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Ninnin sur les pas de Champlain : Le Québec aujourd’hui

Vendredi 28 juin 2019

Ninnin sur les pas de Champlain

Chapitre 2 : Le Québec aujourd’hui

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Il est midi, c’est donc le dîner. Bah oui ! Ze vous explique : le matin, ze déjeune. Le midi, ze dîne, le soir, ze soupe. Z’ai la fin de la zournée pour confirmer mes observations : le Québec est resté la Nouvelle France créée par Champlain et on y parle un étrange français !

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La basilique Notre-Dame. Elle n’a même pas 200 ans. Chez nous, les cathédrales ont au moins 700 ans ! Bien plus belles ! Mais pas de chauffage efficace !

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Le château Ramezay, 1756, premier monument classé, au Québec. En France, les maisons de cette époque sont « normales ». Pas de quoi classer. Justin a raison, les lieux ont les mêmes noms qu’en Normandie.

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Par exemple, Notre Dame de Bonsecours, ici, à 5 300km de Rouen, ou bien à deux pas de chez mon cousin Nico. Les bateaux suspendus en l’air, offerts par les marins survivants de naufrages sont courants aussi en bord de Manche.

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Puisqu’on est là, faisons le tour du port. Il est encore pris dans les glaces. Pas de bateaux de loisir. Hihihi ! Soleil, parasol et mouettes attendent les futurs touristes.

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Il fait 32°F (0°C). Pas de quoi trainer en terrasse ! Et woui, les unités sont anglaises : pieds, pouces, fahrenheit, livres, dollars, piastres, on a bien du mal à se comprendre, mais tout se fait avec le sourire.

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Quand les colons se sont installés, en 1608, la Révolution française et ses unités de mesure n’existaient pas encore. Après, les anglais ont gagné la guerre de 7 ans et imposé leurs mesures, mais pas leurs lois !

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Z’ai compris qu’un dollar, c’est 70 centimes d’euros, qu’il faut 12 pouces pour un pied et qu’un pied, c’est pas ma pattes arrière, ni le pitit pied mignon de Dom, mais celui d’un humain mâle.

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Z’ai aussi compris qu’un « toutou » c’est un « doudou », donc moi. Quand on me propose des vêtements pour toutou, ze dois regarder pour moi et pas habiller mon chien avec.

Demain, retour à Québec, suite de ma mission « français québécois ».

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En deux zours, la neige a drôlement fondu. On devrait rentrer à l’heure et z’aurai tout l’après midi pour continuer mes observations. Comme hier, un bon déjeuner « continental » va m’aider à garder l’esprit clair.

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Une grosse surprise m’attend : pendant que z’étais au spectacle et que ze visitais la ville, le verglas faisait tomber des arbres, des lignes électriques. Plus de 1 000 pannes, 138 000 maisons sans chauffage par moins 6°C ! Brr !

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Finalement, dans ce pays de neige, on ne sait pas mieux gérer les tempêtes que chez nous.

Z’adore les énormes camions, comme dans les rocheuses. Ce tour en bus est parfait pour en croiser un max.

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Et me revoilà au « Pitit coin latin ». Avec l’assurance d’un repas de chef et d’un accueil princier, ze rentre. Ze m’assoie à la table réservée, ze me goinfre, ze ressors. Merci Thierry !

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Dans l’appart, Alvin et Double-dents surgissent :

« - Ninnin, si ze veux mener à bien cette mission, tu dois t’intégrer, gagner la confiance. D’abord, connaître la monnaie, la langue, les sucreries locales.

- Oh non ! Pas les sucreries !

- Prends pas d’chance, Ninnin !

- Dac, les cop’s ! Allez-y.

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- Le dollar canadien. Aucune somme écrite, Ninnin. Écoute bien si tu ne veux pas te faire passer un sapin.

