Archive de la catégorie ‘ninnin’

Ninnin à La Baule

Mardi 23 juin 2020

Ninnin à La Baule

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Pourquoi aller au bout du monde, alors que le paradis est à portée de pattes ! En recherchant crès loin sur l’arbre de mémé Monique, ze suis originaire d’ici : la Brière, tout près de Saint Nazaire. Z’adore !

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Ze me méfie un peu, pasque ça à l’air sec, mais c’est plein d’eau, même en dehors des canaux. Les années de canicule, on offre l’hospitalité aux troupeaux du sud. C’est vous dire !

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Z’ai sans doute eu des ancêtres marins, pêcheurs de sardines au Croisic ou à La Turballe. Miam !

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Peut être aussi des paludiers de Guérande, à quelques minutes de voiture de Saint Nazaire. Le sel est crès corrosif pour les tissus. Tonton Yannick, médecin du cravail, m’a déconseillé cette orientation professionnelle : mortelle.

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Ze ferais bien apiculteur. Z’ai un don pour ça. Des métiers manuels, une vie simple et modeste. Alors quand z’ai reçu cette invitation pour La Baule, z’ai un peu hésité.

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Pour moi, La Baule, c’est ça ! Des luxueux bateaux de croisière, alignés dans un port où ze me sent mal à l’aise. Des codes que ze n’ai pas. Aucune rue. Que des avenues ! C’est plus chic !

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Des sulkies sur la plage qui passent la tête haute, méprisants, en écrasant mes pâtés de sable.

Et oh ! Z’ai ma place partout, et de la famille ici. On me prête un appartement à deux pas de la baie. Pourquoi ze m’en priverais ?

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Z’ai dit oui. Michèle et Sandrine, mes cousines, m’ont accueilli avec simplicité et tendresse.

« - Nous sommes ravies de ta présence. Promène-toi où tu veux, Ninnin. Viens souvent manger chez nous. Amuse-toi. Passe un bon séjour ! »

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Le matin, direction la plage. Même à la Toussaint, il peut faire beau, en Bretagne. Hihihi. Et ce n’est pas l’affluence de l’été. Tous les avantages !

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Z’ai visité le port de plaisance. À quoi ça peut bien servir, un bateau qui ne ramène ni poisson, ni crabe, ni homard ? Il faudra que z’embarque pour me rendre compte. Faut jamais critiquer sans avoir essayé.

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Ze suis retourné sur mes lieux préférés : Le Croisic et son pitit port. Là bas au loin, la jetée zusqu’où ze vais marcher. De l’autre côté, un hôtel que Dom voulait acheter quand c’était encore une ruine.

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Surprise, Émilio, Liliane et Brigitte nous ont rejoints. Photo de famille près du phare, appareil en équilibre penché sur le muret. On ira manger chez eux un soir. Tout va bien.

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« - Salut toi. Un bon resto pour ce midi, tu connais ?

- Penche-toi comme ça. Dès que tu vois un poisson, plonge et hop ! C’est gratuit

- Faut se mouiller ?

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- Évidemment ! T’es un nounours gâté, toi ! Alors si tu veux dépenser, vas en ville dans une crêperie. Oh, le bel éperlan ! J’te laisse !

- Bonne pêche ! »

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Gâté ? Moi ? Pas plus que ça. L’air de la mer, ça creuse. Il était temps que z’avale un pitit morceau pour reprendre les visites. Un cidre breton pour faire glisser.

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Liliane et Émilio qui ont une maison à Saint Nazaire ne connaissaient pas ce coin. Ze leur fais découvrir mes murs d’escalade

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et aussi le rocher de l’Ours. Brigitte est émerveillée. Ze connais tout ça depuis que ze suis pitit ourson, mais ze m’en lasse pas.

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Ze ne me lasse pas non plus de la magnifique vue vers Quiberon et Belle île en mer. Cette chouette zournée m’a bien fatigué. Z’ai pas trop de souvenirs de la soirée.

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Comme tous les matins, ballade sur la plage de La Baule, le lendemain. Ze vais glisser quelques magnifiques coquillages dans mes poches pour agrandir ma collection. Ze ne pensais pas en trouver, sur cette énorme trait de sable fin.

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Aujourd’hui, Bourg de Bas, Batz sur mer si vous préférez. Ses biscuits bretons, son village typique, sa tour Saint Guénolé. Grâce à Brigitte, qui est la seule vraie touriste du groupe, z’ai gagné une montée.

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Pas vraiment normalisées, les 184 marches du 17ème siècle !

« - Je te prends dans mes bras, mon doudou ?

- Volontiers, si ça te fait plaisir, Dom »

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À 70 mètres de haut, z’ai une vue imprenable sur le coq, et les rues de la ville. D’habitude, on ne s’arrête qu’à la boutique de biscuits. Ze vous dis pas l’odeur dans la voiture. Intenable !

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De l’autre côté de la terrasse, les marais salants. Quand z’étais ourson, presque tout était en friche. Maintenant, le sel est à nouveau apprécié et chaque parcelle vaut de l’or.

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Dernier jour. Dernier tour de plage dans la brume. Le tracteur est passé. Il nettoie tout, écrase tout. Z’aime pas.

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Z’aurais bien ramassé encore quelques coquillages. Sauvage ! Il a tout réduit en miette ! Il est temps de partir, d’aller une dernière fois remercier Michèle et Sandrine de leur accueil.

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Cette parenthèse m’a convaincu : La Baule, c’est bien agréable et z’y reviendrai !

 

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Ze remercie Michèle pour cette merveilleuse parenthèse bauloise.

 

Ninnin en Alsace

Vendredi 5 juin 2020

En plein air

Ninnin en Alsace

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« - Ninnin ! On est contents de te revoir en Lorraine ! Quel plaisir !

- Dites, les cop’s, un casque à ma taille, pour faire de la voiture de course, vous avez ça ?

- Vas voir au magasin ! Justement, nos humains y sont, aujourd’hui !

- Ze file avant la fermeture ! »

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Z’ai déjà un blouson, des gants, un pantalon tout cuir. Voyons plus loin.

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Ah ! Voilà le rayon « casques ». Celui-ci me parait adapté. Ze vais demander conseil à Marine et Sylvain.

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« - Marine, c’est ma taille ?

- Parfait Ninnin. Pas trop serré, pas trop lâche. C’est pile ce qu’il te faut ! Je te l’offre, bien sûr !

- Oh, c’est vraiment gentil ! Il va servir demain. Z’ai rendez-vous pour un tour en voiture de collection. Merci ! »

Yoann est ébahi. Bah quoi ? Il n’a jamais vu un nounours motard ?

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Le lendemain, direction l’Alsace, chez Marc et Annie.

« - C’est quel genre de voiture de course, celle de Marc ?

- Hihihi ! Tu n’auras pas besoin de ton joli casque, Ninnin. C’est une voiture de collection, pas une voiture de course ! File, elle t’attend dans la cour ! »

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Ça alors ! Mieux qu’une voiture de course : Une 403 Peugeot ! Presque comme celle de Pépé et Mémé quand z’étais pitit ourson ! Mais bleue ! Et zustement, on était venus en vacances en Alsace avec !

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Tout me revient en mémoire : Les vacances, les dimanches à la campagne. Dom (mon humaine) était encore toute blonde, mais elle ne tenait déjà pas en place. Mais oui, c’est moi, là, dans sa main gauche !

