Mots-Clés ‘ninnin’

Ninnin craque !

Lundi 21 juin 2021

Ninnin craque !

 0

D’habitude, le temps des cerises, z’adoore ! Ze me goinfre, on se ballade chez les cop’s, on va au spectacle, Dom commence à avoir moins de boulot, donc plus de moments pour moi. Mais là, en 2021, on était bloqués sur un disque de 10km de rayon, et c’était pénible. Interdit d’aller plus loin !

 1

En parlant de disque, z’en avait profité pour faire quelques enregistrements de Dom au piano, ou à la guitare. On avait le temps. Et le studio est à domicile.

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Interdit aussi, d’aller contempler l’éclipse annulaire de Soleil au pays des ours blancs. Ze me suis contenté du balcon de Mémé Monique.

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Partielle à 12%. Pff ! C’est mieux que rien. Mes aventures étaient en panne, en grève, en retraite ?

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Finies pour toujours, les grandes ballades, les concerts, les visites chez les cop’s, les repas de fête ? Interdit, interdit, interdit !

 5 anniv

Incompréhensible ! D’autant que, à ma grande joie, certains, que ze ne dénoncerai pas, traversaient la France sans soucis, dans tous les sens, pour des anniversaires ou des ouvertures de magasins.

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Raz les oreilles ! Moi, ma vie de nounours, c’est d’aller au spectacle, admirer les artistes, en prendre plein les nœils, écouter, m’instruire.

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Me promener dans la nature, passer sur les ponts sans difficultés,

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Regarder couler l’eau dessous, à bonne distance,

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Respirer le parfum des prés, cueillir les fleurs préférées d’Amandine pour son repas du soir (bah woui, les marmottes mangent les fleurs).

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Faire une pitite sieste en plein air, de préférence à l’ombre,

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Voir le printemps revenir partout, les feuilles aux arbres, bronzer sans masque !

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Boire un coup en terrasse ! Elle est loin, ma dernière gorgée de limonade bien fraiche ! Quand ze raconterai le passé à mes oursons, ils ne me croiront pas !

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Même aller chez Christiane et Thérèse, c’était interdit. Le GPS était formel : 35km.

« - Bououh ! Dom, z’en peux plus ! Ze vais craquer !

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- Tiens bon, mon doudou ! Demain on passe à l’étape 2 !

- Et ça veut dire quoi ? Des trucs interdits en plus ? Bououh !

- Ça veut dire en route vers Marine et sylvain ! En voiture Ninnin ! 

- Youpi ! »

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À peine le temps de faire un sac ! Z’ai zamais eu autant de plaisir à monter dans une voiture ! Depuis ce matin, c’est reparti pour de nouvelles aventures !

 

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Ninnin à Roncevaux

Samedi 3 avril 2021

Ninnin à Roncevaux

 08 Cambo 1

« - Margouilla ! Quel plaisir !

- Plaisir partagé ! Qu’as-tu vu de beau, Ninnin, hier ?

 09 Ainhoa 6

- Ze suis allée au col de Lizarieta, dans les Pyrénées. Météo parfaite, ciel dégagé.  Après, on est passés en Espagne, par Dancharia.

 09 Urdax 1

À Urdax, z’ai visité le cloitre. Coup de chance, il y avait une exposition de sculptures et de peintures. Z’aime beaucoup l’art. Ze me suis régalé.

 09 Urdax 2

Interdiction de prendre les œuvres en photo, mais autorisation de prendre le cloitre.

- Beau trajet ! Viens, il fait bon, on va petit-déjeuner dehors. On va inviter les trois ours de Mémé Monique au passage.

 10 Cambo

- Au resto, z’ai croisé Patta-Negra. Il m’a parlé de Roncevaux. Vous confirmez que ce n’est pas loin ?

- Bien sûr, Ninnin. Demande à Jeanine, elle se fera un plaisir de t’y emmener, en passant par Saint Jean pied de Port. Une belle ballade ! »

 11 Saint Jean 0

Saint Jean pied de Port ! Le col de Roncevaux ! Ze suis dans un  rêve ! L’année de la canicule, en 1976, Dom et 6 copains sont venus ici en vélo. Par prudence (tu parles !) elle m’avait laissé tout l’été en pension chez Mémé Monique.

 11 Saint Jean 1

Z’ai bien en tête quelques photos de leurs exploits. Z’étais chouchouté, chez Mémé et Pépé, mais z’avais le cœur vraiment serré en les voyant partir sans moi. Devenue ado, elle roulait vers mon oubli ? C’est le lot de tellement de doudous. Snif !

 11 Saint Jean 2

Aujourd’hui, enfin, z’y suis ! Au fond, Notre Dame du bout du pont.

« - Dom, ze suis si content ! Enfin ze vois où tu étais sans moi !

 11 Saint Jean 3

- Je suis touchée d’être revenue, moi aussi, et de t’y amener. Je ne suis même pas sûre qu’on ait visité Saint Jean, à l’époque. On ne faisait que rouler en vélo, se reposer et préparer les étapes suivantes.

 11 Saint Jean 4

- Toi aussi, tu fais du vélo ?

- Non, moi, je fais le chemin de Saint Jacques, à pieds. Le Camino, si tu préfères ! La coquille est notre emblème.

