Archive de la catégorie ‘Non classé’

Ninnin à La Baule

Mardi 23 juin 2020

Ninnin à La Baule

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Pourquoi aller au bout du monde, alors que le paradis est à portée de pattes ! En recherchant crès loin sur l’arbre de mémé Monique, ze suis originaire d’ici : la Brière, tout près de Saint Nazaire. Z’adore !

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Ze me méfie un peu, pasque ça à l’air sec, mais c’est plein d’eau, même en dehors des canaux. Les années de canicule, on offre l’hospitalité aux troupeaux du sud. C’est vous dire !

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Z’ai sans doute eu des ancêtres marins, pêcheurs de sardines au Croisic ou à La Turballe. Miam !

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Peut être aussi des paludiers de Guérande, à quelques minutes de voiture de Saint Nazaire. Le sel est crès corrosif pour les tissus. Tonton Yannick, médecin du cravail, m’a déconseillé cette orientation professionnelle : mortelle.

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Ze ferais bien apiculteur. Z’ai un don pour ça. Des métiers manuels, une vie simple et modeste. Alors quand z’ai reçu cette invitation pour La Baule, z’ai un peu hésité.

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Pour moi, La Baule, c’est ça ! Des luxueux bateaux de croisière, alignés dans un port où ze me sent mal à l’aise. Des codes que ze n’ai pas. Aucune rue. Que des avenues ! C’est plus chic !

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Des sulkies sur la plage qui passent la tête haute, méprisants, en écrasant mes pâtés de sable.

Et oh ! Z’ai ma place partout, et de la famille ici. On me prête un appartement à deux pas de la baie. Pourquoi ze m’en priverais ?

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Z’ai dit oui. Michèle et Sandrine, mes cousines, m’ont accueilli avec simplicité et tendresse.

« - Nous sommes ravies de ta présence. Promène-toi où tu veux, Ninnin. Viens souvent manger chez nous. Amuse-toi. Passe un bon séjour ! »

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Le matin, direction la plage. Même à la Toussaint, il peut faire beau, en Bretagne. Hihihi. Et ce n’est pas l’affluence de l’été. Tous les avantages !

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Z’ai visité le port de plaisance. À quoi ça peut bien servir, un bateau qui ne ramène ni poisson, ni crabe, ni homard ? Il faudra que z’embarque pour me rendre compte. Faut jamais critiquer sans avoir essayé.

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Ze suis retourné sur mes lieux préférés : Le Croisic et son pitit port. Là bas au loin, la jetée zusqu’où ze vais marcher. De l’autre côté, un hôtel que Dom voulait acheter quand c’était encore une ruine.

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Surprise, Émilio, Liliane et Brigitte nous ont rejoints. Photo de famille près du phare, appareil en équilibre penché sur le muret. On ira manger chez eux un soir. Tout va bien.

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« - Salut toi. Un bon resto pour ce midi, tu connais ?

- Penche-toi comme ça. Dès que tu vois un poisson, plonge et hop ! C’est gratuit

- Faut se mouiller ?

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- Évidemment ! T’es un nounours gâté, toi ! Alors si tu veux dépenser, vas en ville dans une crêperie. Oh, le bel éperlan ! J’te laisse !

- Bonne pêche ! »

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Gâté ? Moi ? Pas plus que ça. L’air de la mer, ça creuse. Il était temps que z’avale un pitit morceau pour reprendre les visites. Un cidre breton pour faire glisser.

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Liliane et Émilio qui ont une maison à Saint Nazaire ne connaissaient pas ce coin. Ze leur fais découvrir mes murs d’escalade

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et aussi le rocher de l’Ours. Brigitte est émerveillée. Ze connais tout ça depuis que ze suis pitit ourson, mais ze m’en lasse pas.

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Ze ne me lasse pas non plus de la magnifique vue vers Quiberon et Belle île en mer. Cette chouette zournée m’a bien fatigué. Z’ai pas trop de souvenirs de la soirée.

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Comme tous les matins, ballade sur la plage de La Baule, le lendemain. Ze vais glisser quelques magnifiques coquillages dans mes poches pour agrandir ma collection. Ze ne pensais pas en trouver, sur cette énorme trait de sable fin.

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Aujourd’hui, Bourg de Bas, Batz sur mer si vous préférez. Ses biscuits bretons, son village typique, sa tour Saint Guénolé. Grâce à Brigitte, qui est la seule vraie touriste du groupe, z’ai gagné une montée.

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Pas vraiment normalisées, les 184 marches du 17ème siècle !

« - Je te prends dans mes bras, mon doudou ?

- Volontiers, si ça te fait plaisir, Dom »

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À 70 mètres de haut, z’ai une vue imprenable sur le coq, et les rues de la ville. D’habitude, on ne s’arrête qu’à la boutique de biscuits. Ze vous dis pas l’odeur dans la voiture. Intenable !

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De l’autre côté de la terrasse, les marais salants. Quand z’étais ourson, presque tout était en friche. Maintenant, le sel est à nouveau apprécié et chaque parcelle vaut de l’or.

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Dernier jour. Dernier tour de plage dans la brume. Le tracteur est passé. Il nettoie tout, écrase tout. Z’aime pas.

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Z’aurais bien ramassé encore quelques coquillages. Sauvage ! Il a tout réduit en miette ! Il est temps de partir, d’aller une dernière fois remercier Michèle et Sandrine de leur accueil.

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Cette parenthèse m’a convaincu : La Baule, c’est bien agréable et z’y reviendrai !

 

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Ze remercie Michèle pour cette merveilleuse parenthèse bauloise.

 

Ninnin en Alsace

Vendredi 5 juin 2020

En plein air

Ninnin en Alsace

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« - Ninnin ! On est contents de te revoir en Lorraine ! Quel plaisir !