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Quel plaisir ! En route pour cette ballade magique, les humains ! Pasque c’est une voiture de collection, maintenant ? Décidément, ze me sens vieux, à force de voir des crucs de mon époque qui sont « collection » ou dans les musées !

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« - Tu vois, Annie, Dom était à ma droite, tonton Yannick à ma gauche, mon grand frère Ninnin-Blanc ici, et moi, devant lui, tout contre.

- Alors tu peux voyager comme ça, Ninnin, si ça te fait plaisir.

- Ze peux garder mes chaussures ? Ze voudrais pas salir !

- Pas de soucis, Ninnin ! »

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On s’arrête de temps en temps dans des villages typiques. Marc et Annie sont des vrais guides. Ils ont prévu un parcours touristique génial. L’Alsace, c’est un musée à ciel ouvert.

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Avec, en prime, des tas de cop’s aux fenêtres, qui me saluent.

« - Bonjour Ninnin ! Tu viens d’où avec cette belle voiture ?

- Normandie !

- Bonne visite alors !

- Merci ! »

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Pour mieux voir les maisons typiques, z’ai sauté sur les genoux de Dom. Autrefois, avant les ceintures de sécurité et toutes les normes, Pépé, Mémé, Dom, Yannick, Ninnin-Blanc et moi, on pouvait être tous les 6 à l’avant. Quelle belle époque !

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La zournée est vite passée et ze dois repartir chez ma cousine qui habite en Lorraine. Ze le sais pas encore, mais elle aussi, a décidé de me faire visiter l’Alsace !

Le lendemain, dès l’aube, direction Colmar.

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 « - Ze me souviens d’une cigogne ou deux, il y a 50 ans, mais pas toute une communauté !

- Depuis ton passage, Ninnin, les humains ont fait beaucoup d’effort pour nous donner envie de nous installer : nids confortables et bien placés, parfois même chauffés, nourriture facile. Notre population augmente à vue d’œil ! »

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Un musée à ciel ouvert, ze vous dis ! Des peintures aux murs, du bois, des balcons pittoresques.

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Des rues commerçantes pas du tout défigurées par du moderne moche. Des boutiques anciennes, avec d’excellents produits régionaux. Ze rentre.

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« - Tu connais l’histoire du ptit bonhomme de pain d’épice. C’est moi ! Je suis comme la cigogne, la mascotte de l’Alsace.

- Marine dit que si elle pouvait choisir, elle habiterait ici. Ze comprends ! »

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Une région accueillante. Des traditions sympathiques. Ze me sens vraiment bien à Colmar !

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« - Salut les cop’s !

- Salut Ninnin ! Tu viens de loin, toi, avec ce petit accent ?

- De Rouen ! Z’adore votre ville ! Ze reviendrai !

- Avec plaisir, Ninnin ! »

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Et mon tour des maisons à colombage reprend. Peintes aux couleurs de l’Alsace, elles ont été construites entre le 14ème et le 18ème siècle. C’est dans le quartier de la Krutenau qu’on en voit le plus.

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Les canaux de la Lauch ( la rivière) étaient bien pratiques autrefois, pour irriguer les cultures et permettre aux bateliers de transporter leurs légumes en barque, directement jusqu’au marché couvert.

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Les canaux ont aussi donné son surnom à ce quartier : la pitite Venise ! Ze cueillerais bien quelques fleurs pour Amandine (ma copine marmotte qui adore ça), mais z’ai peur de vexer.

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En plus du colombage, des fleurs aux balcons, et des décorations sur les volets, celle-là me rappelle que le tour de France est passé dans la ville, cette année.

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Trop de déco pourrait paraître « rococo », mais non ! Ze me suis levé crès tôt et ze commence à avoir un pitit creux. On mange quoi, en Alsace ? Le mieux est de demander :

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 « - Une flammekueche, Ninnin. Tu ne peux pas quitter notre région sans en goûter une. Tu en trouveras dans tous les restos. En français, on dit « tarte flambée ». Mais ce n’est pas un dessert ! »

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Z’ai suivi les conseils et ze n’ai pas regretté : Pâte à tarte, oignons, lardons, gruyère, un max de crème. Tiens, c’est pas un plat normand, pourtant. Hihihi !

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Ze vais pouvoir repartir pour l’après midi à Kaysersberg. Wouah, Le château ! Avec pépé, on était ressortis crès tard le soir pour prendre une belle photo de nuit. Une aventure rare, à cette époque !

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Ze quitte le Schlossberg (le château), pour les rues anciennes et leurs maisons à colombage. La ville est réputée pour son marché de noël. Ze devrai revenir au bon moment !

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Ze vais proposer à Dom de décorer nos volets comme ça. Plutôt que des cœurs, des portraits de nounours seraient bien. Pourquoi ça ne se fait pas, à Rouen ?

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La rivière « Weiss » est un affluent du Rhin (après plusieurs autres rivières) Ze ne me lasse pas de ces maisons au bord de l’eau. Il fait bien chaud, ze suis un nounours heureux de voir tout ça.

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Kaysersberg, ça veut dire « la montagne de l’Empereur ». Ze suis content d’être revenu ici. Dans mon souvenir de pitit ourson, c’était une belle ville où toutes les boutiques vendaient des lits pour poupées et nounours.

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Dom avait voulu m’acheter un lit. Pépé avait crouvé que c’était crop cher et qu’il en ferait un mieux, gratuit. Une fois rentrés, pépé n’avait plus trop le temps de faire mon lit, mais Dom avait lourdement insisté et gagné. Depuis, z’ai mon lit alsacien.

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Ze laisse de très très bons cop’s en Alsace-Lorraine, mais ze reviendrai, c’est sûr !

« - Prends bien soin de toi, Pitit bonhomme de pain d’épice et te laisse pas manger !

- T’inquiète pas, Ninnin, il y a longtemps que j’ai modifié la fin de l’histoire ! »

 Belle région, n’est ce pas ?

Carte géo Alsace

 

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Ze remercie Marc et Annie pour leur accueil merveilleux, et aussi mes cousins Marine et Sylvain que z’adore.

 

Ninnin et la villa gallo-romaine

Dimanche 31 mai 2020

En plein air

Ninnin et la villa gallo-romaine

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Cet été, on n’avait rien de spécial de prévu et la guitare de Dom a un gros souci depuis trop longtemps. Alors sans hésiter, direction les Pyrénées, chez Jean-Pierre, son papa luthier.

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Luthier, ça veut dire « artiste en bois qui invente la guitare et la fabrique ». Moi, c’est Pépé Claude qui a fait la mienne. Elle est parfaite. Ze vais la laisser ici. Pas de risque inutile !

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Z’ai bien aidé Dom pendant les deux jours de trajet. Autoroute, essence, repas, repos chez Marie Thérèse, essence, autoroute, repos en gîte, récompense !

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Depuis le temps qu’on envoie nos vœux à Jean-Pierre et que Dom écrit « Castelbiague » sur l’enveloppe, ze vois enfin que ça existe vraiment et à quoi ça ressemble. C’est beau ! C’est la montagne !

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Des pitites fleurs merveilleuses le long des chemins, des vaches dans les prés, et l’atelier de Jean-Pierre où Dom est reçue comme une reine. En quelques regards, il repère des problèmes supplémentaires sur sa guitare. Dom va devoir la laisser le temps qu’il faudra.

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« - T’inquiète pas, Dom, tu vas la retrouver en parfait état, ta guitare.

- Mais il n’a pas donné de délais. Hors de question de partir maintenant et qu’elle rentre seule par transporteur. Je me sens perdue Ninnin !