- Wouah ! Quel courage ! »

 11 Saint Jean 5

Z’ouvre tout grand mes nœils.  Ce village est très joli, typique basque. Dom ne m’a jamais tourné le dos et laissé dans un coin. Mes peurs de 1976 se sont envolées depuis longtemps et ze savoure ce moment.

 11 Saint Jean 6

« - Bèèh, un ours !

- Ne crains rien, aujourd’hui, ze suis de bien trop bonne humeur pour t’embêter. Le col de Roncevaux, c’est loin ?

- À la sortie de la ville. Une pente très longue et très raide ! Tu fais le Camino ?

- Non, ze suis en voiture !

- Bonne route, gentil ours ! »

 11 Saint Jean 7

L’Everest cycliste de Dom : 37km de montée nous attendent. Mon cœur à fait un tour dans toute ma pluche quand Jeanine à accepter de monter le col. On y va, c’est parti !

 12 col 1

Ze veux tout voir. Tous les lacets raides où Dom a souffert, rattrapé Estelle qui avait crevé, réparé avec elle. Cette épopée, ze la connais par cœur.

 12 col 2

Les filles sont courageusement reparties. Moi, dans notre chambre, ze pensais tout le temps à Dom. Dom pensait à moi pour trouver le courage. Pierrot le grimpeur est redescendu et les a escortées jusqu’au sommet.

 12 col 3

Le vélo est souvent un sport d’équipe. On triomphe ensemble ! Ze mesure l’exploit. Même en voiture, c’était pentu, étroit, sinueux. Ninnin au col de Roncevaux ! Historique !

 12 col 4

Quel séjour ! Z’ai vu beaucoup de pays. Aucun endroit ne m’a autant ému que ce paysage, à ce moment : ze suis un nounours heureux ! Z’en suis sûr maintenant : Dom m’aurait pris avec elle si elle avait pu.

 13 Cambo

Le lendemain matin, ze dois partir à l’aube. Une très longue route nous attend. Une cicatrice douloureuse de 44 ans s’est refermée. Ze quitte mes cop’s un peu triste mais le cœur léger. Ze le savais pas encore mais un pénible deuxième confinement nous attendait. Z’avais bien fait de voyager sans me priver!

 

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Les agapes de Ninnin

Dimanche 10 janvier 2021

Les agapes de Ninnin

 01 train

« - T’inquiète plus, Mémé, z’arrive ! »  Trois semaines sont passées. Z’ai trois trains à prendre avant d’arriver à Barbotan où z’ai laissé Mémé Monique en cure. Z’ai eu des nouvelles régulières. Tout va bien. Elle a organisé la tournée des cop’s pendant mon absence.

 02 foie gras

Dans le sud-ouest, on est très bien reçus. On vit bien. On mange bien. La spécialité, ze croyais que c’était ça : foie gras- magret-gésiers. Z’adoore ! Mais ze n’avais encore rien vu. Henri 4, ça vous parle ?

 03 escargot

« - Ninnin, tu dois absolument goûter la pot au pot ! Le patron de « La Palmeraie », juste ici, fait les meilleurs de toute la région. Je t’ai bloqué une table pour ce midi. File !

- Merci Cagot ! Ça va me changer du casse-croute dans le train ! »

 04 poule au pot 1

Plat unique ? Pâtes baignées dans le bouillon de la poule. Déjà rien que ça, c’est copieux et divin. Ze ne mange pas tout, à regret, pasque ze me méfie. On m’a parlé de poule. Elle va sûrement arriver et ze dois garder un peu de faim.

 04 poule au pot 2

La voilà, la poule ! Avec quelques légumes, une délicieuse pitite sauce et une tranche de ze-sais-pas-quoi. Cette fois, plus question de retenue : ze me goinfre ! C’est excellent !

 04 poule au pot 3

Z’en prends, z’en reprends, z’en rereprends. Z’ai plus de place pour un dessert. Tant pis. Z’ai tout l’après midi pour me balader, mais plus l’énergie.

 04 poule au pot Lac de L'Uby

Un coin à l’ombre au bord du lac de l’Uby ira très bien. Ze regarde passer les canards. C’est bucolique. Contempler, s’assoupir, écouter. La zournée est finie. Demain, z’ai rendez vous avec Patrick et Marie-Claude, sur la route vers Cambo-les-bains.

 05 la ferme aux grives Eugénie 1

Le lendemain midi, comme promis, ze suis à « la ferme aux grives » d’Eugénie les bains. Z’ai bien compris que c’est une table réputée, alors ze me suis habillé chic.

 05 la ferme aux grives Eugénie 1a

« - Dom, regarde les magnifiques jambons ! Tu peux me porter un peu plus haut ? Ze planterais bien mes griffes dedans !

- Hihihi, non Ninnin. Ce ne serait pas convenable, et puis le repas est déjà commandé dehors. Viens !

 05 la ferme aux grives Eugénie 2

- Marie-Claude ! Patrick ! Ze suis si content de vous revoir !

- Installe-toi, Ninnin ! L’apéro est servi et les plats arrivent ! »

05 la ferme aux grives Eugénie 3

Dom, Patrick et Mémé Monique passent une dizaine, cette année. En plus, Patrick est devenu Maire de son village ! Rien n’est trop beau pour fêter ça ! Champagne !

