la maison peuvent y rester. C’est en partie grâce à eux que z’ai sauvé Shirley. Ze ne l’oublierai zamais !

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La visite se termine, mais grâce aux bavardages sur le bateau, z’ai un nouveau rendez vous : dimanche, 8h30 du matin. Ze peux pas rater ça !

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Dom adore sa grâce matinée du dimanche. Elle est sacrée. Mais ma vie a ses priorités. Il fallait que j’y sois ! Un pitit soleil levant, quelques nuages. De magnifiques photos en perspective.

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D’habitude, pour le départ des bateaux, ze suis le long de la Seine, dans un pré, admirant « la grande parade ». Z’ai une occasion unique aujourd’hui : voir la manœuvre de départ.

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L’Abeille arrive vers 9h00. L’Abeille, c’est le bateau de Rouen qui va aider le Mir. Ils s’accrochent. La deuxième Abeille est partie à l’avant du Mir. Passionnant ! Russe-français, pas de cri, le ballet est bien réglé.

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Drôlement costaude, l’Abeille ! Elle tire, elle pousse, elle sait ce qu’elle doit faire. Et hop ! Le Mir décolle du quai. Z’ai pas le temps d’avoir un pincement au cœur tellement c’est beau.

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Et ça va vite ! À 9h36, le Mir est au milieu de la Seine, la lumière magnifique. Dom prend un max de photos et ne se plaint plus de ses heures de sommeil manquantes.

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« - Et oh ! Ça va pas ! C’est l’arrière du Mir ça ! La mer, c’est vers la gauche ! Dans ce sens là, tu vas à Paris !

Dom ! Il se trompe ? La Seine est crop étroite pour un demi-tour ?

- Je ne sais pas, mon Doudou. Peut-être qu’ils vont le traîner à l’envers pendant longtemps. »

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 Et tout à coup, juste devant mes nœils, une Abeille tire, l’autre pousse. L’instant le plus majestueux de la matinée : demi-tour en plein port avec quelques mètres seulement de chaque côté. Des as !

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Et s’il avait foncé vers le quai ? Et si l’amarre s’était rompue ? Et s’ils avaient mal calculé leur virage ? Bah non ! Ils le font à chaque Armada, avec tous les autres bateaux autour. Ils ne peuvent  pas rater !

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10h00. Une fois dans le bon sens, Il a avancé tellement vite que même en courant, on n’a pas pu le suivre. Il est là-bas, sous le pont Flaubert, à nouveau levé toute la matinée. En route vers Saint Petersburg, son port d’attache.

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Dom avait bien anticipé mon pitit coup de blouze post Mir. Elle me connait bien.

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Dans 8 mois il revient, avec tous les autres « gros bateaux à voile du monde entier », on fera chambre d’hôte pour les copains. 10 jours de folie douce ! Z’ai hâte ! En attendant, vous pouvez relire « Ninnin à l’Armada » ;-)

 

 

Merci à Agnès qui a fabriqué le merveilleux coussin « Mir » crès confortable que z’adoore.

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