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L’ours : 2 piastres, le canard : 1 dollar, le caribou : 25 sous, le castor : 5 sous et le bateau (bluenose) : 10 sous. Facile ! Tu as compris ?

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- Wouah ! Crop belle l’aurore boréale ! Celle là, ze la garde ! 2 piastres. Il parait que pour voir les aurores en vrai, il faut aller plus au nord. C’est vraiment dommage ! Z’aurais bien vu une aurore sur château de Frontenac, ou bien sur Saint Laurent ! Ce sera pour une prochaine mission. »

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Les boites aux lettres. Impossible de les rater ! Ze suis un nounours moderne, z’envoie mes cartes postales par internet, avec les belles photos que fait Dom (mon humaine). Ze ne devrais pas avoir besoin des boites rouges !

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Les auteurs locaux. En plein « salon du livre », c’est facile !

« - Bonzour, tu lis quoi ? 

- Six degrés de liberté, de Nicolas Dickner ! Passionnant ! Je te le passe, après !

- Volontiers !

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- Et toi ?

- Je suis Dany Laferrière. Je suis né à Haïti, mais je me sens québécois. J’habite Montréal. Je te propose mon prix « Médicis »

- Merci beaucoup. Tu me le dédicaces, s’il te plait !

- Tiens Ninnin. Tu es un chouette nounours. Continue ta quête ! »

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Les drapeaux de la francophonie canadienne. Pas de doute, le français est omniprésent et dynamique. Mais z’ai bien compris que c’est une bataille de tous les instants.

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Les maisons typiques. Rien à voir avec Rouen. Doubles fenêtres qui laissent joyeusement passer le froid, et chauffage à fond. C’est un choix.

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Ici, on dit égoportrait au lieu de selfie, infolettre et pas niouze-letteur, clavarder à la place de chatter. Les québécois sont inventifs et vigilants. On ferait bien d’en faire autant, et d’utiliser leurs mots, si on est trop flemmes pour en inventer !

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Le parlement, où siège l’Assemblée nationale du Québec. En 1793, un gros débat sur les langues a décidé du droit de cité de la langue française. Aurélie et Octavie étudient en français. Parfait pour jaser avec elles !

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Bagarre pour la langue française, bagarre pour les droits des humaines : Paul Gérin-Lajoie s’est battu pour l’enseignement aux enfants pauvres. Marie, sa grand-mère a lutté pour le droit de vote des femmes, avec ses copines Idola et Thérèse. Au fond, Marie-Claire, première élue à l’Assemblée ! Respect !

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Langue, droit, culture et art sont bien vivants à Québec. La nouvelle France ne lâche pas la patate.

« - Ninnin, tu devrais magasiner dans le quartier Saint Roch. Tu as besoin de chance pour ta mission. Trouve Benjo, la Reine de la chanson française.

- Merci cop’s, Z’y vais ! Gros becs ! »

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Étrange endroit, ce quartier Saint Roch ! D’énormes bretelles d’autoroute, en pleine ville. Au dessous, un terrain vague, quelques arrêts d’autobus, et des fresques sur tous les piliers.

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Pas vraiment touristique. Pourvu que ce ne soit pas un piège-à-Ninnin. Le commerce des peaux d’ours existe encore ou est sévèrement puni par la loi ?

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Sur le parvis de l’église, les gâtés-de-la-vie déposent ce qu’ils ont en trop, les sans-abri prennent ce qui leur faut. Chouette idée !

Comment ze vais reconnaître Benjo ? Tiens, quelqu’un chante, de l’autre côté de la rue. Allons voir.

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« - Salut Ninnin ! Je suis Benjo ! Touche mon bedon, regarde moi dans les yeux, fais un vœu ! »

Z’ai touché, regardé, fais un vœu. Ze vous dirai pas quoi.

« - Tu aimes la chanson française ? Pour être exaucé, tu dois déposer des chaussures sur la tombe de notre maître à tous : Félix Leclerc.