 05 la ferme aux grives Eugénie 4

« - On a pensé que du saumon te conviendrait Ninnin ? Après, ce sera cochon de lait raffiné et tu choisiras le dessert. »

C’est facile de ne pas vexer. Il suffit de tout manger. On peut compter sur moi pour ça.

 05 la ferme aux grives Eugénie 5

Il fait chaud et z’ai le ventre rempli à raz bord. Z’aurais peut-être dû prendre comme Mémé : fraises-glace aux fraises. Léger, frais.

 05 la ferme aux grives Eugénie 6

Mais ze me suis laissé séduire par une mousse au chocolat maison avec un croustillant dessus. Ze vais faire un dernier effort : tout manger ! Miam ! Merci Marie Claude, pour cette super idée de resto !

 05 la ferme aux grives Eugénie 7

La fin de journée va être simple : digérer dans la voiture, pendant la route vers Cambo les bains. Ze me sens capable de ça. Ce soir, on arrive chez Jean et Jeanine. On y mange bien aussi !

 06 Cambo

« - Ninnin ! Chouette alors ! Tu es revenu nous voir ! On a réservé quelques bons restos dont tu nous diras des nouvelles !

- Euh. Léger, ce soir, les cop’s hein ? Ze suis fatigué de la route.

- Bien sûr, Ninnin, c’est pour demain ! »

 07 ainhoa 1

Comme prévu, le lendemain midi, nous voici à la frontière espagnole, au col de Lizarieta, attablés devant l’apéro. À ma droite, la France, à ma gauche, l’Espagne.

 07 ainhoa 2

La vue sur les Pyrénées est impressionnante. Il fait bon, on est bien. Z’ai un creux et la paëlla arrive.

 07 ainhoa 3

La paëlla, c’est à base de poisson et de fruits de mer. Alors z’aime bien. Elle a glissé sans effort. Pottok s’est chargé du pain et de quelques gourmandises.

 07 ainhoa 4

« - Prends le reste, Pottok ! Ze tiens à partager avec ceux qui n’ont rien.

- Ninnin, tu es vraiment un nounours généreux. Merci ! »

 07 ainhoa 5

Pfouf. Ze me sens un peu lourd. Pourtant, tout était bien frais. Ze vais faire une pitite sieste. Ze suis sûr que ça ira mieux après.

 07 Cambo 2

« -Au plaisir de t’avoir avec nous, Ninnin ! On t’a fait un super beau poisson pour ce soir.

- Oh merci ! C’est gentil ! Z’offre l’apéro ! »

Ze pense que le sud ouest est une table géante, garnie de mets délicieux. Z’ai une sacrée chance de connaître cette belle région et ses habitants si sympathiques !

 07 Cambo 3

« - Dis moi, il y a sûrement des chouettes coins à visiter, non ?

- Oh oui ! Demande à tes humains de monter quelques cols des Pyrénées ! Roncevaux, Lizarieta. Vas en Espagne, promène-toi dans les villages typiques.

 07 Urdax 1 

-Vous avez entendu comme moi : « Roncevaux ! »

Demain, c’est moi qui fais le programme de la zournée.

 

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Ninnin et le réseau TBM 2

Lundi 14 décembre 2020

Ninnin et le réseau TBM 2

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« - Belle journée encore aujourd’hui, les cop’s. Profite pour aller au pont Baba, Ninnin !

- Ze sais pas, parce que Dom a dit qu’elle était fatiguée. Ze veux pas abuser de ses forces.

- Y’a le réseau TBM, Ninnin ! »

Tououout !

« - File sur le quai, Ninnin, tu vas avoir une grosse surprise ! »

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Effectivement ! Ninnin-Jaune avait raison ! Jamais j’avais vu ça : le pont levé et un gros bateau qui corne, fier de passer dessous ! Passionnant !

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« - Pierrot, z’ai très envie d’aller jusque là-bas, mais Dom est fatiguée. Comment faire ?

- Le réseau TBM, Ninnin !

 34

- Un groupe de résistants ? Des clandestins ? Tout le monde en parle, de ce réseau !

- Hihihi, mais non ! Les bus, lianes et bateaux de la Métropole ! Tu as acheté des tickets de bus à la gare, en arrivant ?

- Woui !

- Alors, on embarque au Quinconces et c’est parti ! »

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Zamais z’aurais imaginé que les bus de Bordeaux pouvaient flotter ! On a attendu quelques minutes à l’arrêt de bateau et hop ! Direction la cité du vin.

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Pour nous, inutile de lever le pont Baba. On est assez bas. Ce moyen de transport est rapide et efficace : pas d’embouteillages marins, pas de feux rouges ! Ze vous laisse, on va passer dessous ! Ze veux tout voir !

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« - Pierrot, il faut descendre à la cité du vin ?

- Oui ! On attendra quelques minutes et on remontera dans le bateau comme des nouveaux voyageurs. »

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Ze rembarque. Z’en ai vu plein qui faisaient la même chose que nous. Mon ticket marque « correspondance ». Hihihi !

La dernière fois, z’ai visité la cité du vin. Mais z’étais venu par la terre, avec le réseau TBM quand même, classique, en bus.

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L’arrêt suivant est « rive droite ». C’est parti pour la traversée de la Garonne ! Ze retiens mon souffle, pasque z’ai pas crès envie que le bus coule et qu’on soit mouillés. Elle est profonde, la Garonne ?

