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Pour sauver Shirley Ninnin aux USA 5ème partie

Lundi 5 mars 2018

Pour sauver Shirley

Ninnin aux USA 5ème partie

 le Dakota du sud

    

Z’ai rempli une partie de ma mission : déposer ma pétition à Monsieur Trump. Z’ai une grande confiance dans les potes que ze vient de croiser.

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 D’autant plus qu’ils ont raison : Les armes sont autorisées dans les musées, à condition de les montrer aux agents de sécurité ! Ze crois rêver ! T’imagine ça, au Louvre ? Z’entre quand même. Prudence, Ninnin !

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Mais c’est quoi, ce musée ? Z’ai Shirley à retrouver et ze perds mon temps ici ?

« - Dom, on part voir les Badlands tout de suite ?

- Je te propose juste de changer de salle, Ninnin. Les œuvres devraient mieux te plaire. »

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« - Salut l’Ours. Un coin sympa, sans armes, dans ton musée, tu connais ?

- Oh oui, le soir, après la fermeture, je me promène dans la salle indienne et aussi, celle des peintures de Frédéric Remington, ma préférée.

- Merci ! Ze fonce ! »

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Z’ai pas vraiment la tenue adaptée, mais ze ne m’attendais pas à visiter un tipi dans un musée cow-boys.

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Un jouet que ze rapporterais volontiers à mes oursons, mais rien n’est en vente.

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Ah woui, là, c’est beau ! Earl Biss, 1977. Et puis, un artiste, ça ne tire pas au révolver sur un ours ou sur un indien. C’est ursophile, pacifique.

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Bah voilà. Un artiste, ça admire la nature. Ces sculptures sont extraordinaires. Finalement, z’ai bien fait de rester.

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Oh ! Chic alors ! Le vieux fidèle ! Et Lower falls ! Z’ai vu tout ça en vrai et maintenant, en peinture !

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Frédéric Remington. L’Ours a raison. Sa région de jeunesse est vraiment bien représentée. Du style, du goût. Ze reste un bon moment puis il faut repartir.

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En chariot, comme les pionniers ? Hihihi, non ! Dans le bus ou un changement de tenue s’impose encore. Indien, cow-bear. Compliqué, l’Amérique à deux peuples !

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Et on change encore d’État : bienvenue dans le Dakota du sud. Chaque état a ses plaques, un peu vantardes. Ici, c’est le mont Rushmore qui est la vedette. Il est au programme. Ze vous expliquerai bientôt.

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Depuis que z’ai porté ma pétition, ze m’autorise une plume. Là-bas, au loin : Devils tower (la tour du Diable). Site sacré pour les indiens Lakota.

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Eux, ils l’appelaient « le tipi du grizzly ». Les indiens kiowas disaient « l’arbre de pierre ».

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Ze vous raconte sa formation : Sept jeunes indiennes se promenaient ici. Un grizzly qui passait par là les poursuivit.

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La roche s’éleva du sol pour les protéger, si haut que les sept indiennes atteignirent le ciel et furent transformées en étoiles. Formant la constellation des pléiades (les 7 étoiles dans le ciel, très proches, qu’on voit bien la nuit, l’hiver. Merci les astronomes du car. )

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Super méga énervé, le grizzly a griffé la roche tout autour, pour essayer de les attraper. C’est lui qui a fait les grandes rainures verticales qu’on voit derrière moi. Il n’a pas réussi à manger les indiennes.

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Avant que ze commence l’ascension, Dam (notre guide) m’a dit :

« - Ninnin, si tu te sens très fort indien aujourd’hui, de toute ton âme, ce lieu est sacré.

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Laisse un morceau de tissu qui t’appartient, noué à un arbre. Les indiens font ça. Tu peux le faire aussi. Avec respect. »

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Ze choisis un arbre. Ze défais mon bandeau. Ze le noue autour de l’arbre. Tourné vers mon ciel du dedans, ze suis un nounours indien.

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Pour qu’il résiste aux tempêtes, aux pluies, aux vents, ze sers vraiment fort. Crès concentré, crès respectueux.

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Un grand grand moment du voyage. Z’ai toujours préféré les indiens. Aujourd’hui, ze suis indien.

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Un dernier regard à mon bandeau. Ce lieu sacré est vraiment spécial. Ze suis peut-être le seul nounours qu’il protègera.