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- On connait plein d’humains, dans le sud-ouest. On n’a qu’à se faire inviter partout, en attendant ! Ze suis sûr qu’elle sera prête avant qu’on ait fini la tournée des potes ! »

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Dom a admis que mon idée était la meilleure. Et hop ! Première étape : Cambo les bains, chez Jean, Jeanine et Margouilla. Ze les ai toujours connus. Ze suis comme chez moi.

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En tant que producteur de piments de Rouen, ze tenais à revenir à Espelette, patrie de mes graines. (voir Ninnin jardinier)

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On discute entre spécialistes. Ze recueille des conseils et des astuces du pays.

« - Dis donc, il pleut souvent, chez toi !

- Oui, Ninnin, assez pour arroser juste ce qu’il faut. C’est parfait comme ça ! »

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Espelette regorge de maisons basques (etxea) typiques : façade blanche, pans de bois apparents et volets rouges. Maintenant, c’est de la peinture mais avant, c’était du sang de bœuf ! Boeurk !

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Ze profite par hasard du festival Gauargi avec groupes folkloriques d’enfants : Argentine, Bolivie, Ukraine, Tchétchénie…. et même Bayonne. Prudents, ils n’ont pas oublié les rames pour leurs bateaux.

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« - Pourquoi tu pars, Ninnin, tu n’es pas bien chez nous ?

- Évidemment oui, Margouilla. Mais ze ne veux pas abuser de ton hospitalité. Ze vais à Barbotan.

- Reviens quand tu veux !

- Promis ! »

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Tous les ans, ze rejoins Mémé Monique à la fin de sa cure de foie gras, dans le Gers, chez Pierre et Éliane. Z’ai une chance incroyable : en juillet, les lotus roses sont en fleurs ! Même en Chine, ze n’étais pas allé au bon moment !

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Au cours d’un voyage en Asie, au 19ème siècle, une riche dame a ramené quelques graines et les a plantées dans ce village qu’elle aimait beaucoup.

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 Le microclimat doux, la tourbe (la terre sous mes pattes arrières) chauffée par l’eau des thermes ont fait le reste.

Il commence à faire vraiment chaud en cette fin juillet. Bien à l’ombre dans le parc, ze suis confortable.

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Z’aime bien aussi le lac aux nénuphars. Juillet est vraiment la bonne saison. Ils sont fleuris aussi !

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« - Allo, Bernadette et Pierrot ? Demain ? Woui, ze suis libre. Z’apporte la croustade, vous mijotez le confit ! Du cou de canard au foie gras en entrée ? Woui, ça me va. »

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Bernadette est la meilleure productrice de foie gras du monde, à Fourcès, toujours dans le Gers. J’achète la croustade (le gâteau du Gers) sur la place du village.

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Ze suis en avance et z’en profite pour faire le tour de Fourcès. Bastide ou Castelnau ? Ze ne veux pas prendre parti, de peur de vexer. C’est un sujet sensible !

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Au retour, z’ai une grosse surprise :

« - Dis-moi, Dom, on a traversé l’Atlantique avec la voiture pendant que ze dormais, ou bien y’a un truc ?

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- Hihihi ! À ton avis, Ninnin ?

- Québec ne ressemble pas du tout à ça. Il doit y avoir une explication raisonnable et scientifique, Dom. Laisse-moi chercher !

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Voilà ! Montréal, du Gers ! Pas Montréal au Québec, avec neige et aurores boréales !

- Que dirais tu d’une visite à la villa gallo-romaine de Séviac, Ninnin ?

- Tu sais bien que ze suis un nounours curieux ! »

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Quel luxe, cette villa ! 6 500m², une des plus vastes du sud-ouest de la Gaule. Les romains ont deux noms pour les maisons : en ville, on dit « domus ». Séviac est à la campagne, donc « villa » avec, dès le 2ème siècle, 300 hectares de vigne autour !

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Thermes (comme à Barbotan), salles chauffées, piscine. Les propriétaires successifs ont peu à peu agrandi la villa. Ils ne se refusaient rien !

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L’exploitation agricole autour approvisionnait les villes et devait bien rapporter ! 625m² de mosaïques sont conservés. On m’explique qu’elles sont caractéristiques de « l’école d’Aquitaine ». Une école spéciale mosaïques dans la région, au temps des romains !

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Les dessins géométriques sont excellents et vraiment bien conservés. Les thermes et les salles d’apparat sont richement décorées. Pas la partie « exploitation agricole », bien sûr !

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Les vignes sont nombreuses dans la région ! Normal qu’elles soient représentées aussi ! Ze reste longtemps devant cette merveille.

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Pendant la visite, Jean-Pierre appelle Dom. La guitare est prête ! Chic alors ! On s’organise, on range nos affaires.

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On fait l’aller-retour dans la journée, nourris par Jean-Pierre et Brigitte le midi, sauf la croustade que nous avons apportée. Nous allons pouvoir rentrer chez nous demain ! Ze me réjouis un peu vite.

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Guitare récupérée, un gros problème se pose : vigilance canicule orange, surtout au nord de la Loire. 42°C, 800 kilomètres en voiture sans clim ! Ninnin en mousse, Dom en chair, guitare en bois et moteur de voiture en métal. Tous en péril !

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Faut demander l’asile climatique à quelqu’un.

« - Allo, Marie-Claude et Patrick ? On peut passer chez vous ? Demain ? Merci ! »

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Tournecoupe, Gers. Ses maisons typiques dont les murs sont tellement épais qu’il fait 24°C à l’intérieur. Son centre-ville décoré par des artistes d’avant-garde. Son Maire : Patrick !

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Patrick est super doué en architecture. Il nous explique par la pratique la différence entre un castelnau et une bastide : Beaumont de Lomagne et tous les villages gersois.

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Il fait bien frais sous les arcades. Ze peux écouter les explications sans tomber raide de chaleur. Z’ai tout bien compris, et du coup, ze sais, pour Fourcès :

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D’abord estampillé Castelnau, c’est à dire un village fondé au Moyen Âge à proximité d’un château, Fourcès est la seule bastide en plan circulaire du Gers. Ze suis un bon élève !

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Et c’est pas un thermomètre à 43°C qui va m’empêcher de goûter les produits locaux : ce midi, c’est une table à l’extérieur (bah quoi, il fait beau) et confit de canard.

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Un dernier détour au lavoir vraiment bien restauré. Il va falloir partir de ce pitit coin de paradis et refaire les 800 kilomètres dans l’autre sens : autoroute, toilettes, essence, repas. Pff !

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La photo souvenir avant notre départ, tôt le matin, pour avoir moins chaud et rentrer en une seule fois. C’est dommage que ce soit si loin du nord-ouest, le sud-ouest.

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Pendant le confinement, le puzzle « céramique-de-la-villa » a occupé intelligemment les oursons.

« - C’est où déjà, la villa, les oursons ?

- À Séviac, Ninnin. Dans le Gers ! »

 

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Ninnin sur le circuit Bugatti

Mercredi 29 avril 2020

En plein air

Ninnin sur le circuit Bugatti

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Hihihi ! Depuis le temps que Tonton Yannick et les cousins m’en parlent, z’y suis ! Le circuit Bugatti ! 4,185 km. Il ne faut pas le confondre avec le circuit des 24 heures, 13,492km.

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Le « Bugatti » est un circuit permanent. Donc, on peut s’entraîner toute l’année dessus. Sauf les jours de course. Alors que le circuit des 24 heures utilise des routes normales, transformées en piste de vitesse pendant les essais et les 24 heures voitures.