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Pont d’Aquitaine, terminus de la ligne ! Ze descends, z’attends, ze rembarque. « correspondance ». Et ze refais le trajet dans l’autre sens, et même plus loin : gare d’Orléans, terminus, tous les passagers descendent de bateau !

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Z’ai fait 1h30 de promenade, traversé 4 fois la Garonne et retour à la maison pour le pris d’un ticket de bus. Merci le réseau TBM ! Hélas, mon séjour est terminé.

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  Le lendemain matin est le moment le plus triste : l’au-revoir des deux jaunes, et de moi aussi. Promis, on reviendra. Et n’hésite pas à venir à Rouen, toi aussi !

Bordeaux-Paris dans un ouigo surchargé, sans possibilité de distance.

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Paris-Rouen seuls à bord ! Et tout neuf ! Il sent encore l’odeur de l’usine de construction ! Prises électriques, lumière individuelles, prise USB, Ouifi gratuite ! Tout le confort moderne !

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Salon privatif ! Cet endroit me plait beaucoup !

« -Jaunet, sois pas timide ! Y’a personne !

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« - Tu as raison, Ninnin ! C’est chouette, ce train ! Dommage qu’on n’ait qu’une heure de voyage ! Mais j’ai quand même hâte de rentrer maintenant ! »

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Surprise : Lilli a glissé un cannelé de luxe dans notre sac au départ de Bordeaux. On l’a pas laissé périmer !

Z’ai encore des tas de cop’s à voir dans le sud-ouest, Mémé Monique est restée seule avec la voiture, la chaleur, la covid qui rôde. Dans trois semaines, ze file à son secours.

 

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Ninnin et le réseau TBM 1

Vendredi 6 novembre 2020

Ninnin et le réseau TBM

première partie

1

Quelle période étrange : Bien sûr, Dom (mon humaine) était touzours présente et c’est bien agréable, mais ne pas avoir le droit d’aller et venir, de voir les cop’s parisiens, c’est pénible pour un nounours comme moi ! Z’ai planté les piments 2020 et ze les ai regardés pousser.

 2

Mémé Monique a retardé trois fois son départ en cure dans le Gers. Et puis la date a été fixée : en juillet, pile pendant les grandes chaleurs ! Pauvre Mémé. Ze suis inquiet ! Et si elle prend chaud, et si elle attrape le coronaminus…

 3

Zustement, les coquelicots du Gers ont fleuri. Enfin, un seul ! Le lendemain, on a pris la voiture et on est partis tous les trois, à quatre avec Jaunet, dans le Gers. 4 au pays des mousquetaires. Tout s’est bien passé.

 4

La meilleure façon de s’intégrer, c’est de goûter les plats régionaux : gésiers de canard, magret, foie gras. Ze vais laisser la salade à Dom. Masque obligatoire au resto !

 5

Mémé m’en a fait un beau, lavable, en tissu. Avec ça, on m’accepte partout. Heureusement, ze peux l’enlever pour manger ! Mais ze dois le remettre pour aller faire pipi, pour partir, dans les rues. Pfout !

 6

 Ze n’ai que quelques zours pour tout montrer à Jaunet qui m’accompagne. Il ne faut pas quitter Barbotan sans passer par le grand parc et ses lotus. Surtout qu’en juillet, c’est la pleine saison !

 7

Toutes les fleurs sont ouvertes et on est des veinards de voir ça ! Au 19ème siècle, une dame amoureuse de Barbotan a rapporté des graines de Chine et les a plantées ici. L’eau chaude qui sort des Pyrénées a fait le reste !

 8

« - Finalement, j’aime bien les voyages, Ninnin !

- Viens voir les nénuphars, Jaunet !

 9

- Magnifiques ! Et ouverts aussi ! J’ai prévenu Ninnin-Jaune de notre passage à Bordeaux. Tu crois qu’il sera disponible ?

- Z’espère ! Mais il a encore déménagé et tu sais comme moi que les humains nous laissent parfois des années dans les cartons, à la cave ou au grenier.

- Brr. Tu me fais peur, Ninnin !

 10

- Ze pense que Lilli et Pierrot, ses humains, auront à cœur de nous faire plaisir, alors ne t’inquiète pas trop. Une heure de train entre Mont de Marsan et Bordeaux. On ne sortira pas du sac pour ne pas risquer de polluer nos pluches avec un virus.

- Oh làlà, si je contaminais Dom, je serais malheureux ! »

 11

Et le lendemain :

« - Ninnin ! Jaunet ! Je suis tellement content !

- Ninnin-Jaune ! Y’avais longtemps ! Comment vas-tu ?

- Bien ! Je vous fais visiter ?

 12

- Voici ma nouvelle maison. J’aime bien le jardin sans vue, attenant au jardin public. J’entends les cris des enfants. Ça me rappelle Bolbec, quand nos humains étaient voisins et jouaient dans la cour de l’école.

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- Tu peux aller te promener dans Bordeaux, Ninnin ! On est à deux pas du centre. Ninnin-Jaune et moi, on reste à bavarder.

- Dac, les cop’s. Z’ai envie de revoir le pont Baba. À ce soir ! »

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Avec Pierrot et Lilli, les visites sont toujours « spéciales ». Ze n’avais jamais croisé un ours gardien d’hôtel de luxe !