- Dites, les cop’s, un casque à ma taille, pour faire de la voiture de course, vous avez ça ?

- Vas voir au magasin ! Justement, nos humains y sont, aujourd’hui !

- Ze file avant la fermeture ! »

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Z’ai déjà un blouson, des gants, un pantalon tout cuir. Voyons plus loin.

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Ah ! Voilà le rayon « casques ». Celui-ci me parait adapté. Ze vais demander conseil à Marine et Sylvain.

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« - Marine, c’est ma taille ?

- Parfait Ninnin. Pas trop serré, pas trop lâche. C’est pile ce qu’il te faut ! Je te l’offre, bien sûr !

- Oh, c’est vraiment gentil ! Il va servir demain. Z’ai rendez-vous pour un tour en voiture de collection. Merci ! »

Yoann est ébahi. Bah quoi ? Il n’a jamais vu un nounours motard ?

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Le lendemain, direction l’Alsace, chez Marc et Annie.

« - C’est quel genre de voiture de course, celle de Marc ?

- Hihihi ! Tu n’auras pas besoin de ton joli casque, Ninnin. C’est une voiture de collection, pas une voiture de course ! File, elle t’attend dans la cour ! »

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Ça alors ! Mieux qu’une voiture de course : Une 403 Peugeot ! Presque comme celle de Pépé et Mémé quand z’étais pitit ourson ! Mais bleue ! Et zustement, on était venus en vacances en Alsace avec !

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Tout me revient en mémoire : Les vacances, les dimanches à la campagne. Dom (mon humaine) était encore toute blonde, mais elle ne tenait déjà pas en place. Mais oui, c’est moi, là, dans sa main gauche !

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Quel plaisir ! En route pour cette ballade magique, les humains ! Pasque c’est une voiture de collection, maintenant ? Décidément, ze me sens vieux, à force de voir des crucs de mon époque qui sont « collection » ou dans les musées !

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« - Tu vois, Annie, Dom était à ma droite, tonton Yannick à ma gauche, mon grand frère Ninnin-Blanc ici, et moi, devant lui, tout contre.

- Alors tu peux voyager comme ça, Ninnin, si ça te fait plaisir.

- Ze peux garder mes chaussures ? Ze voudrais pas salir !

- Pas de soucis, Ninnin ! »

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On s’arrête de temps en temps dans des villages typiques. Marc et Annie sont des vrais guides. Ils ont prévu un parcours touristique génial. L’Alsace, c’est un musée à ciel ouvert.

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Avec, en prime, des tas de cop’s aux fenêtres, qui me saluent.

« - Bonjour Ninnin ! Tu viens d’où avec cette belle voiture ?

- Normandie !

- Bonne visite alors !

- Merci ! »

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Pour mieux voir les maisons typiques, z’ai sauté sur les genoux de Dom. Autrefois, avant les ceintures de sécurité et toutes les normes, Pépé, Mémé, Dom, Yannick, Ninnin-Blanc et moi, on pouvait être tous les 6 à l’avant. Quelle belle époque !

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La zournée est vite passée et ze dois repartir chez ma cousine qui habite en Lorraine. Ze le sais pas encore, mais elle aussi, a décidé de me faire visiter l’Alsace !

Le lendemain, dès l’aube, direction Colmar.

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 « - Ze me souviens d’une cigogne ou deux, il y a 50 ans, mais pas toute une communauté !

- Depuis ton passage, Ninnin, les humains ont fait beaucoup d’effort pour nous donner envie de nous installer : nids confortables et bien placés, parfois même chauffés, nourriture facile. Notre population augmente à vue d’œil ! »

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Un musée à ciel ouvert, ze vous dis ! Des peintures aux murs, du bois, des balcons pittoresques.

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Des rues commerçantes pas du tout défigurées par du moderne moche. Des boutiques anciennes, avec d’excellents produits régionaux. Ze rentre.

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« - Tu connais l’histoire du ptit bonhomme de pain d’épice. C’est moi ! Je suis comme la cigogne, la mascotte de l’Alsace.

- Marine dit que si elle pouvait choisir, elle habiterait ici. Ze comprends ! »

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Une région accueillante. Des traditions sympathiques. Ze me sens vraiment bien à Colmar !

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« - Salut les cop’s !

- Salut Ninnin ! Tu viens de loin, toi, avec ce petit accent ?

- De Rouen ! Z’adore votre ville ! Ze reviendrai !

- Avec plaisir, Ninnin ! »

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Et mon tour des maisons à colombage reprend. Peintes aux couleurs de l’Alsace, elles ont été construites entre le 14ème et le 18ème siècle. C’est dans le quartier de la Krutenau qu’on en voit le plus.

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Les canaux de la Lauch ( la rivière) étaient bien pratiques autrefois, pour irriguer les cultures et permettre aux bateliers de transporter leurs légumes en barque, directement jusqu’au marché couvert.

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Les canaux ont aussi donné son surnom à ce quartier : la pitite Venise ! Ze cueillerais bien quelques fleurs pour Amandine (ma copine marmotte qui adore ça), mais z’ai peur de vexer.

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En plus du colombage, des fleurs aux balcons, et des décorations sur les volets, celle-là me rappelle que le tour de France est passé dans la ville, cette année.

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Trop de déco pourrait paraître « rococo », mais non ! Ze me suis levé crès tôt et ze commence à avoir un pitit creux. On mange quoi, en Alsace ? Le mieux est de demander :

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 « - Une flammekueche, Ninnin. Tu ne peux pas quitter notre région sans en goûter une. Tu en trouveras dans tous les restos. En français, on dit « tarte flambée ». Mais ce n’est pas un dessert ! »

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Z’ai suivi les conseils et ze n’ai pas regretté : Pâte à tarte, oignons, lardons, gruyère, un max de crème. Tiens, c’est pas un plat normand, pourtant. Hihihi !