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- Tout le monde m’en parle, de ce Félix : Mais il est où ?

- Sur l’île d’Orléans, à quelques minutes en voiture. File, et n’oublie pas : des chaussures que tu as bien usées, bien aimées ! Avant de partir, prends-toi une chemise carreautée dans ma boutique, tu seras totalement intégré »

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De retour à la maison, Dom a été facile à convaincre.

« - Oh, que tu es mignon dans cette tenue ! Félix Leclerc, l’île d’Orléans ? Excellente idée Ninnin ! Demain, on loue une voiture et on y va. Mais pour l’instant, il faut dormir.

- Tout à fait d’accord. Ze commence à cogner des clous, moi. »

 

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Un dictionnaire Québec-France est disponible icite !

 

Ze remercie Aurélie, Francette, Octavie et Thierry de leur accueil et de leur aide permanente, sans qui cette aventure n’aurait pas été possible, le musée Grévin-Montréal et ses gentilles photographes, Yves et sa patience.

Dictionnaire Québec-France

Vendredi 24 mai 2019

québécois

français

tabarouette

zut

puck

Palet de hockey

jaser

bavarder

Dormir au gaz

Etre passif

Tricoté-serré

Soudés, unis par un lien fort

toutou

nounours

Prends pas de chance

Prends pas de risques

Se faire passer un sapin

Se faire avoir

Ne pas lâcher la patate

Tenir bon

magasiner

faire les magasins

Gros becs

bises

Chemise carreautée

Chemise à carreau (rouge et noir)

Cogner des clous

Lutter contre le sommeil

Chauffer le char

Conduire la voiture

icite

ici

Je suis correck (correct)

Tout va bien

turlutter

chanter

La tuque et les mitaines

Le bonnet et les gants

Les babiches

Les raquettes (pour la neige)

Tomber des peaux de lièvre

Neiger à gros flocons

Rester assis sur son steak

Rester à ne rien faire

Tourner les coins en rond

Faire vite et mal

magané

fatigué

pantoute

Pas du tout

Des bas

Des chaussettes

caler

La débâcle du fleuve

C’est ben plate

C’est bien dommage

Les lumières

Les feux de signalisation

Attache ta tuque avec de la broche !

Accroche toi !

 

Ninnin sur les pas de Champlain : Quelle mission ?

Vendredi 24 mai 2019

Ninnin sur les traces de Champlain

Chapitre 1 : Quelle mission ?

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Écoutez bien !

L’aventure que ze veux vous raconter commence ici, à Honfleur, l’été dernier.

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«  Samuel de Champlain est parti d’ici, en 1608, pour fonder Québec »

Fonder une ville entière ! Quelle belle épopée ! Z’adorerais qu’il me raconte. Mais depuis 1635, il n’est pas revenu à Honfleur. Une idée d’aventure germe dans ma tête.

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« - Dom, il est parti avec ce genre de bateau, Samuel ? Il faut combien de temps pour la traversée ? Tu es bientôt en vacances ?

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- Hihihi, non, mon doudou. Il est parti avec ce genre de bateau et mes vacances n’y suffiraient pas. Il faut plusieurs mois pour traverser l’océan Atlantique jusqu’au Canada. »

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Z’ai su crouver les mots. Demain, on embarque dans un gros avion blanc. Paris-Québec direct, en 7h30, Octavie et Aurélie pour m’accueillir là-bas. Ze suis excité comme un ourson.

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Honfleur ! Ze fais le même trajet que Samuel, sans risque, loin de l’eau, et sans perte de temps. Le Canada a été français, puis anglais, puis indépendant. Z’ai révisé l’anglais avant de partir. Pour assurer mes relations avec les habitants.

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Comme prévu, 6 heures plus tard, les rives du fleuve Saint Laurent, la baie des sept îles où vivent les indiens uashat.

Pas comme prévu, le pilote (un as) nous pose à Québec en pleine tempête.