 15

Pendant que les humains s’attardent sur spectacle de rue, ze lève la tête. Ça alors ! Les statues du grand théâtre ! Vous voyez pas ? Ze zoume !

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Ze vais devoir remettre le mien, de masque, parce qu’ici, on ne rigole pas avec les gestes-barrière ! Pourtant, il me semble qu’elles sont à plus d’un mètre de distance, non ?

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Z’ai une dérogation-glace. Miam miam. Ça fait du bien après une heure de marche au soleil ! Ze vais garder la violette pour la fin. Z’ai pris deux sortes de chocolat différentes. Excellent ! Prêt à repartir !

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Chouette alors ! La même base qu’à Saint Nazaire ! Avec un faux paquebot dedans ? Allons voir de plus près !

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Pas de doute, c’est bien une base sous-marine allemande. Bassins de lumières ? Le mieux, c’est d’y entrer.

 20  21

De l’eau dans les alvéoles, et des lumières sur les murs ! C’est vraiment bien mis en scène.

 23  24

Il n’y a pas deux bassins identiques et en changeant de point de vue, on change d’impression. Beau travail !

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Ze vous laisse admirer.

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Dès la sortie, un bar en plein air nous accueille. Z’ai une terrible soif, après toute cette marche dans la base. Jbong jclonk. Ah woui, z’ai oublié ! Il faut enlever le masque pour boire !

 27

Slurp slurp slurp. Aah. Limonade premier choix. Parfaite ! On va pourvoir rentrer à pattes ! Les cop’s doivent avoir préparé le repas.

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« - Piment !

- Poivron !

- Piment !

- Non non, poivron !

- Étrange !

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- Et ça ?

- Eueuh ? »

Z’étais pas très partant, mais on a tout manzé et c’était bon !

 30

« - Demain, ze vais au pont Baba !

- Demain, on reste ici pour bavarder encore un peu. »

Ron psch ron psch ron psch.

 

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Ninnin et la chocolaterie

Mardi 7 juillet 2020

1

 

Z’en avais crès envie. Z’avais adoré le premier. Dom et Mémé Monique l’ont organisé : un deuxième séjour en mobilôme, à Fécamp ! Zuste avant la fermeture pour l’hiver ! Il était temps qu’on se décide !

2

Ze n’ai pas le même emplacement, mais il est parfait aussi. Deux chambres, une salle et un coin cuisine. Z’installe vite mes affaires et ze visite le balcon.

 3

Nous avions insisté auprès du patron pour une vue sur mer. On l’a. Il nous a gâtés. Un week end magique commence.

4

L’inconvénient d’arriver le vendredi soir, c’est qu’il faut commencer par dormir, avant d’aller au marché aux poissons. Mais dormir dans un camping, ça fait partie du plaisir du voyage.

 5

Une magnifique rayure rouge-rose-orange de Soleil sur mer. Les gros nuages noirs et le vent fort m’inquiètent un peu. C’est solide, un mobilôme ?

6

Samedi matin, un beau ciel rose-bleu pâle. Comme d’habitude, on a tout apporté avec nous, sauf  les produits locaux. Ze vais bien.

 7

« - Dom ! Ze suis prêt ! On y va ?

- Oh ! Je suis désolée, mon doudou, mais fin octobre, il fait beaucoup trop mauvais pour aller à la plage.

- Zut alors ! Ze vais m’ennuyer !

- Vu le programme prévu, ça m’étonnerait ! »

 8

Dom sait parler aux ours. On commence par les achats de crabes et homards tous frais, sur le port. Z’oubli un peu mon seau et ma pelle.

 9

Puis, la plage quand même, en tenue adaptée, côté galets. Brr ! Dom a raison, les énormes vagues et la température ne me donnent pas envie de faire des pâtés en maillot de bain tout l’après midi.

 10

« - Tu viens au musée, Ninnin ?

-Ah bon, y’a un musée, à Fécamp ?

- Oui, Dans les anciennes pêcheries de morue.

- D’accord Dom »

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Ascenseur transparent klasse ! On monte directement tout en haut. Fécamp a la plus belle exposition de biberons de France, grâce au Docteur Dufour, créateur de « la goutte de lait ». Il a sauvé beaucoup de bébés humains.

12

Wouah la vue ! Excellente idée, ce belvédère à 360° ! Le port, la mer, la colline ! Un résumé de mes ballades fécampoises en un tour, au chaud, au sec.

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« - Dom, on monte  à la pitite église cet après midi ?

- Bien sûr, Ninnin. On fait ce qui nous fait plaisir »

15

On a de la chance : il ne pleut pas, et il n’y a pas de brouillard ! Même d’ici, on voit les gros rouleaux sur la plage. On sent bien le vent. Ze comprends pourquoi le camping ferme dans quelques jours.

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Dom joue avec son appareil photo. Panorama horizontal ! Voici tout Fécamp et la côte jusqu’à Étretat. Chouette effet, hein ?

17

De temps en temps, z’aime bien voyager sans idée de reportage. Juste pour moi. Notre Dame de la garde, protectrice des marins, ze vous l’ai déjà présentée. Rien de nouveau. Mais en redescendant, un panneau m’attire : « Musée du chocolat ». Z’irai demain.

 18

Mes envies de repportage me reprennent. Dimanche, comme prévu, ze suis au pied du cacaoyer, l’arbre à chocolat. Les fruits sont bons à récolter quand ils sont oranges, comme celui-là.