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Ze vais pouvoir repartir pour l’après midi à Kaysersberg. Wouah, Le château ! Avec pépé, on était ressortis crès tard le soir pour prendre une belle photo de nuit. Une aventure rare, à cette époque !

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Ze quitte le Schlossberg (le château), pour les rues anciennes et leurs maisons à colombage. La ville est réputée pour son marché de noël. Ze devrai revenir au bon moment !

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Ze vais proposer à Dom de décorer nos volets comme ça. Plutôt que des cœurs, des portraits de nounours seraient bien. Pourquoi ça ne se fait pas, à Rouen ?

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La rivière « Weiss » est un affluent du Rhin (après plusieurs autres rivières) Ze ne me lasse pas de ces maisons au bord de l’eau. Il fait bien chaud, ze suis un nounours heureux de voir tout ça.

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Kaysersberg, ça veut dire « la montagne de l’Empereur ». Ze suis content d’être revenu ici. Dans mon souvenir de pitit ourson, c’était une belle ville où toutes les boutiques vendaient des lits pour poupées et nounours.

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Dom avait voulu m’acheter un lit. Pépé avait crouvé que c’était crop cher et qu’il en ferait un mieux, gratuit. Une fois rentrés, pépé n’avait plus trop le temps de faire mon lit, mais Dom avait lourdement insisté et gagné. Depuis, z’ai mon lit alsacien.

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Ze laisse de très très bons cop’s en Alsace-Lorraine, mais ze reviendrai, c’est sûr !

« - Prends bien soin de toi, Pitit bonhomme de pain d’épice et te laisse pas manger !

- T’inquiète pas, Ninnin, il y a longtemps que j’ai modifié la fin de l’histoire ! »

 Belle région, n’est ce pas ?

Carte géo Alsace

 

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Ze remercie Marc et Annie pour leur accueil merveilleux, et aussi mes cousins Marine et Sylvain que z’adore.

 

Les expositions de Ninnin : Berthe Morisot

Mardi 24 mars 2020

Le musée virtuel de Ninnin

Berthe Morisot

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Les belles expos sont souvent à Paris. Z’y ai mes habitudes. Métro de Rouen, train Rouen-Paris. Arrivé à Paris, z’ai un creux ! Dom (mon humaine) et mémé Monique sont bien organisées.

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Au dernier étage des galeries Lafayette, il y a de quoi manzer, avec une belle vue sur l’opéra si on sait choisir sa table. Ze sais choisir ma table. Après, ze suis prêt pour l’expo. Allons-y !

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Berthe Morisot au musée d’Orsay. Wouah le monde ! Ze suis pas le seul à avoir eu l’idée ! Berthe Morisot. Née en 1841. Seule femme peintre, dans un monde d’hommes au 19ème siècle. Elle en a bavé ! L’école des beaux-arts est interdite aux femmes. Incroyable, non ?

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Alors, elle s’entête, prend des cours privés, se fait sa place parmi les impressionnistes, peint « la vie moderne », sa sœur, les enfants. Allons voir « cache-cache », 1873.

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Wouah ce dégradé de verts ! Et les robes blanches, avec des nœuds noirs ! 1873, c’est son entrée parmi les impressionnistes. Cette toile a été présentée à leur expo. C’est justifié ! Maurecourt, dans les Yvelines a bien changé.

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Le port de Lorient, avec, au premier plan, sa sœur Edma. Manet était admiratif de cette œuvre. Moi aussi. Toute la foule autour de moi chauffe la salle. Z’ai mal aux pattes arrières et z’ai une grosse soif.

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Le musée d’Orsay est une ancienne gare avec des salons magnifiques. Ze vous dis pas le prix de la limonade, mais pour voir le plafond et les lustres, ça valait le coup. Ah, ça va mieux !

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Berthe a vraiment le don des robes blanches, pour faire chanter les couleurs en arrière-plan. Elle épouse Eugène Manet (le frère du peintre) à 33 ans. Il gère la carrière de Berthe, vend les tableaux, lui achète son matériel. Un couple super moderne !

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Tiens, zustement, le voilà, avec leur fille Julie. On connait un max de tableaux avec Julie qui deviendra peintre aussi. Hélas, il est temps de repartir. Mais une surprise m’attend dans le hall.

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L’ours, de François Pompon ! LE chef d’œuvre, à mon avis. Ze ne résiste pas à un selfie (un égoportrait). Et ze passe un pitit moment à la boutique. Ze ne pensais pas que m’offrir le livre de l’expo serait une si excellente idée.

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Pendant le confinement, z’occupe les oursons. La Culture !

Touzours pris par nos occupations, on n’a jamais le temps.

Là, on l’a, le temps.

Pour situer Rouen et Paris :

carte géo Paris

 

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Nounours perd son papa !

Dimanche 8 septembre 2019

Nounours, adorable marionnette de la télévision, souhaitait à tous les enfants « Bonne nuit les petits… » . Le marionnettiste qui l’a créé en 1962, Marcel Ledun, est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à l’âge de 90 ans.

Souvenez-vous, enfants des années 60, 70 et 90 : Nounours, adorable marionnette de la télévision, souhaitait à tous les enfants « Bonne nuit les petits… » .

Le marionnettiste qui l’a créé en 1962, Marcel Ledun, est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à l’âge de 90 ans, à l’Ehpad Saint-Antoine de Lille où il venait d’être placé, rapporte ce samedi La Voix du Nord.