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Il neige à gros flocons. Il en faut plus pour ralentir mes recherches. La fresque des québécois ! Là, à la fenêtre, Samuel de Champlain !

« - Youhou ! C’est moi, Ninnin ! Z’ai des questions à vous poser ! »

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Pff ! Ze me suis trompé ! Ceci n’est pas Monsieur Champlain, c’est une peinture sur un mur ! C’est triste. En plus, Dom (mon humaine) a les doigts gelés et l’objectif plein de flocons. Allons plus loin.

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Rue du pitit Champlain, une des plus anciennes d’Amérique. Une rue à son nom ! Il est célèbre, ici. Ze vais devoir ruser pour l’aborder, sauf s’il est resté très simple.

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Ze me suis sérieusement refroidi depuis mon arrivée. Devant la salle de spectacle, une cabane à sucre et un brasero. Génial pour se réchauffer un peu. Vous m’avez trouvé ?

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Chemise à carreaux rouges et noirs, raquettes et sirop d’érable. Aah ! Ça va mieux, ze peux continuer.

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D’un coup, ze me sens pas bien. Z’avais pourtant hâte de le voir, le château de Frontenac. Depuis 40 ans, ze le reçois en carte postale. Ze ne suis pas resté longtemps réchauffé. Ze suis glacé  zusqu’au cœur de mousse.

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« - Tu crois qu’on peut rentrer ?

- Non, pas ici, Ninnin. En plus, tu es un ours, et le commerce des peaux a longtemps été une grande source de revenus à Québec. Tu n’as nulle part où aller ?

- Ah woui, ze sais ! Le pitit coin latin ! Salut cop’s ! »

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Ze reprends mes esprits devant le chocolat chaud réconfortant de Thierry : On parle français, les rues sont françaises, les prénoms et les noms de famille sont français. Après 350 ans de domination anglaise ! Trempé-glacé des oreilles aux pattes arrières, ze renonce à mes recherches pour auzourd’hui.

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Le lendemain matin, z’ai récupéré. Le mieux pour comprendre des lois, c’est de rencontrer des membres du gouvernement. Et de poser les bonnes questions. Ze vais à Montréal, Capitale du Québec.

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Francette a dit : « le plus rapide, le moins cher, c’est le bus ». C’est parti ! Bien au chaud, wouifi gratuite. Toilettes au fond. Ceinture obligatoire. Tout le confort moderne !

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Il neige toujours. On a une heure de retard, mais ze peux pas réclamer, ce ne serait pas convenable. On arrive, et c’est l’essentiel. Montréal, les Jeux Olympiques de 1976, son équipe de Hockey !

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« - Eh, l’ours, pousse toi de là. Tu vas prendre un coup de puck !

- Z’ai oublié mes patins ! Le gouvernement, Justin Trudeau, c’est par où ?

- Deux rues plus loin ! File, tabarouette !

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- Ah, ouf, bonzour Justin. Ze mène une enquête sur Samuel de Champlain et le français parlé au Québec.

- Bonjour Ninnin. Ravi de jaser avec toi. Dans les années 60, on imaginait une assimilation complète. Tout le monde en anglais.

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Mais au balcon de l’hôtel de ville de Montréal, le Président français, Charles de Gaulle a crié « vive le Québec libre ». Juste après, le parti québécois a été fondé.

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Il a pris le pouvoir en 1976. Vas à Québec, parce qu’à Montréal, l’anglais domine depuis quelques années. Dans les affaires, l’informatique, la vie. Nous sommes à nouveau menacés. Mais tu peux compter sur moi, je ne vais pas dormir au gaz.

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Nos plaques d’immatriculation sont en français. Nous nous souvenons que nous venons de France. En grande majorité de chez toi, de Normandie ! Je file mais quelqu’un avec qui tu es tricoté-serré veut te voir.

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-Bah Yves ! Qu’est ce que tu fais là ?

