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Ninnin revient à Lyon..ou presque !

Mardi 25 septembre 2018

Ninnin revient à Lyon.. ou presque !

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Après l’échec de l’éclipse de Lune, Brigitte nous invite à essayer son gros télescope.

Le temps de choisir une date (ahlàlà, les agendas des humains toujours pleins), de réserver des billets de train (oh, les tarifs) et hop ! Rouen-Lyon en TGV. Accompagné de Dom (mon humaine) et de Mémé Monique.

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Un voyage comme ze les aime. Pour très peu d’euros en plus, LA SNCF m’a proposé de voyager en première classe. Z’ai accepté mais ze reste simple : sandouïches foie gras « maison » et bouteille d’eau.

Brigitte nous attend à la gare.

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« - Oh, « le crayon » ! Ze connais, ze suis né à Lyon. Les autres tours sont nouvelles. Ze dois remettre mes souvenirs à jour. Dis donc, Brigitte, y’a beaucoup de lumières ici, la nuit, pour observer la lune, non ?

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- Oui Ninnin, beaucoup trop. Mais pas à Hautecourt-Romanèche dans ma maison de campagne, près de Bourg en Bresse. C’est là que nous allons.

- Wouah ! C’est beau, chez toi ! »

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Pendant que les humains s’installent, ze visite. Par ici, les monts du Jura. Ze suis surpris d’être loin de Lyon, mais content de la nuit noire promise.

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Par là, le village. On est vraiment bien situés, pour une observation nocturne de planètes. Z’ai hâte de voir ça. Mais il faut attendre la nuit. En été, c’est long d’attendre la nuit.

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Le zardin de Brigitte est plein de fruit inconnus en Normandie : des noix (ze crois)

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Des figues ! Miam miam ! Dommage que la saison n’est pas commencée. Le raisin est mûr mais il appartient  à Jacques, le voisin.

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Un gros trou dans ma pluche ? Non merci. Ze vais contourner ce truc avec prudence pour pas déclencher de mécanisme violent.

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Chouette ! Les humains ont fini de ranger. Ze vais aller me changer et visiter l’intérieur.

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« - Bonzour, toi ! Tu habites ici ? Tu vois les étoiles ? La Lune ? Les planètes ?

- Oui, oui. Brigitte, mon humaine, est astronome et copine avec le Maire. Alors il respecte ses observations.

Contente de te voir. Je suis trop souvent toute seule.

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Regarde, Ninnin. Ce meuble a appartenu aux frères Lumière, de Lyon.

- Génial ! Pratique pour ranger des photos et des pellicules. Mais maintenant, tout tient dans l’ordi ! 

- Ninnin, mon doudou ?

- Ze te laisse, Dom m’appelle !

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 - Tu viens m’aider à allumer le four ? Liliane et Émilio sont arrivés. On mange et on se couche.

- Bah, et la Lune ?

- On est fatigués. On verra demain. »

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Ze suis reçu comme un Prince. Brigitte et Liliane étaient avec moi dans les rocheuses. Ils connaissent mes goûts : brioche, chocolat. Ze vais tenir la matinée.

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Visite du village. Z’ai toute la zournée à occuper avant l’observation de ce soir : Mars, la Lune, Saturne. Magnifique programme.

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Les pierres blanches ont fait la réputation de Hautecourt. Il y a encore des carrières. Z’aime les voyages culturels. Ze suis servi !

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Au retour, le four est déjà allumé. Ze m’occupe du dessert.

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Chacun une belle grappe bien fraîche, pour faire glisser la tranche de bœuf. Bien calés, on peut partir à Villars.

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Villars les Dombes, ze connais. Un grand espace pour les oiseaux de la région. Dans les années 70, ze suis venu en 2CV avec Dom et quelques copines.

Dès l’entrée, ze suis obligé d’admettre que tout à changé.

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Spectacle de 150 oiseaux en vol. Oiseaux acteurs ? Les conditions de travail ont l’air correctes : graines à volonté, soigneurs, abris, nichoirs. Rien à redire.

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« - Ouhouh ! Perroquet ! Tu es bien ici ?

- Oui, ça peut aller. On me laisse finir les graines avant de me rentrer en cage.

- En cage ? Quelle horreur !