19

On cueille, on ouvre la grosse capsule. À l’intérieur se trouvent les fèves de cacao, ces pitits grains marron. Ils n’ont pas encore le goût ni l’odeur. Un long processus commence. D’abord, on les chauffe, on les sèche. C’est la fermentation.

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Ze ne dois pas mélanger le mien (pas fermenté) à ceux là ! Le gros sac part à l’usine où les travailleurs l’attendent.

21

Horreur ! Z’arrive en plein accident du travail !

« - – Viens vite Ninnin. J’ai été très maladroit et je lui ai tapé sur la patte. Je suis désolé. Elle souffre.

- T’inquiète pas, Joseph, ze suis président du S.N.O.P. Ze vais vous aider à faire valoir ses droits.

- Aïh aïh aïh. Merci Ninnin. Aïh aïh aïh.

- Courage Charlotte. Voici mes coordonnées. Pour l’instant, ton collègue va appeler les secours et on va te soigner. »

 22

Encore ému par l’accident, j’assiste à la transformation en « éclats de fèves de cacao.

« - Nous, avec ce rouleau, on ne prend aucun risque, Ninnin !

- Parfait les cop’s »

23

Le broyage de plus en plus fin se poursuit.

« - Tu commence à sentir, Ninnin ?

- Hum, woui Célestin. Ze peux goûter ?

- Non, le grué que tu vois est encore loin du produit fini. Tu n’aimerais pas et tu te brûlerais !

24

- Et hop, après séparation avec le beurre de cacao, voici le tourteau.

- Ze m’y pers dans toutes ces étapes, Ambroisine.

- Vas voir le tableau récapitulatif, Ninnin. C’est facile !

- Bon courage à toi. »

25

Effectivement ! Très clair, ce résumé de la fabrication ! Le grué est séparé en deux :

27

le blanc, c’est le beurre de cacao, utilisé pour les huiles solaires, les baumes à lèvres et le chocolat blanc.

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Le noir, c’est le tourteau qui va devenir la poudre de cacao. Miam miam.

28

Pour les pros, les plaquettes sont vraiment grandes ! Indigestion garantie !

 29

« - Tu peux m’en faire une plus pitite, s’il te plait ?

- Bien sûr, Ninnin. Attention, c’est chaud !

 30

- Je te l’emballe dans le papier d’alu ?

- Oui, merci. C’est pour emporter. Mes oursons vont adorer ça !

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- Dis donc, Gilbert, tu es sûr que tu peux te goinfrer ?

- Je dois ! Mon boulot, c’est le contrôle qualité. Et crois moi, la production du jour est satisfaisante ! Ces fèves du Venezuela sont vraiment les meilleures ! »

Ze vais envoyer mon C.V. et postuler, moi !

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Depuis une heure, ze me ballade, mais maintenant, c’est l’heure du test : examen pratique sur les connaissances acquises ! D’abord à la truffe.

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Puis à la langue : pas très fort en cacao, amertume moyenne, acidité importante, une pitite note de fruit rouge. Aucun doute, ze viens de croquer du manjari de Madagascar !

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« - Une seule erreur ! Bravo ptit ours ! Tu peux passer à la boutique. Moi, je reste à l’intérieur, c’est plus prudent. À bientôt !

- Ton usine est magnifique, ze reviendrai. Prends soin de toi ! »

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Dernière soirée à Fécamp. Dom avait raison, ze ne me suis pas ennuyé et ze ne connaissais pas tout de cette ville que z’aime de plus en plus.

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En une heure de route, pour un dépaysement garanti, quoi de mieux ?

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Ze remercie la chocolaterie Hautot pour la visite de ses ateliers. https://chocolatshautot.com/

 

 

Ninnin à La Baule

Mardi 23 juin 2020

Ninnin à La Baule

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Pourquoi aller au bout du monde, alors que le paradis est à portée de pattes ! En recherchant crès loin sur l’arbre de mémé Monique, ze suis originaire d’ici : la Brière, tout près de Saint Nazaire. Z’adore !

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Ze me méfie un peu, pasque ça à l’air sec, mais c’est plein d’eau, même en dehors des canaux. Les années de canicule, on offre l’hospitalité aux troupeaux du sud. C’est vous dire !

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Z’ai sans doute eu des ancêtres marins, pêcheurs de sardines au Croisic ou à La Turballe. Miam !

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Peut être aussi des paludiers de Guérande, à quelques minutes de voiture de Saint Nazaire. Le sel est crès corrosif pour les tissus. Tonton Yannick, médecin du cravail, m’a déconseillé cette orientation professionnelle : mortelle.

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Ze ferais bien apiculteur. Z’ai un don pour ça. Des métiers manuels, une vie simple et modeste. Alors quand z’ai reçu cette invitation pour La Baule, z’ai un peu hésité.

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Pour moi, La Baule, c’est ça ! Des luxueux bateaux de croisière, alignés dans un port où ze me sent mal à l’aise. Des codes que ze n’ai pas. Aucune rue. Que des avenues ! C’est plus chic !

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Des sulkies sur la plage qui passent la tête haute, méprisants, en écrasant mes pâtés de sable.

Et oh ! Z’ai ma place partout, et de la famille ici. On me prête un appartement à deux pas de la baie. Pourquoi ze m’en priverais ?