- C’est la semaine de la francophonie ! Justin m’a reçu, le parlement aussi. Tu sais, en 1985, poussé par Félix Leclerc, j’ai écrit « la langue de chez nous ». Un hymne ici !

Je t’ai gardé une place pour mon concert de ce soir. Tu viens ? »

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Sur la photo de famille, ze suis au troisième rang, tout à droite. En France, il est 6 heures du matin. Hors de question de refuser une telle invitation. Justin parle tout de même un drôle de français, non ?

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Une dernière recherche avant de dormir : C’est qui, Félix Leclerc ? Poète, écrivain, engagé pour la souveraineté du Québec et la défense de la langue française. Une référence !

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Après une bonne nuit, z’ai choisi le déjeuner (pitit déjeuner en français) « continental ». Dom a rajouté sa poudre de chocolat dans le verre de lait chaud. Ze suis prêt.

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Le soleil a chassé la neige. Z’ai une zournée pour visiter Montréal. Bof, pas mon style, ces gratte-ciel, ni les promenades en sous-sol sur 29 km sans mettre la truffe dehors.

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Cathédrale Marie-Reine du Monde. Ze peux enlever les moufles et le bonnet. En 1642, les missionnaires français ont fondé Montréal et ont essayé de convertir les autochtones (les amérindiens). Ze suis pas trop d’accord. Chacun croit ce qu’il veut.

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Beaucoup plus récente que les nôtres (1894), néobaroque, copiée sur celle de Rome, elle a des gros radiateurs ! Il fait super chaud. Z’enlève aussi mon anorak et ze me détends.

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Elle est catholique et à gardé son nom français, cette cathédrale ! Pas normal, dans un pays anglais avec la religion anglaise. Ze n’ai qu’une zournée pour visiter Montréal. À pattes, mission impossible. En hélicoptère ?

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D’autant que la neige tient encore au sol malgré les tonnes de sel déversées sur les routes et les trottoirs. À droite, les statues de la corniche de Marie. Devant, la place Ville-Marie, l’ancien nom de Montréal. Devant moi, la solution : La banque royale et ses 46 étages.

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Ze prends un aller-retour. La dame de l’accueil adapte le badge à ma taille. Ze me dirige vers les ascenseurs et youpi !

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Pour la première fois depuis mon arrivée, ze vois le fleuve Saint Laurent, et une bonne partie de la ville. Visionnaire, Monsieur Champlain avait identifié l’île de Montréal comme un bel emplacement pour le commerce des fourrures. Euh. Les fourrures d’ours ?

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Deuxième ville du Canada, 1 700 000 habitants. Il ne s’était pas trompé. Pas le temps d’aller au mont Royal, et avec la neige tombée ces derniers jours, pas sûr que ses chemins soient dégagés.

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La glace sur les vitres s’écroule de temps en temps et me fait sursauter. Ze repère le trajet vers le vieux port. Les gens qui me croisent crient :

« - Oh le beau toutou ! ». Z’y comprends rien !

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Avec la glace, le ciel bleu et les immeubles, Dom s’amuse à faire des photos d’art. Z’aime bien les idées étranges de mon humaine. Puis on redescend.

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Z’ai un creux sérieux. Si ze veux être en forme, il faut manger. Sinon, ze vais pas tenir le coup, et cette publicité m’inspire. Le français est la seule langue officielle du Québec. Tout est quand même en anglais aussi. Frites, sauce, viande, foie gras ? Un peu de tout m’irait crès bien !

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Ze suis entré dans le premier resto venu. L’aventure fait une pause. Champlain ou langue française, quelle mission ze poursuis ? Les deux !

 

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 Un dictionnaire Québec-France est disponible icite !

Ze remercie Aurélie, Francette, Octavie et Thierry de leur accueil et de leur aide permanente, sans qui cette aventure n’aurait pas été possible, le musée Grévin-Montréal et ses gentilles photographes, Yves et sa patience.