Il avait été appelé par le producteur Claude Laydu pour animer l’émission quotidienne, qui avait fait des cartons d’audience sur l’ORTF, puis la RTF et France 2.

Trois « saisons »

Dans sa première version, Gros Ours, conduit sur un nuage par Ulysse le marchand de sable, rend visite à P’tit Louis et Mirabelle dans leur pavillon, et parle un peu avec eux avant de remonter sur son nuage d’où le Marchand de sable lance la poussière dorée qui leur procure le sommeil.

Lors de la deuxième saison, de nouveaux enfants, habitant cette fois-ci en appartement et nommés Nicolas et Pimprenelle, remplaceront P’tit Louis et Mirabelle. Gros Ours sera rebaptisé Nounours.

Enfin, durant la troisième saison, Nounours habite avec sa sœur Émilia et son neveu Oscar dans la « grotte aux Ours », en haute montagne. Tous trois sont aux prises avec des marmottes turbulentes, Trotte, Tricotte et leurs enfants Pirouette et Gline-Gline.

Pour les nostalgiques, une chaîne officielle sur YouTube, spécialement consacrée à l’émission, a été créée. Elle compte plus de 22 000 abonnés.

Et toi, C’est quoi ta couleur ?

Dimanche 30 décembre 2018

Le secret de Ninnin

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 Pour noël, z’ai été super gâté : des ticheurtes imprimés avec mes photos de voyage, un ensemble en laine pull-bonnet-foulard, une chemise carreautée pour mon prochain séjour au Québec, des chaussures pour courir vite, des chaussettes à mettre dans les chaussures,

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 une visite du musée Picasso à Paris (z’adore les expos de peinture) et aussi des grands magasins.

 

 et un livre d’eMmA. « Et toi, c’est quoi ta couleur ? » Ici, chez Dom (notre humaine), personne ne se posait la question, avant le livre. On vit heureux, sans distinction de couleur, d’espèce, de sexe. Tous ensemble, ouaih !

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Mais avec le livre d’eMmA, on s’est identifiés. On a réfléchit. Blanc, c’est simple. Encore que si on regarde bien, y’a des nuances de blanc. Dans le livre d’eMmA, 8 enfants souffrent de leur différence.

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Il y a Jules, qui a les cheveux roux. Groupi a formé le quatuor des oranges et ils se sont trouvés plutôt jolis.

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Il y a Lin-Mei qui est beaucoup moins jaune que mes cop’s, et sans taches noires !

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Le troisième, Corentin, dit qu’il est parfois rouge. Z’y crois pas !

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Fatou parle de la maladie bleue.

« - Dis donc, Ninnin, être bleu, c’est pas une maladie !

- Cocorico ! Une photo des bleus ? Je veux y être ! »

Ze me suis souvenu que Dom a acheté tous les bleus en solde. Elle disait que les gens n’en voulait pas et que ça l’arrangeait bien, parce qu’elle les adore.

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Dans le livre d’eMmA, Arturo est noir de cheveux. N’allez pas faire des remarques à Jonah, pasqu’il est très pitit, et très costaud. C’est le meilleur au rugby. Les «  tounoirs » gagnent toujours !

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Chez nous, avec une maman noire et un papa blanc, on peut être gris, ou noir et blanc, comme Pi-Tchoun. Augustine, dans le livre, dit qu’elle se sent rose. Dom n’aime pas le rose, pourtant, il y en a parmi nous. Elle respecte et accepte. On naît rose, on ne choisit pas !

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Titou, très inspiré par Yves, qui a écrit la préface du livre, a groupé les pitits pour faire la somme de leurs différences et consoler Marcel. Un bel arc-en-ciel.

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« - Et moi, c’est quoi ma couleur ? »

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Sandhiya est  brune de peau, mais quel brun ? Où s’arrête le brun et où commence le beige? Ze vous laisse choisir !

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À la fin de cette séance « photos de couleurs », on s’est remélangés comme avant.

 livre fini

Mais d’un coup, en voyant les autres poser chacun leur tour, être sûrs et fiers de leur couleur, un étrange malaise m’a envahi et tout m’est revenu en mémoire : Et moi, c’est quoi ma couleur ?

 Ninnin 

Ze m’appelle Ninnin,
Ze suis un nounours Boulgom, de Chaponost, près de Lyon.
Quand ze suis arrivé chez Dom ( mon humaine), il y avait déjà Ninnin ( le chouchou de Yannick), Ninnin-Brun, Ninnin-Jaune, Ninnin-Rose, Ninnin-Beige.
Et moi, c’était quoi ma couleur ?
Dom ne savait pas lire, alors elle a demandé à son grand frère Yannick de regarder sur ma boite de naissance.

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Il a retourné le carton dans tous les sens et a dit : « Champagne »
Ils étaient bien embêtés. Ils trouvaient que Ninnin-Champagne n’était pas un prénom convenable.
Dom a dit :  » Je ne veux pas qu’on se moque de lui en disant qu’il boit »
Yannick a ajouté :  » Ça fait trop riche, trop vantard, mais Ninnin-Beige on ne peut pas, il y en a déjà un ici.
Moi z’étais triste. Pourquoi ma couleur leur plaisait pas ? Z’avais peur qu’ils me trouvent moche et que Dom ne m’aime pas et que ze vieillisse tout neuf, dans ma boite en carton, tout malheureux.
Dom l’a bien compris et m’a rassuré :
 » Tu es le plus beau nounours que j’ai jamais vu. Pas beige, pas blanc, pas brun….. Champagne ! Le luxe et la perfection à la française. Je t’adore pour la vie. Mais pour que tu n’aies pas d’ennuis avec ton nom, sans mentir sur ta couleur, on a trouvé une solution : Le Ninnin de Yannick accepte de changer de prénom. Il sera Ninnin-Blanc, et toi Ninnin. Moi, je saurais bien que tu es Ninnin-Champagne, c’est l’essentiel !
Grâce au livre d’eMmA, tout est remonté dans ma mémoire. 50 ans plus tard, ze me souviens.