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Hihihi. Un jour, avec Dom (mon humaine), on a pris la fameuse « ligne droite des Hunaudières » en 2CV. Un grand moment ! Aujourd’hui, c’est essais libres pour les amateurs, avec leurs voitures perso.

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Et y’en a ! Des dizaines d’humains avec des voitures super chères de toutes les couleurs. Z’ai une belle vue dans la tribune « Dunlop ».

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Les 24 heures moto, camion, vélo, patins à roulettes, ont lieu sur ce circuit.

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Wouah ! Le pneu « Dunlop » ! Il fait partie des deux circuits ! Ze le vois souvent, à la télé.

« - Patricia, on peut aller plus près ?

- Bien sûr, Ninnin ! Suis-moi. »

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« - Rate pas la photo, Dom ! Moi et le pneu « Dunlop » ! 

- Tu veux passer dessous, Ninnin ?

- Z’adorerais, mais la C1 Citroën de Dom n’est pas autorisée, Patricia !

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- Dessous, comme ça, Ninnin !

- Trop beau ! Ze savais pas qu’il était creux, le pneu ! Patricia, tu mérites bien ton titre d’ambassadrice de la ville. Tu connais tout ! »

Z’essaie d’imaginer le dehors, dedans. Ze suis au-dessus des voitures et z’entends bien le bruit !

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Et ze ressors de l’autre côté. Ettore Bugatti était un génie de la mécanique : 1 000 inventions brevetées. Ses créations ont gagné les 24H en 1937 et 1939. 37 records !

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Son fils Jean dessinait les carrosseries de rêve, et Roland (son autre fils) pilotait. Quelle famille ! L’usine était en Alsace et le musée de Mulhouse conserve 123 Bugatti de collection ! Il faudra que j’y aille !

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Z’ai très envie d’essayer, mais il me faudrait un meilleur casque. La prochaine fois que ze vais voir ma cousine Marine, ze penserai à m’équiper dans sa boutique.

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Un selfie (égoportrait) dans le « totem Audi ». Ze commence à avoir mal aux pattes arrières. On a déjà parcouru la moitié du circuit et à pattes, c’est long !

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Alors on prend le raccourci par le tunnel et hop : la ligne d’arrivée ! Concentré zusqu’au bout ! Tant qu’elle n’est pas franchie, tout est encore possible.

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Avec le public qui hurle « Ninnin Ninnin Ninnin ! » et qui achète mes ticheurtes, mes porte-clefs, mes blousons. Bof, ze suis trop simple pour avoir envie de ça.

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Mais quand même, une belle coupe ne se refuse pas ! Surtout quand tu l’as méritée. On a droit au champagne et à la Marseillaise ?

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En attendant, ze continue mon séjour bien agréable au Mans où ze reste toujours plus de 24 heures !

Et Le Mans ? C’est loin ?

Carte géo Le Mans

 

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Ze remercie Patricia qui m’accueille comme un Prince tous les ans et me guide dans sa ville avec talent et gentillesse.

 

 

Ninnin et le musée des 24 heures

Samedi 18 avril 2020

Le musée virtuel de Ninnin

Ninnin et le musée des 24 heures

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Prêts, les cop’s ? C’est parti !

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Pour Tonton Yannick, cousins Nico et Vinvin, cousine Marine, les 24 heures du Mans, c’est ça ! Des motos de course. 24 heures à tourner sur le circuit de 13 kilomètres, le plus vite possible.

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Habillé en Robocop, c’est plus prudent en cas de chute.

Tonton et les cousins campent, admirent et reviennent fatigués avec le rhume. C’est tous les ans pareil. C’est leur plaisir.

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Alors, z’ai été un peu surpris, au début, de voir autre chose que des motos ultra modernes, dans le musée. Z’avais oublié qu’un musée, c’est rempli de vieux trucs qu’on n’a pas jetés à la ferraille et que des tas de gens paient pour admirer.

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Z’avais aussi oublié que les 24 heures du Mans, ça peut se faire aussi en voiture. Il y a crès crès longtemps, les voitures ultra rapides, c’était celles-là !

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Dans les années 60 (quand ze suis né), elles avaient beaucoup progressé, en aérodynamique et en puissance. Vraiment chouettes, tous ces pitits circuits !

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Et là, devant la vitrine, z’ai réalisé : Cette année-là, z’habitais Le Mans ! Cette affiche, ze l’ai quelque part à la maison ! Patricia, la copine de Dom, nous avait pistonnés pour une belle place proche de la piste, et on les avait vues, ces voitures !

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Celles-là aussi ! Ze suis si vieux que ce que z’ai vécu est maintenant dans un musée ? Wouaïh ! Oui, les oursons, ze peux témoigner ! Ze sais pas si ça me fait plaisir, ou si ça me contrarie ?

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Autrefois, vers 1900, les voitures ressemblaient à ça. Chrome, cuivre. Que du luxe pour des grands bourgeois. Léon Bollée, Du Mans, a fabriqué ce modèle magnifique.

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Très vite, les humains ont eu envie de faire des courses avec. Voici une Corre, type H sport. En 1907, elle participe à une course au Mans. 12 chevaux. 80km/h.

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Attendez, ze me recoiffe dans son phare. Hihihi !

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Vélo ? Moto ? Voiture ? Les inventeurs cherchaient dans tous les sens et essayaient eux-mêmes leurs trouvailles. Courageux !

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Une révolution : L’invention du travail à la chaîne permet à Monsieur Ford de produire 15 millions de Ford T entre 1908 et 1928 : 72 km/h (un vrai bolide à l’époque). 12 mois de salaire d’un ouvrier français quand même ! 20 chevaux.

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En 1947, « Renault agriculture » s’installe au Mans et produit 1700 exemplaires de ce tracteur. Quelle belle avancée pour les paysans ! 30 chevaux. 25 km/h.

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« Pin pon pin pon. Attention ! Voici les pompiers d’Argentine. » On dit « los Bomberos ». Ze me souviens qu’au musée de Lyon, il y a des bus, et des wagons de train.

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C’est passionnant aussi, des vieux camions !

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Z’ai déjà parcouru 3 kilomètres. Il est beau, ce musée. Quand ze pense qu’on a habité ici avec Dom, pendant 4 ans et qu’on n’étaient jamais venus ! Remarquez qu’on a bien fait d’attendre, parce que les 30 dernières années n’y étaient pas, puisqu’elles n’existaient pas encore !

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 La première voiture de Dom ! Elle l’a adorée, sa 2CV ! Pendant 14 ans, 150 000 kilomètres sans ennuis (ou presque). Pépé Claude aussi, en avait une. Vous vous souvenez de « la découverte de Ninnin » ?