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Z’ai dit oui. Michèle et Sandrine, mes cousines, m’ont accueilli avec simplicité et tendresse.

« - Nous sommes ravies de ta présence. Promène-toi où tu veux, Ninnin. Viens souvent manger chez nous. Amuse-toi. Passe un bon séjour ! »

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Le matin, direction la plage. Même à la Toussaint, il peut faire beau, en Bretagne. Hihihi. Et ce n’est pas l’affluence de l’été. Tous les avantages !

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Z’ai visité le port de plaisance. À quoi ça peut bien servir, un bateau qui ne ramène ni poisson, ni crabe, ni homard ? Il faudra que z’embarque pour me rendre compte. Faut jamais critiquer sans avoir essayé.

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Ze suis retourné sur mes lieux préférés : Le Croisic et son pitit port. Là bas au loin, la jetée zusqu’où ze vais marcher. De l’autre côté, un hôtel que Dom voulait acheter quand c’était encore une ruine.

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Surprise, Émilio, Liliane et Brigitte nous ont rejoints. Photo de famille près du phare, appareil en équilibre penché sur le muret. On ira manger chez eux un soir. Tout va bien.

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« - Salut toi. Un bon resto pour ce midi, tu connais ?

- Penche-toi comme ça. Dès que tu vois un poisson, plonge et hop ! C’est gratuit

- Faut se mouiller ?

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- Évidemment ! T’es un nounours gâté, toi ! Alors si tu veux dépenser, vas en ville dans une crêperie. Oh, le bel éperlan ! J’te laisse !

- Bonne pêche ! »

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Gâté ? Moi ? Pas plus que ça. L’air de la mer, ça creuse. Il était temps que z’avale un pitit morceau pour reprendre les visites. Un cidre breton pour faire glisser.

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Liliane et Émilio qui ont une maison à Saint Nazaire ne connaissaient pas ce coin. Ze leur fais découvrir mes murs d’escalade

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et aussi le rocher de l’Ours. Brigitte est émerveillée. Ze connais tout ça depuis que ze suis pitit ourson, mais ze m’en lasse pas.

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Ze ne me lasse pas non plus de la magnifique vue vers Quiberon et Belle île en mer. Cette chouette zournée m’a bien fatigué. Z’ai pas trop de souvenirs de la soirée.

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Comme tous les matins, ballade sur la plage de La Baule, le lendemain. Ze vais glisser quelques magnifiques coquillages dans mes poches pour agrandir ma collection. Ze ne pensais pas en trouver, sur cette énorme trait de sable fin.

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Aujourd’hui, Bourg de Bas, Batz sur mer si vous préférez. Ses biscuits bretons, son village typique, sa tour Saint Guénolé. Grâce à Brigitte, qui est la seule vraie touriste du groupe, z’ai gagné une montée.

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Pas vraiment normalisées, les 184 marches du 17ème siècle !

« - Je te prends dans mes bras, mon doudou ?

- Volontiers, si ça te fait plaisir, Dom »

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À 70 mètres de haut, z’ai une vue imprenable sur le coq, et les rues de la ville. D’habitude, on ne s’arrête qu’à la boutique de biscuits. Ze vous dis pas l’odeur dans la voiture. Intenable !

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De l’autre côté de la terrasse, les marais salants. Quand z’étais ourson, presque tout était en friche. Maintenant, le sel est à nouveau apprécié et chaque parcelle vaut de l’or.

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Dernier jour. Dernier tour de plage dans la brume. Le tracteur est passé. Il nettoie tout, écrase tout. Z’aime pas.

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Z’aurais bien ramassé encore quelques coquillages. Sauvage ! Il a tout réduit en miette ! Il est temps de partir, d’aller une dernière fois remercier Michèle et Sandrine de leur accueil.

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Cette parenthèse m’a convaincu : La Baule, c’est bien agréable et z’y reviendrai !

 

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Ze remercie Michèle pour cette merveilleuse parenthèse bauloise.

 

Ninnin en Alsace

Vendredi 5 juin 2020

En plein air

Ninnin en Alsace

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« - Ninnin ! On est contents de te revoir en Lorraine ! Quel plaisir !

- Dites, les cop’s, un casque à ma taille, pour faire de la voiture de course, vous avez ça ?

- Vas voir au magasin ! Justement, nos humains y sont, aujourd’hui !

- Ze file avant la fermeture ! »

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Z’ai déjà un blouson, des gants, un pantalon tout cuir. Voyons plus loin.

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Ah ! Voilà le rayon « casques ». Celui-ci me parait adapté. Ze vais demander conseil à Marine et Sylvain.

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« - Marine, c’est ma taille ?

- Parfait Ninnin. Pas trop serré, pas trop lâche. C’est pile ce qu’il te faut ! Je te l’offre, bien sûr !

- Oh, c’est vraiment gentil ! Il va servir demain. Z’ai rendez-vous pour un tour en voiture de collection. Merci ! »

Yoann est ébahi. Bah quoi ? Il n’a jamais vu un nounours motard ?

 aa 

Le lendemain, direction l’Alsace, chez Marc et Annie.

« - C’est quel genre de voiture de course, celle de Marc ?