Mais surtout, z’ai envie d’être fier de ma couleur, z’en ai le droit. Pas de ma faute, si ça fait Luxe, ou riche. C’est pas honteux ! Ze ne veux plus la cacher !
Alors quand on me dira :
 » Et toi, c’est quoi ta couleur ? »
Ze répondrai  » Champagne ! « 
Dom a promis d’en faire autant. Et un grand vent frais est entré dans mon cœur ce soir.
Merci eMmA !

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D’ailleurs, depuis l’arrivée de Floni, cette semaine, ze crois bien que ze suis plus le seul « Champagne ».

 

Suivez le lien vers  le  livre  d’eMmA

livre fini

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Coup de folie à Honfleur

Mardi 25 septembre 2018

Coup de folie à Honfleur,

Comment la chaleur peut faire faire des folies à un nounours raisonnable….

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« - Dom, ze t’assure, c’est pas la bonne route, pour aller chez Nathalie.

- T’inquiète pas, mon Ninnin, je suis sûre de moi.

  ab

- Regarde, Dom, Le Havre, «  l’hôtel Oscar » de Nathalie, c’est de l’autre côté du pont, au nord de la Seine. Par ici, c’est Honfleur, au sud.

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 - Bien sûr, mon doudou, mais Nathalie a vendu l’hôtel et acheté un magasin. Le magasin, c’est par là.

- Ah bon ! Mais pourquoi tu m’as jamais emmené ?

- Je pensais que ça ne te plairait pas. »

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Comment elle a pu penser ça ? Tout m’intéresse ! Bon, pas trop les jets d’eau-qui-mouille, mais il suffit de contourner.

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La navigation maritime, ze connais. Z’ai fait trois croisières en Norvège. Ze peux aider ! Ze suis de Saint Nazaire, z’aime les ports.

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Wouah ! Les belles maisons en hauteur ! Z’avais déjà vu la photo, mais jamais en vrai ! Et Dom qui voulait me priver de ça !

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« - Salut, Toi ! Chez Nathalie, un magasin tout neuf, tu connais ?

- Les magasins, c’est derrière moi, ou alors, rue du Dauphin. Y’a de chouettes boutiques de biscuits, de bonbons, de sardines. Hum ! Un délice !

- C’est sûrement ça ! Z’y vais ! Merci ! »

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« - Dom, le pitit Champlain, c’est bien le quartier où habitent Octavie et Aurélie, mes copines québécoises ?

- Oui, mais Champlain, c’est le nom de ce Monsieur qui a fondé Québec en partant d’Honfleur. »

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Le Québec, c’est mon prochain voyage. Ze fais Roissy-Québec direct. Alors, sûrement, en 2020, à Québec, il y aura le quartier du Pitit Ninnin. Hihihi !

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En attendant, ze dois trouver la rue du Dauphin et le magasin de Nathalie que Dom voulait me cacher. Ze me demande bien pourquoi. C’est pas son genre. On partage tout !

« - Ninnin, tu dois lever la tête. Dans cette église, c’est le plafond qui est beau.

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Deux coques de bateaux retournées faites par les charpentiers de marine.

- Impressionnant, Dom. »

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Vraiment joli, le quartier. Mais elle est où, cette rue ? Ze vais me renseigner auprès des habitants. C’est le mieux.

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« - Par là, tu es sûre ?

- Ah oui ! La boutique de Nathalie, multicolore, avec de merveilleux produits. Je sais ! »

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Elle a raison, c’est là. Ze vais me promener dans la rue et ze verrai bien Nathalie dans la boutique.

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Woui ! C’est bien elle, derrière cette vitrine !

« - Ninnin, il faut que je te dise..

- Rien du tout, Dom, ze rentre ! Tu pourras pas m’empêcher ! »

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Horreur ! Des dizaines de savons de toutes les couleurs et de toutes les odeurs-de-propre imaginables. Boeurk ! Z’en ai la tête qui tourne ! Ze comprends mieux pourquoi Dom  ne m’a jamais emmené !

« - Nathalie, tu as senteur « doudou-pas-lavé-depuis-des-années » ?

- Hihi, non, Ninnin. Mais j’espère bien que tu vas m’aider à tester ma nouvelle gamme de produits.

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- Ces pitits bonbons à tous les parfums ? Ze veux bien !

- Attention, Ninnin, ce sont des boules qui parfument l’eau du bain. N’y goûte pas et viens par ici.

- Pouah ! L’enfer, cette boutique !

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- Que dirais tu de ce gel douche au miel, accompagné de savon, solides ou liquides ? Je compte sur toi pour essayer et me rapporter ton expérience.

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Ou alors ces mini-savons ? Un lot de 6 ?

- C’est trop beau, tous ces pavés multicolores. Et tes produits au miel sont tentants.

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Nous, on n’est pas pressés d’entrer dans l’eau, mais toi ! T’as peur de quoi ? Tu vas pas fondre ! Et puis, il fait 34°C depuis 15 jours. C’est le moment idéal !

- Euh. Z’ai faim. Vous me tournez les idées, ze me reconnais plus et ze peux pas réfléchir quand z’ai faim. »

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Galette complète et jus de pomme pour faire glisser. Régine, la patronne, mange avec nous. Ze vais beaucoup mieux.

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Ze note l’adresse. Plein de disques vinyles anciens aux murs. Z’adore cet endroit. Z’ai ma pitite idée pour améliorer la déco !