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Avant le moteur à 4 temps, quelques braves chevaux tiraient une carriole. Depuis, on dit toujours des chevaux, mais ze comprends pas où ils sont !

 au 

Après la 2 chevaux, la 4 chevaux. Dom dit qu’elle a été fabriquée dedans. Ze vois pas bien comment ce serait possible. Dom est en chair et la voiture en métal ? En tout cas, on n’existaient ni l’un ni l’autre quand Mémé Monique et Pépé Claude l’ont achetée.

 av

 On revient aux voitures de course : Ford GT40 ! Notez les progrès depuis la Ford T ! Elle gagne les 24 heures en 1966,67,68 et 69 en battant les Ferrari ! 335 chevaux, 290 km/h !

 aw

Elles sont pourtant puissantes aussi, les Ferrari ! Belles, racées ! Mais, ze suis un peu chauvin et ze préfère les voitures françaises.

 ax

Ou mieux, normandes ! Alpine, l’usine de Dieppe ! Moteur Gordini. 490 chevaux, 349km/h. Elle gagne la course en 1978, en ayant fait tellement de tours du pitit circuit qu’elle a parcouru 4894 kilomètres ! Perso, z’en aurait eu marre de tourner en rond comme ça.

 ay

1975. Toujours en Alpine, de Dieppe. Équipage 100% féminin, 285 chevaux, 320 km/h. Aller, les filles, aller !

 az

Aller les nounours ! Y’a pas de raison ! Ze suis excité comme un ourson et ce cockpit est ouvert. Ze saisi ma chance. À fond, Ninnin !

 azz

Et ze franchis la ligne d’arrivée ! Z’ai envie d’un tour réel de circuit. Ze vais aller me renseigner. Ce sera l’occasion d’une prochaine aventure !

 

 Vous avez noté le nombre de chevaux de chaque voiture ? Et leur vitesse maxi ? Une relation entre les deux ?

Vous situez, Le Mans ?

Carte géo Le Mans

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Ze remercie Patricia qui, chaque année, m’accueille comme un prince, me guide avec gentillesse, compétence et talent.

 

Ours et poupées

Dimanche 12 avril 2020

Le musée virtuel de Ninnin

Ours et poupées

 aa

Mon exposition parisienne préférée, c’est un salon : Le salon AGDM, fin septembre. Maintenant, on dit le « Paris Teddy chaud ». Le lieu est prestigieux : la fameuse Cité universitaire de Paris !

 ab

Tout un salon réservé aux ours en peluche ! Réalisé entièrement pour nous, par les humains ! Des dizaines d’exposants avec des ours, bien sûr, mais aussi des accessoires pour nous, les ours.

 ac

Et un concours du plus réussi des nounours de l’année, avec un thème à respecter. En 2018, c’était babacoul. En tant que Maire, z’ai un rôle important : ze tiens le bureau de vote.

 ad

Ze passe aussi dans les stands, voir si tout va bien, et faire mes emplettes. Z’y retrouve mes vendeurs préférés. Ze dépense beaucoup, mais c’est pour un an !

 ae 

Le salon est l’occasion unique de se voir.  Bisou et Lucie y sont toujours. Tous les ans, ze me fais de nouveaux cop’s. Cette année, Bibi et Emmanuelle (et son copain humain).

 af

On y reste toute la zournée. On papotte. Incroyable ! Bibi et moi, sans se le dire, on a mis la même chemise ! C’est un signe !

 ag

À la fin de l’après midi, ze félicite la gagnante et il faut partir. C’est le moment triste. Un an sans cop’s à rencontrer, mais non ! Pas cette année !

 ah

Cet été, Ze suis passé au Mans, chez la copine de Dom. Elle m’a proposé une nouvelle expérience : le musée de la poupée. Patricia a dit :

« - Tu verras, Ninnin, il y a quelques nounours, aussi.

 ai

- Pas de soucis, Patricia. Poupées et nounours, on fait bon ménage. On est les compagnons des pitits humains, l’un comme l’autre et ze suis curieux de tout. Et puis, dans ma famille, il y a aussi quelques poupées qui sont bien intégrées. »

 aj

Un pitit tour de voiture et hop, nous voilà chez Claude et Jacqueline, à Dollon, dans la Sarthe.

« - Bonjour Ninnin ! Bienvenue ! C’est rare, une visite d’ours ! Ici, c’est le contraire de chez toi : 1 000 poupées, et quelques nounours !

 ak

Regarde bien : Elles ont toutes entre 20 et 80 ans. C’est notre humaine qui les a patiemment regroupées, parfois sauvées de la déchetterie. Elle les répare, les chouchoute, les habillent.

 al

Patricia a offert ses poupées à Jacqueline. Ton humaine Dom peut aussi donner les siennes. Elles vivront heureuses ici !

 am

 Heu ? Ze doute que Dom y arrive. Elle a l’air « ours », comme ça, mais elle aime bien ses poupées quand même. Et nous aussi, les pluches, on seraient tristes sans les filles et les garçons de la maison.

 an

Oh ! La même que notre Jacqueline, justement ! Ze suis troublé ! Alors, c’est comme les nounours « Boulgom », il y a des tas de jumelles, fabriquées dans la même usine qui vivent leur vie partout : la diaspora des « Bella » !

 ao 

« - En route, chauffeur ! Vroum vroum ! Tu me fais la visite-conférence ?

- Avec moi, Ninnin, C’est dix tours de musée en quelques minutes ! Tu ne vas pas regretter d’être venu !

 ap 

- Tu aimes la vitesse et les vieilles voitures, Ninnin ? Vas dans le garage de Claude, une surprise t’attend. Ou plutôt, deux surprises !

- Merci les cop’s. C’était un plaisir de bavarder avec vous. »

 aq

Et là : une 301 Peugeot ! Astiquée, merveilleusement conservée ! Un pitit bijou de technique ancienne !

 ar

Dans le box d’à côté : une Delage ! État neuf. En pleine campagne des pays de Loire, les garages sont des cavernes d’Ali Baba ! Elles avaient de l’allure, les voitures de cette époque.

 as

Ze dis pas que la C1 Citroën de Dom n’a pas de charme, mais c’est autre chose. On va plus loin, plus vite. D’ailleurs, il faut déjà quitter nos hôtes pour rentrer.

 at

À la sortie du village : nouvelle surprise !

« - Ho hé, les ours ! Vous avez vu les voitures et les poupées ?

- Oui Ninnin. Notre village est fier de ce musée !

 au

Si tu aimes la mécanique, file au musée des 24H du Mans pour continuer ton séjour. Tu ne seras pas déçu.

- Dac, les cop’s. Ze vais négocier ça avec les humaines. Tchô et prenez soin de vous !

- Tchô Ninnin. »

 av

Jacqueline, Nicolas, Paul, Natacha et tant d’autres. Sur la route du retour, ze réalise qu’ils sont beaucoup plus nombreux que ze pensais. Z’admire le geste de Patricia, mais ze suis détendu, certain que Dom ne s’en séparera pas.

 

 

 

Ze remercie Claude et Jacqueline pour cette incroyable visite en amitié, Patricia et Ginette pour leur accueil touzours bienveillant.

 

Rouen Le Mans Paris ?