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- Mais non, Ninnin. Ici, on nous chauffe, on nous bichonne, on reproduit le climat de notre pays d’origine. C’est parfait !

- Si tu le dis. »

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Z’aime pas l’idée de cage. Vive la Liberté ! Ze préfère rencontrer ceux qui trouvent refuge ici et partent quand ils veulent.

« - Coin, coin. Tu veux te prendre pour un oiseau ? Monte à la tour panoramique, une nouveauté du parc ! Coin, coin. »

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27 mètres de haut. Ze vole ! Vue imprenable sur les nids de cigognes tout confort  spécialement conçus pour elles. Z’applaudis l’initiative !

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Un étang immense. Un max de canards. Hihihi ! Ze me vois, et ze vois aussi  Dom, et Émilio qui vient nous rejoindre.

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Brigitte, Mémé Monique et Liliane sont redescendues depuis longtemps.

« - Houhou, les filles !

- Coucou Ninnin ! »

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Ze préfère les volières aux cages. L’oiseau est plus libre. Le tour du monde des piafs en une demi-zournée. C’est quand même bien. Z’ai pas pu photographier les colibris. Trop nerveux. Dommage !

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À notre retour, une sacrée surprise nous attend : la grêle est tombée fort sur le village. Personne n’a d’électricité. Il fait nuit tard, on a le four à bois. On n’est pas inquiets.

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C’est râpé pour l’observation ce soir. Alors Dom a une idée : invoquer les esprits Navajos qui nous avaient offert l’éclipse dans les rocheuses.

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Il nous reste de l’herbe « spéciale » de notre voyage. C’est le moment idéal. On débute les incantations.

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Il parait que la lumière est revenue avant la nuit mais ze ne me souviens de rien. Y’avait quoi, dans cette herbe indienne-navajo ?

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Le lendemain matin, le ciel n’est pas encore calmé. Il reste beaucoup d’humidité partout, et une seule soirée pour observer. Ze suis inquiet !

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Le raisin de Jacques a pris un sacré coup ! Pas une grappe n’a été épargnée. Z’ai déjà vu ça à la télé, mais là, c’est sous mes nœils. Ze tiens à témoigner :

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Avant la grêle :

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Après la grêle. L’horreur. Impossible à récolter. Les raisins si bons vont pourrir sur pieds. Quel gâchis !

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Pas le temps d’y penser, on part pour le monastère royal de Brou.

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Z’ai l’habitude des églises, mais jamais avec une porte blanche ! Crès original !

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Tout est du 16ème siècle. Marguerite et Philibert, Duc de Savoie, s’aimaient et il est mort. Alors, elle a fait construire tout ça par amour.

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 « - Salut, Ninnin ! Content de te voir. Tu veux t’asseoir un peu pour bavarder ?

- Volontiers, z’ai mal aux pattes arrières. Mais sur quoi ? Tout est sacré ici. Ze n’oserais pas.

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- Mais non. Regarde le décor des sièges. Que des images rigolotes, voire grivoises, pour que tes fesses ne soient pas impies.

- Heu, z’ai de jeunes admirateurs, moi ! Ze dois choisir judicieusement pour ne pas choquer. Celui-là, ça va. »

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Quel travail ! Menuisiers, charpentiers, tailleurs de pierres.

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Et vitraux consacrés au couple. Tombeaux de luxe. Si ze pars avant elle, ze préfère qu’Amandine (ma copine) garde ses sous. Ze me contenterai d’une jolie boite à chaussures en carton.

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Mais z’ai encore trop de choses intéressantes à découvrir. Par exemple : comment on fait une charpente.

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Ou bien le vitrail de Marguerite à reconstruire. Z’avais bien avancé quand tout est tombé en faisant un max de bruit. Z’ai préféré sortir discrètement.

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Le Soleil est là. Ze me place fin août. Prolongez mon ombre d’au moins 10 Ninnins. Sur les 24 grosses pierres qui entourent les gravillons, lisez l’heure à laquelle à été prise la photo. Mais attention ! L’heure au soleil ! Ajoutez deux pour l’heure à la montre. Midi ! Z’ai un creux, moi !

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Après un bon repas (pour maigrir, faut pas aller chez Brigitte), direction Pérouges, cité médiévale. Pérouges, z’y étais allé avec Dom, en vélo.