Retour chez Nathalie.

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« - Aller, vas-y ! Mets-moi celui-là !

- Tu me diras, Ninnin. J’ai vraiment besoin de ton avis.

- Parole de nounours, dès demain, ze teste. Tu me fais visiter Honfleur ?

- Viens, Ninnin. »

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Depuis qu’elle est ici, Nathalie connait tout : les patrons des magasins et des restos, les belles églises,

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les rues typiques. Pavés et colombages. Magnifique !

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«- Tououte ! En route, les cop’s ! Suggestion du jour : Cap à l’ouest, droit sur le Québec, comme Monsieur Champlain !

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- Ninnin, finir l’après midi dans le jardin de Nathalie pendant qu’on papote, ça te dirait ?

- Woui, bien sûr ! »

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Ze suis pas crop mal installé. Les filles peuvent papoter un max. Comme d’hab, on rentrera de nuit, z’ai le temps de faire une sieste.

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Le matin suivant, il fait déjà 22°C au réveil. Idéal pour un séchage rapide. Verveine ? Miel ? Z’ai encore un peu de temps avant de me décider.

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Ze dois tenir parole. Testeur officiel des savons de Marseille, c’est un honneur.

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Miel, lait d’ânesse, verveine. Le grand bain où z’ai pas pattes. Une eau à bonne température et mes jouets préférés. Rien ne manque. Dom a mis le paquet !

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Un, deux, trois :

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Youhou !

 bh

Pas de danger : Une grosse force me fait vite remonter à la surface. La poussée d’Archimède. Mais si, vous savez :

Faites un moule en forme de Ninnin, remplissez-le d’eau.

Pesez l’eau, pesez-moi.

Poids eau>poids Ninnin

donc, ze flotte !

 bi

Une fois mouillé, z’adore rigoler dans l’eau. Ze fais des longueurs,

 bj

ze recommence plein de fois le plongeon et éclaboussant bien partout à chaque fois.

 bk

Et ze refais des longueurs. Dom arrive, voit l’eau partout, ne dit rien pasqu’elle est prête à tout pour que ze prenne un bain. Z’en profite.

Elle prépare le pitit bain, plus pratique pour le lavage-rinçage.

 bl

Ze choisis « miel de Provence ». C’est ce que Nathalie m’a conseillé.

 bm

Dom me met du produit partout, me frotte, me rince. Avec respect et douceur, quand même !

Surprise : le produit part vite de ma pluche, contrairement à mon ancien shampooing qui s’incrustait ! Agréable !

 bn

Ze sens bon, sans faire éternuer Dom qui est allergique à tout. Indispensable pour ne pas être privé de câlins et de bisous pendant de longues zournées ! Parfait !

 bo

Sous l’œil bienveillant d’Amandine, ma copine, ze sèche dans la journée, grâce aux 34°C du mois d’août. Génial, le réchauffement climatique !

 bp

Un mois plus tard :

« - Yves, un énorme pot de ta crème de marrons préférée en échange d’une dédicace sur ton « 45 tours virages » pour le Bacaretto, c’est possible ?

- Et comment, Ninnin ! J’adore ton nouveau parfum. Miel, c’est ça ?

 bq

- Ahh !

- Ninnin, Ninnin, réveille toi ! Tu as crié !

- Un gros cauchemar, Amandine ! Nathalie avait vendu son chouette hôtel pour un magasin de savons, z’avais eu plaisir à prendre un bain, ze sentais encore un mois plus tard !

 br

- Rêve, ou réalité ? Hihihi. À renifler ton odeur, moi, je sais !

Les autres n’auront qu’à visiter Honfleur pour en avoir le cœur net ! »

 

 

Avec, par ordre d’entrée en scène :

La Maison du savon de Marseille, 27 rue du Dauphin, Honfleur.

Le Bacaretto (chez Régine et Hervé) 44 rue de la chaussée, Honfleur.

Yves Duteil. Photo : Sylvie Legall (merci !)

Éclipse totale de lune

Mardi 25 septembre 2018

Ninnin et l’éclipse du 27 juillet 2018

 

 11 éclipse aa

En tant qu’astronomours, ze me devais d’y être. En grande tenue d’apparat. L’éclipse de lune du siècle. La veille, z’avais pris des repères et de belles photos. Depuis le début de l’été, il faisait un grand soleil magnifique. Ne rien laisser au hasard.

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Le 27, bien avant l’heure, ze suis retourné, sûr de moi, au lieu d’observation choisi. Pas grave, ces nuages. Ils vont passer. Ils me laissent le temps d’installer le matériel.

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Le même pied de photo que dans les rocheuses, la même excitation. Mon site est parfait. Tout devait  bien aller.

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Oui, mais voilà. Ze n’ai vu que ça de ciel bleu. Rien à faire ! Jaloux de la France entière, ze téléphone fébrilement partout : personne ne voit rien ! C’est consolant ! Sauf ma cousine Marine, à Nancy.

 11 éclipse ae

Les photos de la lune, prises la vieille, c’est plutôt énervant ! Et puis, il s’est mis à pleuvoir. Fort. Mais vraiment fort !

 11 éclipse af

Ze suis remonté bien triste dans la voiture et c’est là que Brigitte à appelé :

« - Allo, Ninnin. Je ne vois rien, et toi ?

- Rien non plus !

- Que dirais-tu de me rejoindre à Lyon, dans quelques jours, pour des observations de nuit, avec mon énorme télescope ?

- Génial Brigitte ! Lyon, c’est ma ville natale. Z’arrive ! »

 

Grâce à Brigitte, z’étais plus triste du tout. Une nouvelle aventure allait commencer.