Carte géo Le Mans

 

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Ninnin rêve de liberté

Mardi 7 avril 2020

Ninnin rêve de liberté

 aa

Ah L’Armada ! Admirer les bateaux qui repartent en pleine mer, vers des aventures incroyables !

 ab

Le courage des marins qui laissent la famille. Ici, le Cuauhtemoc, le préféré des rouennaises. Hihihi !

 ac

Le Mir, un immense bateau russe rempli de jeunes cadets. Ils ont sûrement leur michka avec eux. Tous deviendront des cadres de la marine, après cette expérience hors du commun !

 ad

Le Belem, qui allait jusqu’à Belem, en Amazonie, donc, au Brésil, autrefois, pour le commerce du caoutchouc. Basé à Nantes, il continue à traverser les océans !

 ae

Et le clou du spectacle : l’Hermione ! Z’ai discuté avec ses marins. Z’ai bien senti la fierté de travailler sur l’Hermione, le professionnalisme, la vocation !

 af

Ils sont beaux, ils peuvent être aussi confortables. Salon de luxe, cuisine 5 étoiles. Les pays lointains. La liberté et l’air du large : une vie de rêve !

 ag

Ze ne suis pas le seul nounours à aimer les vieux gréements (les bateaux à voiles avec un max de mâts). Nous visitons en connaisseurs.

 ah

« - Bonjour, Ninnin. Je suis Marcel, le chouchou de l’Armada. Tu rêves de longs voyages, de vent du large ? Pourquoi ne pas te faire embaucher ?

 ai

- Bonzour Marcel. Sur le Sedov ? Z’ai beaucoup voyagé en bateau et ze parle russe. Il doit y avoir d’autres nounours à bord. Ze pourrait offrir mes compétences.

 aj

Vérifier les « bombards », calculer la navigation. C’est dans mes cordes, Marcel !

 ak

- Ne prononces jamais ce mot sur un bateau, Ninnin, ça porte malheur. Je peux te faire embaucher sur l’Hermione ! Tu semblais en rêver. Regarde comme elle est belle ! Et française ! Pas d’obstacle de la langue.

 al

- Marcel, sur l’Hermione, ze me contente d’admirer, sans toucher à rien, de peur de déclencher un cruc catastrophique !

 am

- Tu apprendrais facilement, Ninnin ! Tu es un nounours intelligent, ça se voit au premier coup d’œil. Ne mets pas de limites à tes rêves !

 an

Les bouts (prononce « boute ») n’auront bientôt plus de secret pour toi, et c’est toi que les touristes admireront !

 ao

Les cabestans et tout le fonctionnement du bateau sont à ta portée. Il te suffit de dire oui, Ninnin !

 ap

- Marcel, z’ai une famille : Amandine (ma copine marmotte), trois oursons, un marmotton. Et puis Dom (mon humaine), qui ne peut pas vivre sans moi plus d’une zournée.

 aq

- Les missions ne durent que 6 mois, Ninnin. Ne laisse pas passer ta chance pour eux. Ça leur fera du bien. Quand tu reviendras, ils seront autonomes et tu auras vécu une inoubliable aventure.

 ar

- Il faudra monter tout-là-haut-en-haut ? Avec Dom, rien n’est impossible, mais sans elle, ze me sens fragile comme un ourson.

 as

- Tu apprendras, Ninnin. L’intérieur de tes pattes deviendra de la corne très dure et ta mousse sera celle d’un grizzly ! Un vent de liberté dans tes oreilles, tout ce que tu aimes !

 at

Et un jour, tu seras le Capitaine du navire, avec des galons sur ta manche. Tu sillonneras les mers et ta famille sera fière de toi.

 au

- Et si on rencontre des pirates, Marcel ?

- Vite, arme ce canon et tire ! Il en va de ta pluche et de celle de l’équipage !

 av

- Ze fonce, alors. Gnouf ! C’est dur de monter dessus ! C’est haut, c’est froid ! Sans Dom, tout me parait compliqué.

 aw

 - Arrête de penser à cette humaine qui te bride ! Tu es en place, Ninnin ?

- Woui !

- Tire !

 ax

- Sur les braves gens dehors ? Bah non ! Ze veux pas tirer, moi !

- Tire Ninnin ! C’est un ordre ! Une question de survie !

- Ah ! Non non, ze veux pas ! Ze veux pas !

 ay

- Tu veux pas quoi, Ninnin ! Tu as fait un cauchemar, je crois !

- Woui Amandine. Snif. Merci de m’avoir réveillé. Ze partais sur un bateau pour 6 mois loin de vous tous et de Dom. Snif. Snif.

- Oh, mon Ninnin, ce confinement joue sur nos nerfs.

 az

- T’inquiète pas, mon Amandine. Ze vous aime beaucoup trop pour avoir envie de partir si longtemps. On va le passer tranquille, ce mois d’avril. Rester 6 semaines confinés avec Toi, Dom, et les oursons, c’est que du bonheur, en fait !

- Pour moi aussi, mon Ninnin ! »

 Rouen, pays de l’Armada ! :

Carte géo confiné

 

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Cette aventure a été écrite pendant le confinement de mars-avril 2020.

Ninnin et Toutânkhamon

Dimanche 29 mars 2020

Le musée virtuel de Ninnin

Ninnin et Toutânkhamon

 ca

Ma plus merveilleuse, extraordinaire expo de l’année 2019 : Z’ai eu l’immense chance de voir Toutânkhamon dans le hall de la Villette, à Paris. C’est moins loin que l’Égypte d’où ces trésors ne ressortirons bientôt plus.

 cb

Lumière tamisée, ambiance respectueuse. Voici le Dieu Amon, protecteur de  Toutânkhamon. Son père l’avait pourtant placé sous la protection de Aton. Donc, son prénom était Toutânkhaton (image vivante du Dieu Aton).

 cc

À 10 ans, devenu Roi, il décide de changer son nom. Il fait restaurer les statues et les temples d’Amon. Tout montre qu’il aurait été un grand bâtisseur, comme son grand père Aménophis III. Mais il n’a régné que jusqu’à 20 ans, à son décès !

 cd

Parmi les 80 récipients en calcite découverts dans le tombeau, voici un vase à onguent parfumé. Les noms de Toutânkhamon et de son épouse y sont écrits. D’autres hiéroglyphes (l’écriture égyptienne) sont des vœux de vie éternelle.

 ce

Woui. Pasque tout dans le tombeau, devait l’aider à passer des épreuves compliquées. S’il gagnait, il vivait pour toujours. Vu tous les magnifiques objets qu’il y a ici, ze crois qu’il avait ce qu’il fallait pour gagner. Il n’était pas parti sans rien pour voyager dans l’au-delà.

 cf

Pour Toutânkhamon, tant que l’on parle de quelqu’un, il n’est pas vraiment mort. La vraie mort, c’est quand plus personne ne se souvient de toi. Cette idée me plait beaucoup. Ze vais penser le plus souvent possible à tous mes ancêtres, comme ça, ils seront encore un peu vivants.

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Les pharaons portent leur nom de naissance, et 4 autres noms, inventés au moment du couronnement. Sur cette superbe boite, on a inscrit Toutânkhamon (z’ai pas bien compris où), et aussi Nebkherperourê, un de ses autres noms. Avec, bien sûr, encore un dessin d’éternité (sur les poignées de la boite).

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Perso, ze trouve qu’il insiste un peu trop sur l’éternité et qu’elle pourrait mal le prendre et pas le lui accorder.  Vous comprenez bien que ze peux pas me photographier partout, par respect pour les humains autour de moi, qui sont crès respectueux aussi de mes photos.

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Toutânkhamon debout sur un léopard verni. Chaque visiteur attend calmement son tour. Pas de bousculade. Le jeune Roi avait fait rétablir les fêtes interdites par son méchant père sanguinaire que tout le monde détestait.

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Du coup, lui était très très aimé. Pourtant, ses successeurs tentèrent de faire oublier son règne, et son nom. Il serait alors vraiment mort ! Pas de chance, il est mort depuis plus de 3 300 ans et on prononce toujours son nom : la vie éternelle, quoi !

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Ze me plonge dans l’Égypte ancienne comme tous les pitits humains, passionnés d’Égypte, qui sont là. Ze rigole et z’admire quand c’est eux qui expliquent à leurs parents.

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Le Roi harponneur. Z’espère qu’il ne va pas à la chasse à l’ours ! Il parait que c’est plutôt l’hippopotame, mais ze vais me méfier quand même.