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On ne visitera pas Lyon, mais ze revois quand même des lieux connus. C’est émouvant. Z’avais environ 15 ans.  Ze me croyais un vieux nounours.

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Hihihi ! Z’avais peur que Dom devienne adulte, me laisse dans un coin et m’oublie, couvert de poussière. Heureusement, rien de tout ça n’est arrivé.

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Il fait super méga chaud. Ze vais chasser ces vilaines idées à coup de limonade bien fraiche. Déception : pour un max d’euros, z’ai un minimum de limonade et encore soif.

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« - Salut les elfes. Y’a un coin frais, dans cette cité ?

- Oui oui. L’église ! Elle est géniale, ahahah ! »

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 Ze sais pas pourquoi ils ont rigolé, pasqu’il fait bien frais et c’est joli.

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Aah ! Encore un coup des elfes. Z’aurais dû me méfier. Qu’est ce qui m’arrive ! Ze vais disparaître ? Ze sens Dom qui m’attrape et on sort. Sauvé ?

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Oui ! Les bonnes odeurs de la laiterie me font ouvrir les nœils. Ouf !

« - Vous me mettrez un peu du « brebis », et aussi de la tomme et celui du Jura

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et du miel de forêt, de prairie, du « toutes fleurs », du blanc bizarre (pour goûter)

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« - Dom, c’est gênant qu’on soit en train ?

- Non, mon doudou, vas-y, prends ce qui te fait plaisir. J’ai un grand sac à dos. »

Il est temps de rentrer si on veut préparer le matériel d’observation.

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« - Wouah ! Il est beau ton télescope ! Laisse-moi essayer ! Faut faire quoi ?

- Tu règles à ta vue et tu t’entraînes à viser le sapin, au loin, pendant qu’il fait encore jour. Cette nuit, tu dois savoir le refaire sans rien y voir.

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- Comme ça, Brigitte ?

- Oui, Ninnin. Tu tournes la molette, tu vises avec le petit objectif, et quand c’est réglé, tu regardes dans le grand, derrière toi.

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- Wouah ! Le sapin ! Il a grossi ! Ze vois chaque épine en gros !

- Alors tu es prêt pour ce soir. Il nous reste à attendre la nuit. »

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Grand ciel bleu. Les humains prennent des douches. Me changer de tenue souvent, z’adore, mais pas me mouiller. Z’attends la nuit. Y’a pas de wouifi, pas de réseau. Pas d’éclairage. C’est la campagne. C’est parfait.

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Quelques heures et un (encore) bon repas plus tard, c’est la nuit de ciel dégagé. Ze vise la Lune, ou bien Mars. Brigitte vise les anneaux de Saturne. Magnifique !

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Dom prend cette belle photo de la Lune. Et dans nos têtes, on se repasse tout le séjour.

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Avec l’observation, la dernière nuit a été courte. Il faut retourner à Lyon, reprendre le train, en 2ème classe, descendre à Paris,

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Reprendre le train pour Rouen.

« - L’année prochaine, on se retrouve chez moi, à Rouen pour l’Armada. D’accord ? »

Tous ensemble : « - Avec plaisir, Ninnin ! »

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Grâce à tous les beaux souvenirs que z’ai rapportés de Lyon, ze suis consolé de l’éclipse de Lune ratée ! Vivement l’Armada !

 

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Éclipse totale de lune

Mardi 25 septembre 2018

Ninnin et l’éclipse du 27 juillet 2018

 

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En tant qu’astronomours, ze me devais d’y être. En grande tenue d’apparat. L’éclipse de lune du siècle. La veille, z’avais pris des repères et de belles photos. Depuis le début de l’été, il faisait un grand soleil magnifique. Ne rien laisser au hasard.

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Le 27, bien avant l’heure, ze suis retourné, sûr de moi, au lieu d’observation choisi. Pas grave, ces nuages. Ils vont passer. Ils me laissent le temps d’installer le matériel.

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Le même pied de photo que dans les rocheuses, la même excitation. Mon site est parfait. Tout devait  bien aller.

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Oui, mais voilà. Ze n’ai vu que ça de ciel bleu. Rien à faire ! Jaloux de la France entière, ze téléphone fébrilement partout : personne ne voit rien ! C’est consolant ! Sauf ma cousine Marine, à Nancy.