 

 

Ze suis « fleur bleue »

Mardi 25 septembre 2018

Ze suis « fleur bleue »

Pas la peine d’aller loin de chez soi pour voir de belles choses…..

 7 lin a

Wouah ! Z’y suis ! Depuis le temps que Dom (mon humaine), me parle de ces magnifiques champs de lin, sur la route de Bernay. Depuis le temps qu’elle refuse de m’emmener sous prétexte qu’elle y va pour bosser.

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Sous prétexte qu’il faudrait partir plus tôt, parce que l’après midi, les fleurs sont fermées et qu’elle déteste se lever avant l’heure.

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Sous prétexte que le lin en fleurs, ça dure à peine une semaine et qu’elle ne peut pas prévoir.

Z’ai balayé tout ça d’un regard de pov’ nounours mal aimé. Z’y suis !

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En rang bien serré, bien droits, bien tracés par le tracteur, ze vous présente « le lin ». Premier producteur mondial : La Normandie.

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Promis, ze me fais discret toute la zournée de boulot.

Heu, z’essaie.

 

L’été de Ninnin

Mardi 25 septembre 2018

L’été de Ninnin

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Il a fait super méga chaud, sans pluie qui mouille, et il fait encore doux, mais c’est l’automne.

Et woui, l’automne, la rentrée, retrouver les potes et bien travailler en classe pour apprendre plein de nouveaux trucs passionnants.

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Un max de boulot : la gelée de mûres pour nous et les copains……

Et de chouettes souvenirs. L’été 2018. Quelle chaleur ! En fait, ze l’ai pas vu passer !

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Début juillet, z’étais occupé à la télé. En direct de Moscou. Z’ai crié, tapé dans le ballon. Rico a beaucoup chanté,

 on a gagné

Et ils ont gagné ! Hihihi ! Du coup, mon maillot ne convient plus, il faut une deuxième étoile !

 coupe du monde-

Z’aime Bapé, Hugo Lloris et tous les autres ! Et surtout cette belle coupe, bien méritée.

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Maintenant, c’est compote de pommes normandes garanties bio.

Pas de beaux voyages très loin cet été ? Mais alors, z’ai fait quoi ?

Pour vous le raconter, z’ai inventé un jeu :

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Dans les prochaines semaines, en revenant régulièrement sur cette page, vous passez vos souris sur les images, vous cliquez, et hop ! Un reportage s’ouvrira. Long, crès long, ou pitit. C’est selon l’aventure. Ze vous promets de vite tout écrire…..

 

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Ninnin retourne au Mans. C’est publié depuis le 23 décembre !

 

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Chez Jean et Jeanine,  C’est publié depuis le 1er  décembre !

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Ze suis « fleur bleue », c’est publié depuis le 26 octobre !

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Eclipse totale de lune, la plus belle du siècle, c’est publié depuis le 26 octobre !

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Coup de folie à Honfleur, c’est publié depuis le 20 octobre !

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Ninnin revient à Lyon.. ou presque ! C’est publié, le 13 février !

 MIR à Rouen

 Et puis, le MIR est revenu, en touriste, pendant 8 jours, sur les quais de Rouen. Un bonheur inattendu ! C’est publié pour la Saint Valentin !

 

Bel  hiver  à tous  et à  crès vite !

Ninnin

 

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Pour sauver Shirley 2ème partie : en route vers Brice canyon

Dimanche 10 décembre 2017

Pour sauver Shirley

2ème partie : en route vers Brice canyon

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Ni drame, ni police. La wifi (prononcez Ouaï Faï) m’a permis de consulter mes zimailles et ze me suis forcé à bien dormir. Pour Shirley. Réveil à l’aube et départ vers Meteor Crater.

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Ze serais venu il y a 50 000 ans, une plaine parfaite s’étendrait derrière moi. Mais voilà, ze suis pas un ours préhistorique. Imaginez : une énorme météorite pesant des millions de tonnes, nickel-fer, lancée à 70 000 km/h arrive du nord et plaf ! Comme une balle de fusil ! Fini la plaine ! Bonzour le gros trou ! 1 kilomètre de large et 60 étages d’immeuble de haut !

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Au prix du gramme de météorite, il y a eu beaucoup de candidats pour creuser. Mais on sait maintenant que 10% seulement ne se sont pas volatilisés pendant le choc. Inaccessibles parce que beaucoup trop durs. Tant mieux !

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Ces cailloux me rappellent ceux du Spitzberg, écrabouillés par les glaciers costaux qui avancent sans pitié pour rien. Tranchés fin, comme du jambon.

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Pulvérisée, la météorite, et 300 millions de tonnes de rochers broyés et déplacés. Ni arbres, ni animaux n’ont survécu. Ze suis bien content d’arriver trop tard pour voir ça.

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Les chercheurs de morceaux en ont quand même retrouvé des beaux. Ze reste un bon moment devant, ému. À cause de la pression, le choc a créé des nouveaux minéraux inconnus sur la Terre ! Pas le temps de verser une larme, il faut repartir. Z’ai Shirley à sauver, et des parcs à visiter !

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 En route, c’est à mon tour d’avoir la place devant. Ron, le chauffeur, est un peu « ours ». Aux arrêts, en fin connaisseur, il me conseille ses biscuits préférés. On s’entend bien.

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« - Dans les plaines du far-ouest quand vient la nuit… ». Hihihi ! Là-bas, au fond, Monument valley. Par respect pour les indiens Navajos qui administrent le site, un changement de tenue s’impose. Retour au vestiaire. Sac de Dom, au fond du bus.

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Ze rêve d’un baptême en camion US, mais Dom dit que si un chauffeur nous invite dans son poids lourd, elle refusera. Des fois, elle est dure à comprendre !