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Ze trouve injuste que pour la mort du Roi, on offre des dizaines d’objets en or précieux, alors que l’égyptien moyen avait sans doute du mal à vivre, et aucune chance d’accès à la vie éternelle. Dom (mon humaine) dit que ze suis de gauche ?

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Le Roi, grandeur nature. Donc aussi grand que le vrai. Le noir, c’est du limon de Nil en crue, symbole du renouveau végétal et de la vie qui revient. Pour le reste, la routine : or, cuivre, bronze, et l’inscription « vivant pour toujours ».

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Dire que tout ça est resté inconnu jusqu’au 4 novembre 1922. Ce jour-là, Hussein, un jeune égyptien, creuse le sable pour caler ses jarres remplies d’eau. Il découvre une marche de pierre. Vous connaissez la suite !

 cp

Ze ne résiste pas à un pitit selfie (un égoportrait en québécois). Ma visite est presque terminée. C’est passé trop vite !

 cq

Fléau et crosse dans les mains, protégé par le Dieu Horus (le faucon) et quelques scarabées qu’il aimait bien. Ze n’ai pas vu les 5 000 objets du tombeau, mais z’en ai pris plein les nœils.

 cs

Les joailliers égyptiens étaient des virtuoses pour manier les feuilles d’or, mélanger les couleurs. Les bijoux tout juste sortis du tombeau ont inspiré tous les orfèvres des années 1920 !

 ct

« - Voilà, les oursons. Ce pitit voyage en Égypte vous a plu ?

- Oui, Ninnin, beaucoup. Mais cette fois ci, tu n’as pas rapporté que le livre de l’expo !

cu

- Hihihi, non. Z’ai craqué pour cette pitite fiole de sable de la vallée des Rois.

 cv

- On le met avec ceux que Dom rapporte de vos voyages ?

- Woui ! Après tout, z’y suis presque allé, dans le tombeau de Toutânkhamon ! »

 

Mais c’est où, L’Egypte ?

En orange sur la carte !

Carte Toutankhamon

 

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Ninnin confiné !

Jeudi 19 mars 2020

Ninnin confiné !

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Ze dois l’avouer. Au début, z’ai pris ça à la rigolade. Z’y croyais pas. Maintenant, c’est du sérieux ! C’est chez nous,  des humains qui tombent par centaines, des malades graves. Un truc minuscule mais vraiment méchant ! Assez joli, pourtant. Alors, ze vais respecter les « gestes barrières ».

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Ze suis en tissu et en mousse. Ze crains rien. Mais ze peux être « porteur sain ». Ça veut dire qu’à cause de moi, mon humaine peut mourir ! Horreur ! Ze peux pas me laver les pattes toutes les 30 minutes. Alors, masque FFP2 offert par Tonton  qui est médecin, et gants.

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Plus question de rester en bande d’ours, en troupeau, en groupe, sur les lits où on rigole bien en attendant le retour de Dom.

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Respect de la distance de sécurité. Le problème, c’est qu’on est environ 250 et que l’appartement de Dom est un peu pitit pour ça.

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Depuis lundi 16 mars 2020, bouleversement de nos habitudes. Dom est là toute la zournée. Et moi, sur ses genoux. Elle appelle ça du télécravail. C’est chouette, le télécravail !

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« - Et oh ! Les oursons ! Vous allez pas vous abrutir de séries sur l’écran, vous ruiner le cerveau et les nœils !

- Mais, Ninnin, tu veux pas qu’on sorte courir, tu veux pas qu’on aille chez les copains, tu veux même pas qu’on aille à l’école !

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- Zustement, vos profs ont envoyé les devoirs sur mon courriel. Aller hop ! École à la maison. Titou, tu vérifies que Tinours et Titenoursette ont bien compris. On fera ta physique ensemble après.

- On va quand même pas bosser toute la zournée, Ninnin ? On pourra aller sur internet, après ?

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- Non, il faut laisser les connections libres pour les besoins importants. On va lire, jouer de la musique, écouter des CD.

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- Ninnin, on a crouvé un jeu dans tes affaires !

- Oh , mes pitits chevaux ! Ze vous explique les règles et ze file faire des courses. »

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Sortir seul, protégé, avec l’autorisation en poche. Ne pas traîner, ne pas se coller aux autres, penser à tout pour ne pas revenir avant au moins deux semaines.

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Parfait ! On va pouvoir tenir le temps qu’il faudra. Pasque les 15 zours annoncés par Monsieur Macron, z’y crois pas.

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Alors, prenez soin de vous, de vos humains, des vieux humains autour de vous, de vos cop’s. On s’téléphone, on se skype, on se courrielle. Vous pouvez aussi relire toutes mes histoires, pour passer le temps ! Hihihi !

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Et quand tout ça sera fini, calin zénéral ! Il parait que ça renforce les défenses immunitaires. Ça doit être pour ça que ze suis zamais malade !

 

Moi, ze suis ici :

Carte géo confiné

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Ninnin sur les pas de Champlain 6- Le Ciel, les plaines et Samuel.

Dimanche 3 novembre 2019

Ninnin sur les pas de Champlain

6- Le Ciel, les plaines et Samuel !

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Comme tous les matins, on jase au « Pitit coin latin ». Les rosaces de Notre Dame semblent sauvées. Les québécois nous réconfortent nous questionnent et promettent de l’aide. Ze surmonte le traumatisme comme ze peux. C’est ben plate.

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Ze sors prendre l’air et ze remarque le numéro du voisin d’en face. 71/2 ! C’est pas banal ! Une demi-maison ? Une entrée secrète ?

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Ze vais vivre un grand moment : ze suis invité tout là-haut, au ciel ! Au ciel ? Z’ai une chance de croiser Champlain ? Mais z’ai encore des tas de belles choses à vivre, moi ! Ze me suis habillé chic, avec le pin’s « Québec » en l’honneur de mes hôtes.

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Hihihi ! Z’ai compris ! Le ciel, c’est le nom du resto au sommet de la tour ! Allons-y ! Vue imprenable sur la ville de Québec. En observant les plaines d’en haut, ze comprendrai mieux la défaite de 1759.

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Et pourtant, il tourne ! 360 degrés en une heure trente. 4 degrés par minute. Au fond, les Appalaches, les montagnes du nom de la tribu indienne qui y vivait.

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Yogourt aux bleuets compotés et au sirop d’érable. Ze veux pas vexer, ze goûte. C’et délicieux. Comme tout le reste du repas. Dom a adoré le boudin noir autant que celui d’un vieux souvenir à elle.

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Ma vue préférée : Le château. Derrière lui : l’île d’Orléans. À droite : Lévis. En face de l’île d’Orléans : la chute de Montmorency. Le résumé de mon voyage en un cliché !

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Les plaines d’Abraham ! Beaucoup plus pitites qu’en 1759 (date de la bataille), mais grandes quand même. En combattant, français et anglais ont labouré gratos, mais pas dans les règles de l’art agricole, le champ d’Abraham, riche agriculteur du 17ème siècle.

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Les anglais sont arrivés par là. Le Capitaine Cook avait repéré les reliefs. Ils ont tassé les français dans les creux. Imparable ! Après ce bon repérage du ciel, ze dois aller voir en bas.

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Au sol, ze saisis mieux le problème. Il faudra revenir en été pour accéder au cap diamant et au point d’attaque des anglais. Quand même, une défaite en 15 minutes, ce doit être le record mondial !

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La bataille s’est déroulée le 13 septembre, donc sans neige. Pas vraiment « camouflage », les tenues des français. En blanc, on te voit drôlement bien et tu deviens vite une belle cible.