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Les photos de la lune, prises la vieille, c’est plutôt énervant ! Et puis, il s’est mis à pleuvoir. Fort. Mais vraiment fort !

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Ze suis remonté bien triste dans la voiture et c’est là que Brigitte à appelé :

« - Allo, Ninnin. Je ne vois rien, et toi ?

- Rien non plus !

- Que dirais-tu de me rejoindre à Lyon, dans quelques jours, pour des observations de nuit, avec mon énorme télescope ?

- Génial Brigitte ! Lyon, c’est ma ville natale. Z’arrive ! »

 

Grâce à Brigitte, z’étais plus triste du tout. Une nouvelle aventure allait commencer.

 

 

Pour sauver Shirley 3ème partie

Dimanche 14 janvier 2018

Pour sauver Shirley,

Ninnin aux USA 3ème partie

L’éclipse

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 Le pitit dèj. des USA, c’est comme le reste : tout bien sucré et bien gras. Pour le lait chocolaté, on a décidé d’utiliser nos réserves, plutôt que d’avaler leurs mixtures. Pour les MNM’s, ze résiste pas.

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Pas d’affolement, ze verrai en rentrant si ze suis devenu trop rond. C’est quoi, des pounds ? Pour l’instant, ze rentre encore dans mes jeans.

Le bus fait le plein d’essence à une station spéciale « gros volumes », allons voir dehors.

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Dommage que la clenche soit trop haute, z’aurais bien visité l’intérieur. Mais non, z’ai pas rétréci ! Il faut changer de point de vue. C’est tout !

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Hop ! Le rouge lui va bien, vous trouvez pas ? Super astiqué, pare-brise frotté, 4 rétros et une remorque assortie. La grande classe !

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Existe en bleu, blanc, or, noir, vert, violet (mes préférés, mais rares).

Chacun est propriétaire de son camion et se débrouille pour avoir des trucs à transporter. Chauffeur-livreur-commercial-laveur !

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Oh ! Les belles cheminées ! Et les klaxons sur le toit ! Ron (notre chauffeur) et Dam (notre guide) ont bien fait de nous arrêter ici. Un grand moment du voyage !

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« - No fotos ! » a dit la camionneuse, sans humour, avec des gros muscles. Ze comprends pas l’américain et ze suis crès curieux. Il a l’air bien entretenu, ce moteur. Elle devrait être fière !

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Celui-ci, par contre, qui frotte son pare-brise, moteur bien chaud et en marche devrait relire son manuel de sécurité au travail avant de perdre l’équilibre et de se faire brûler et découper en fines rondelles. Partons ! Ze veux pas voir ça !

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On a roulé plein nord zusqu’à Salt Lake city, l’état des mormons. Leur symbole est une ruche. On va bien s’entendre ! Entrons au palais du gouvernement.

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Z’aime pas trop le décor. C’est comme une grande BD sans style, qui raconte l’arrivée des premiers chariots, en 1846. Ze préfère le « chic décontracté » au « regarde comme ze suis riche ». Ze ressors.

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Au loin, les montagnes des jeux olympiques d’hiver 2002. Z’adore le sport ! Plus de la moitié des habitants sont skieurs-golfeurs-non-croyants. C’est l’été. Pas un seul flocon dans le ciel.

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Wouah ! Trop beau, le tabernacle du temple ! 11 600 tuyaux pour l’orgue en bois de pin, sono et éclairage dernier cri. Subventions ? Non ! 10% de chaque salaire de chaque mormon est versé dans le pot commun. Euh ?

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Donner un max d’argent, laisser mes oursonnes se marier toutes jeunes et faire un ourson par an avec des vieux ours qui sont déjà plus célibataires, rejeter les ours de couleur de pluche trop foncée. Quitte à vexer, moi, ze dis non, tout net ! Malgré la ruche, on va pas s’entendre. Z’espère que Shirley n’est pas d’ici !

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Salt lake city, ça veut dire La ville du lac salé. 120 kilomètres de long, un des plus grands au monde. Il est 6 fois plus salé que la mer parce qu’il n’a pas de rivière qui en sort. Zuste l’évaporation. Ze pouvais pas partir sans voit le lac.