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La chevauchée fantastique ! Avec Ninnin dans le rôle principal ! Les indiens gagnent, aucun cheval ne meure pendant tout le film. Les cow-boys exploitent pacifiquement leurs fermes, en bonne entente avec les navajos.

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Z’ai pas osé porter une plume, parce que ze n’ai pas vraiment fait preuve de bravoure pour le moment. Sauf pour supporter les secousses du 4×4 indien qui nous a conduit zusqu’ici.

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40°C. Il restait une toute pitite place à l’ombre pour déguster mon bison-haricots rouges sans être cuit moi-même et rouge vif avant la fin du repas. Ze l’ai eue. Décision navajo : alcool interdit. Bof, pas grave, z’aime pas !

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Les collines paraissent pitites, de loin, mais elles sont bien grandes, en fait ! Clint  Eastwood est monté au sommet pour « retour vers le futur ». Ze suis pas assez motivé. Ze vais me contenter d’admirer d’ici.

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Ou alors, un pic moins haut ? Ou une dépose en hélicoptère ?

40°C. Pas une goutte d’eau, pas un arbre. Ce n’est pas ici que ze vais trouver Shirley.

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« - Dom, c’est quoi un sonar ?

- Et bien, heu. Tu choisis une direction. Tu cries. Tu attends le retour de l’écho, et ça te donne la forme de ce qui est devant toi.

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- Par exemple, ze crie. Là où est la colline, ze reçois l’écho et là où est la plaine, rien ne revient ?

- Oui, c’est exactement ça. Les sous-marins, les dauphins, les chauves-souris font comme ça.

- Passionnant ! »

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Z’adore la nouvelle fonction de l’appareil photo de Dom : panorama ! Magnifique !

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En version normale, on obtient ça. Moins complet.

Z’ai beaucoup aimé cet endroit, mais il est temps de partir survoler le lac Powel. On entre dans l’Utah, un nouvel état. Pas de frontière ni de douane ni rien. Bizarre !

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La pilote m’a confié la sécurité de la porte. Elle pouvait pas mieux tomber ! Gnak ! Elle a levé le pouce avec un grand sourire, OK !

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Ze prends ma responsabilité crès au sérieux, mais ze n’oublie pas de regarder le splendide paysage du lac.

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Dans le casque de Dom, les explications défilent en français et elle me transmet. En 1966, un barrage a bloqué l’eau du Colorado, qui s’est rempli pendant 17 ans !

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300 kilomètres de long, le deuxième plus grand lac artificiel des USA. On a bien fait de prendre l’avion, parce qu’en canoé, Dom aurait ramé longtemps.

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Bien sûr, de l’autre côté du barrage, le canyon est profond. L’eau est à 26°C. Rien ne pousse. Shirley ne peut pas vivre là non plus.

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Mais ze suis venu de loin et ze peux faire un peu de tourisme sans honte, non ?

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« - Mesdames et Messieurs, nous allons bientôt atterrir. »

 Ze dois reprendre mes fonctions de sécurité et ouvrir la porte quand la pilote m’en donnera l’ordre.

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Mission parfaitement remplie, une visite au sol complète le survol aérien. Le barrage, à gauche. Le pont, à droite. On vient de passer dessus en bus.

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Avant le barrage, le lac est bien rempli, les plages nombreuses.

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« - Ninnin, reviens ! Ne te penche pas comme ça ! 

- Mais non, Dom, ze ne risque rien. Bon, d’accord, ze remonte.

- Tu as vu, Dom, l’eau est très basse de ce côté-là.

- Non, je n’ai pas vu. Ninnin, tu es parfois casse-cou ! »

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Le barrage ne rapporte plus beaucoup d’électricité, mais le tourisme rapporte beaucoup de  dollars. Alors, pour l’instant, l’état préfère garder le barrage. Et moi, ze m’en vais. Z’ai rendez-vous avec Emy.

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La Reine de la Country, c’est elle. Ze suis devenu fan dès la première note. Ze vais tiper, c’est sûr. Le bocal, devant elle, c’est pour le tip. En français : pourboire. Ze laisse un gros billet ou deux. Elle me fait un beau sourire radieux. Il faut tiper partout, aux USA. De gré ou de force. Là, z’ai tipé de bon cœur !

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Brice canyon. Ze suis passé en premier par la boutique. Nico et Flo, mes cousins, m’avaient dit :

« - Tu verras, c’est moins connu, mais c’est le plus beau »

Ze voulais le ticheurte sur les photos.

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Un pitit sentier très très raide, et à nous les cheminées de fées. Liliane et quelques autres ont préféré ne pas descendre trop bas. Mémé Monique, Dom et moi, on est encore jeunes. À nous la belle vue !

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Le soleil a décidé de s’amuser. Ze suis patient. Z’attends. Parfois, un bon quart d’heure, mais ça repose les pattes arrières.  Et hop !

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Lumière ! Mine de rien, ze suis à 2 500 mètres d’altitude. Dam, notre guide, dit que Bryce est un plateau haut, creusé par l’érosion et pas un canyon. Bof, plateau ou canyon, c’est beau !

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Ce rose-saumon surmonté d’une couche blanc-gris avec un fond chocolat, ou Vermillion est splendide.

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Ze veux garder le souvenir de tout ça pour raconter aux oursons, et pour quand ze pourrais plus voyager. Ze m’en mets plein les nœils. Et quelques égoportraits aussi.

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Z’aurais bien imaginé Shirley dans une cheminée de fée, mais non. Pourvu qu’elle me retrouve. Le voyage avance et ça commence à m’inquiéter.

Elle attend peut-être l’éclipse, pour sortir de nuit. Ze serai bientôt fixé.

 

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