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Et puis ze redescends tout bizarre et ze vois cette pancarte qui demande de ne pas déranger les tissus déposés. Personne ne doit toucher à mon bandeau. Une croyance indienne, ça se respecte !

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Serein, ma plume à la patte, ze remonte dans le bus. Ze n’ai plus de bandeau pour la suite du voyage, mais ze suis fier de l’avoir laissé ici.

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Trop peu de temps après, sans transition, on arrive à Deadwood. Quel contraste ! Encore indien, au fond de ma mousse, ze plonge dans ce monde de cow-boys d’un autre siècle.

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Les droits des indiens, c’est pas leur truc. Les droits des humaines non plus, vu les tenues des dames, là-haut, qui attendent les clients.

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Avant d’entrer, ze prends mes précautions : colt à la patte ! Ze m’adapte vite. Le premier qui veut une descente de lit beige clair, ze le refroidis !

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Musique douce, lumière bien étudiée. Que des machines pour me faire croire que ze vais gagner. Ze dois ressortir vite, avant que le jeu me fasse perdre tous mes sous !

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Retour dans les rues de Deadwood, au 19ème siècle ! Dans les boutiques, tout pour le cow-boy : chemises de jean, santiags, chapeaux Stetson.

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Dom cherche une chemise de jean, en trouve, mais « taille géant ». Elle est mignonne et mince, mon humaine. Rien pour elle.

« Paf paf ». Des bruits de révolver ! Qu’est-ce qui se passe ?

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Dans les cow-boys qui se disputent, ze reconnais une cow-girl ! Calamity-Jane ! Comment c’est possible ! Ze sais qu’elle est enterrée ici. Ressuscitée alors ?

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Ils se disputent fort, se crient dessus et l’inévitable arrive : Pan ! Il s’écroule, raide mort ! Calamity vient vérifier et lui enlève son arme.

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Elle a l’air contente d’elle et tout à coup, m’aperçoit ! Oh ! Non ! Z’aurais pas dû me montrer. Elle s’approche de Dom, lui dit en américain :

« - Tu veux que j’le prenne, l’ours ? »

Et Dom me tend vers elle. Horreur ! Dom me donne ? Elle a peur, ou perdu la tête ?

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Hihihi ! Non, C’est une actrice et z’ai obtenu la photo du siècle ! Ze savais bien que Dom m’aurais défendu zusqu’au bout. D’ailleurs, allongé sur les pavés, le mort se relève.

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C’était juste un spectacle, bien protégé par les camions anti-attentats pour barrer la route. Une bonne idée à proposer en France ! Moi, j’ai mes colts et ze peux aider, s’il faut.

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Quelle zournée ! Encore un changement de tenue pour visiter la base aérienne de l’US Air Force, à Ellsworth.

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Ze préfère les pitits avions de tourisme à ces gros avions militaires. En plus, ze suis un nounours français, alors, ze n’ai pas le droit de visiter la base.

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Les moteurs de fusées, z’aime bien ! Euh. Démarre pas sans prévenir, sinon, ze donne pas cher de ma pluche !

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Moi, aux commandes du B1B. Gaz ! Vite, l’US Air Force ! Il faut trouver Shirley ! Voler à une altitude de chauve-souris et lui porter secours !

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A moins que, vu de l’espace, ce soit plus facile de la repérer, avec cette belle combinaison anti-vide ? Ze suis prêt à tout !

Non ! Elle m’a dit de me promener dans les parcs et qu’elle me retrouverait. Ze rentre à l’hôtel. Demain, il y a deux parcs au programme. Elle me trouvera !

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« - Welcome. Bienvenue, Ninnin.

- Hï, Welcome. Demain, dans les badlands, ze vais voir des animaux ?

- Oh oui : mouflons, bisons, lapins, chauve-souris, chiens de prairies, furets… Si tu sais être silencieux.

- Merci, pote ! »

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Il a dit « chauve-souris, silencieux ». Avec certains bruyants du groupe, c’est raté d’avance ! Ze passe la nuit à élaborer un plan. Il faut que ça marche !

 

Ze remercie l’Association Française d’Astronomie de m’avoir accueilli gratuitement, avec le sourire dans un de ses voyages pour la 6ème fois, Betty, pour la tenue de cow-bear qui me va si bien, Mémé Monique pour la tenue d’indien magnifique, Babet et Georges, pour l’arrivée de Bibi à la maison, Dam et Ron, les américains.

 

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