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Certains humains plongent sans hésiter. Pas moi ! Le sel, c’est crès mauvais pour ma pluche, aucun poisson ne peut y survivre et dans le sable, plein de pitites bestioles sautent. Boeurk ! Et puis, c’est l’heure !

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L’heure de dormir. Rien qu’une heure ou deux. Quel gâchis ! Cette belle chambre avec deux lits géants pour seulement jusqu’à 23h30. Dors Ninnin !

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Minuit pile : départ pour Rexburg, éclipse totale de Soleil à 11h30. Ils sont fous, ces astronomes ! 240 miles (les kilomètres américains), 3h23 de route, d’après mon GPS. Pourquoi on part si tôt ? Pasqu’ils ont peur des bouchons, des pannes de bus, des ze-sais-pas-quoi ! Fous, ze vous dis !

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À 4h30, on y est. À 8h30, Dom me secoue, m’habille avec mon ticheurte « éclipse Australie 2012 », m’emmène tout grognon vers le lieu choisi. Brr. Pas chaud ! Et puis, on retrouve l’autre groupe d’astronomes, avec Patrick, Jean, Joceline que z’adore et ze suis plus du tout grognon.

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Le ciel est tout bleu. Comme d’habitude, Patrick a choisi l’endroit idéal. Le Soleil est au rendez-vous, mon matériel en état de marche. Vas-y, l’éclipse, ze suis prêt.

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Et elle commence. Les trous de la passoire deviennent des croissants de Soleil.

« - Shirley, vole et vient me voir ! Ze suis là ! Il fait presque nuit ! »

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Dom fait des trous dans un papier et sur moi aussi, on voit des croissants de Soleil.

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Les « pros » ont préparé, bien avant aujourd’hui, des montages. On s’amuse comme des oursons !

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On s’excite aussi, comme des oursons. Il fait moins froid, mais plus sombre. Le croissant devient plus fin. C’est à chaque fois pareil, mais ze m’en lasse pas.

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Ciel bleu, mais presque nuit. Mémé Monique prend méthodiquement une photo toutes les 5 minutes. Dans ce parc de centre-ville, il n’y a plus un carré d’herbe libre.

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Aucune chance d’entendre le silence des oiseaux ou de voir les vaches rentrer à l’étable. Un égoportrait zuste avant la totale. L’émotion me gagne. Pourvu que Shirley n’ai pas peur de la foule.

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Plus qu’un tout pitit coin de Soleil, et, du coup, il manque des rayons !

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Et puis, la lune mange tout ! Le diamant ! Grandiose !

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2 minutes 30 secondes. Pas le temps d’en profiter vraiment, de voir le paysage, les protubérances, les éruptions. Ze crie, ze pleure, ze ris, ze vois des étoiles. Et puis le Soleil revient.

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Shirley ne m’a pas contacté. C’est vrai qu’on n’est pas dans un parc national. Mais z’y comptais beaucoup.

Les mordus regardent encore et continuent les photos.

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Nous, on fait un magnifique égoportrait de nous 6 : Mémé Monique, Liliane, Raymond, Florence, Moi, Dom. Trop heureux !

Une heure après, on est sur la route vers Yellowstone et le Wyoming, dans un gigantesque bouchon : 4 heures pour 100 kilomètres et enfin mon lit !

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Ze suis accueilli par Wolk.

« - Des chauves-souris, dans ton parc, c’est possible ?

« - Oh, non ! Avec les dégagements de soufre, les éruptions, les pauvres, elles seraient en grand danger !

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- Quel dommage. Bon, et des potes dans les boutiques pour ma pétition ?

- Ah ça, oui ! Tu en verras !

- Super nouvelle ! Bonne nuit Wolk. Pour Shirley, il me reste encore beaucoup de parcs. Rien n’est perdu.

- Bonne nuit, Ninnin. Je veille ! »

Dom n’est pas une fana des boutiques. Ze vais devoir ruser !

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Ze remercie l’Association Française d’Astronomie de m’avoir accueilli gratuitement, avec le sourire dans un de ses voyages pour la 6ème fois, Betty, pour la tenue de cow-bear qui me va si bien, Mémé Monique pour la tenue d’indien magnifique, Babet et Georges, pour l’arrivée de Bibi à la maison, Dam et Ron, les américains.