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Les hurons, montagnais et algonquins étaient nos alliés, tout en gardant leurs croyances bien à eux. Mais ils n’étaient pas assez expérimentés dans les batailles à l’européenne.

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Sans compter qu’avec 14 verres de vin et autant d’eau de vie chacun pendant les repas de fête, ils ne devaient plus vraiment tirer juste ! Quelle époque !

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Aurélie la musicienne apprend vite à sonner à la demande : repas, marche, victoire. Ce jour-là, c’est la défaite, et le repli vers Montréal que le tambour français à dû sonner. Vas-y, Aurélie, on n’a pas le choix.

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Montcalm mort au combat, c’est Lévis qui signe la défaite. Z’aime pas perdre, tabarouette ! Heureusement, les québécois ont lutté et conservé leurs habitudes et leur langue : la nôtre, ou presque !

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Z’ai encore du temps auzourd’hui, et ze dois aller voir au château si Louis de Buade, conte de Frontenac et contemporain de Samuel a des renseignements pour moi.

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Dès mon entrée dans la cour, ze suis super déçu : 611 chambres à 500 dollars chacune. Hommes de service devant l’entrée, voitures de luxe dans la cour. Ze renonce à visiter le hall.

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Quand même, depuis le temps que des cop’s m’envoient la carte postale, ze reste à admirer un bon moment. Il faudrait de la magie, pour que ze croise Champlain. Ze retourne en ville.

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De la magie. Comme pour que les lumières me laissent traverser. Z’ai longtemps cru au magnétisme des québécois. La lumière changeait pour eux, jamais pour moi.

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Maintenant, ze sais qu’en passant ma patte sous ce truc noir, ze déclenche le système ! Z’ai passé la patte, ça va bientôt être à moi de traverser.

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Tout à coup, en pleine rue, ze pousse un cri : l’entrée magique vers Poudlard ! 93/4 ! Mais woui ! Comme dans Harry Potter ! Ze respire à fond. Z’attache ma tuque avec de la broche, ze passe.

 iy

Une voix me parle :

« - Bienvenue en 1608, Ninnin. Tous les points brillants sont les villages indiens. Dans lequel veux-tu vivre ?

- Heu. Wendat !  Chez les hurons ! Le point jaune là où le fleuve Saint-Laurent se rétrécit !

- Bonne installation, Ninnin ! »

 iz

Ze sais que les hurons sont les alliés des français. Québec est à deux pas de leur village, là où le fleuve se rétrécit. Ze suis au bon endroit, à la bonne époque.

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« - Salut Toi. Les français ? Samuel de Champlain ? Tu connais ?

- Ndio ! Ah aoo, oui. Passe par yändata, le village, puis les plaines. Mes parents ne veulent pas que je parle aux ours. önenh ! »

 jb

Et pourquoi pas parler aux ours ? C’est eux qui nous chassent, pas le contraire ! Plusieurs formes de tentes : tipi habituel, ou bien allongées.

 jc

En boule ou en ellipse. Chassés icite par la famine, les hurons sont peut-être friands de viande et de fourrure d’ours. Ze vais pas traîner dans le village. D’autant que les plaines sont à portée de patte.

 je

« - Oh ! Tu m’as fait peur !

-Mais non, Ninnin, ne t’inquiète pas, je ne mange que de l’herbe.

- Les français, Samuel de Champlain, tu connais ?

- Oui oui. Vas demander à Yänionyen. Moi, je ne bouge pas de ce pré alors que lui, il vadrouille sans arrêt.

 jk

- Ndio Yänionyen ! Chouette pitit ours blanc ! Les français ? Samuel de Champlain ? Tu connais ?

- Ndio Ninnin ! Oui, son bateau, « Le Don-de-Dieu » est  amarré tout près.

- Önenh, cop’s ! Ze saisi la chance de ma vie ! »

 jl

Bon bah woui, mais c’est une maquette, ça. Et puis, le Don-de-Dieu, il n’est pas allé jusqu’à Québec. Champlain l’a laissé à Tadoussac, en aval et il a pris une grande barque pour finir.

  jm

« - Tchip tchip tchip, Ninnin ! Retourne-toi et la magie opérera ! »

Des centaines de colibris m’entourent ! Vu leur taille, ze ne risque pas grand-chose. Espérant que la magie opère, ze me retourne.

 bateau Champlain

« - Bonjour Ninnin. Tu viens d’un autre siècle, je crois. Je t’attendais. N’aie pas peur. Je suis Samuel de Champlain. Monte sur le bateau. J’ai très envie de te rencontrer !

 jq

- Honoré, Monsieur, vraiment !

- Dis-moi, Ninnin, cette nouvelle-France a-t-elle prospéré ? Les colons ont-ils fondé des familles, eu des enfants ? Le Roy de France est-il content de nous ? Je suis mort le jour de noël en l’an de grâce 1635. Jamais retourné en Normandie. Raconte !

 jp

- Soyez rassuré ! Vous aviez embarqué 700 hommes dans vos voyages. Peu de temps après votre décès, le Roy envoya 700 orphelines, munies d’une belle dot. L’amour a fait le reste : Le Québec compte maintenant plus de 8 millions d’habitants dont 90% de langue française.

 jo

Justin, le premier ministre actuel, est francophone et poursuit votre œuvre. D’ailleurs, il est né le jour de noël !

- Quelle belle coïncidence. Merci Ninnin. Il est temps pour toi de rentrer dans ton siècle, si tu ne veux pas rester bloqué là. Je te confie à Bobinette.

 js

- Pas d’angoisse, Ninnin. Je suis une vedette de la télé, de la magie. Je voyage dans le siècle que je choisis, et toi avec moi.

- Le 17 avril 2019, c’est possible ? Ze suis pas trop exigeant ? »

Pououf !

 jt

-Alvin ! Double-Dent ! Ze suis à la maison ?

- Oui Ninnin, pourquoi ? Comment as-tu fait pour ramener de la pierre rare de Québec du 17ème siècle dans tes poches ?

- Z’ai fait de belles rencontres auzourd’hui, les cop’s. »

 kp

18 avril 2019. C’est le zour du départ. Un dernier tour au château. Z’ai fait des gros becs à Aurélie et Octavie avant leur départ pour l’école. Ze suis un peu triste de les quitter.

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Ma tenue spéciale « arrivée en France au printemps » n’est pas la plus adaptée à la neige, mais le reste est déjà dans la valise.

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Thierry me chouchoute une dernière fois au « Pitit coin latin », avec sa poutine-maison-sauce-au-poivre. Miam miam miam. Ze pars l’estomac bien plein. Taxi, avion, métro, train, métro.

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Au premier pitit dèj de retour, Dom a mis le paquet pour me donner le sourire. Z’ai le sourire ! Z’adore partir. Z’adore rentrer et retrouver Amandine et les oursons.

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Un voyage est toujours enrichissant et z’ai tant de choses à leur raconter. Samuel de Champlain, l’amour de la langue française si malmenée chez nous.

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Vive le Québec franco-canadien ! Ze me souviens !

Takatakatakatak tak tak tak takatakatak takatakatak takatakatak

Tak !

 

Un dictionnaire Québec-France est disponible icite.

Un dictionnaire wendat-français est disponible ici.

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Ze remercie Aurélie, Francette, Octavie et Thierry de leur accueil et de leur aide permanente, sans qui cette aventure n’aurait pas été possible, le musée Grévin-Montréal et ses gentilles photographes.

 

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