- Hihihi ! Tu n’auras pas besoin de ton joli casque, Ninnin. C’est une voiture de collection, pas une voiture de course ! File, elle t’attend dans la cour ! »

 ab

Ça alors ! Mieux qu’une voiture de course : Une 403 Peugeot ! Presque comme celle de Pépé et Mémé quand z’étais pitit ourson ! Mais bleue ! Et zustement, on était venus en vacances en Alsace avec !

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Tout me revient en mémoire : Les vacances, les dimanches à la campagne. Dom (mon humaine) était encore toute blonde, mais elle ne tenait déjà pas en place. Mais oui, c’est moi, là, dans sa main gauche !

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Quel plaisir ! En route pour cette ballade magique, les humains ! Pasque c’est une voiture de collection, maintenant ? Décidément, ze me sens vieux, à force de voir des crucs de mon époque qui sont « collection » ou dans les musées !

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« - Tu vois, Annie, Dom était à ma droite, tonton Yannick à ma gauche, mon grand frère Ninnin-Blanc ici, et moi, devant lui, tout contre.

- Alors tu peux voyager comme ça, Ninnin, si ça te fait plaisir.

- Ze peux garder mes chaussures ? Ze voudrais pas salir !

- Pas de soucis, Ninnin ! »

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On s’arrête de temps en temps dans des villages typiques. Marc et Annie sont des vrais guides. Ils ont prévu un parcours touristique génial. L’Alsace, c’est un musée à ciel ouvert.

 af

Avec, en prime, des tas de cop’s aux fenêtres, qui me saluent.

« - Bonjour Ninnin ! Tu viens d’où avec cette belle voiture ?

- Normandie !

- Bonne visite alors !

- Merci ! »

 ag

Pour mieux voir les maisons typiques, z’ai sauté sur les genoux de Dom. Autrefois, avant les ceintures de sécurité et toutes les normes, Pépé, Mémé, Dom, Yannick, Ninnin-Blanc et moi, on pouvait être tous les 6 à l’avant. Quelle belle époque !

 ah

La zournée est vite passée et ze dois repartir chez ma cousine qui habite en Lorraine. Ze le sais pas encore, mais elle aussi, a décidé de me faire visiter l’Alsace !

Le lendemain, dès l’aube, direction Colmar.

 ai 

 « - Ze me souviens d’une cigogne ou deux, il y a 50 ans, mais pas toute une communauté !

- Depuis ton passage, Ninnin, les humains ont fait beaucoup d’effort pour nous donner envie de nous installer : nids confortables et bien placés, parfois même chauffés, nourriture facile. Notre population augmente à vue d’œil ! »

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Un musée à ciel ouvert, ze vous dis ! Des peintures aux murs, du bois, des balcons pittoresques.

 ak 

Des rues commerçantes pas du tout défigurées par du moderne moche. Des boutiques anciennes, avec d’excellents produits régionaux. Ze rentre.

 al

« - Tu connais l’histoire du ptit bonhomme de pain d’épice. C’est moi ! Je suis comme la cigogne, la mascotte de l’Alsace.

- Marine dit que si elle pouvait choisir, elle habiterait ici. Ze comprends ! »

 am

Une région accueillante. Des traditions sympathiques. Ze me sens vraiment bien à Colmar !

 an

« - Salut les cop’s !

- Salut Ninnin ! Tu viens de loin, toi, avec ce petit accent ?

- De Rouen ! Z’adore votre ville ! Ze reviendrai !

- Avec plaisir, Ninnin ! »

 ao

Et mon tour des maisons à colombage reprend. Peintes aux couleurs de l’Alsace, elles ont été construites entre le 14ème et le 18ème siècle. C’est dans le quartier de la Krutenau qu’on en voit le plus.

 ap

Les canaux de la Lauch ( la rivière) étaient bien pratiques autrefois, pour irriguer les cultures et permettre aux bateliers de transporter leurs légumes en barque, directement jusqu’au marché couvert.

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Les canaux ont aussi donné son surnom à ce quartier : la pitite Venise ! Ze cueillerais bien quelques fleurs pour Amandine (ma copine marmotte qui adore ça), mais z’ai peur de vexer.

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En plus du colombage, des fleurs aux balcons, et des décorations sur les volets, celle-là me rappelle que le tour de France est passé dans la ville, cette année.

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Trop de déco pourrait paraître « rococo », mais non ! Ze me suis levé crès tôt et ze commence à avoir un pitit creux. On mange quoi, en Alsace ? Le mieux est de demander :

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 « - Une flammekueche, Ninnin. Tu ne peux pas quitter notre région sans en goûter une. Tu en trouveras dans tous les restos. En français, on dit « tarte flambée ». Mais ce n’est pas un dessert ! »

 au

Z’ai suivi les conseils et ze n’ai pas regretté : Pâte à tarte, oignons, lardons, gruyère, un max de crème. Tiens, c’est pas un plat normand, pourtant. Hihihi !

 av

Ze vais pouvoir repartir pour l’après midi à Kaysersberg. Wouah, Le château ! Avec pépé, on était ressortis crès tard le soir pour prendre une belle photo de nuit. Une aventure rare, à cette époque !

 aw

Ze quitte le Schlossberg (le château), pour les rues anciennes et leurs maisons à colombage. La ville est réputée pour son marché de noël. Ze devrai revenir au bon moment !

 ax

Ze vais proposer à Dom de décorer nos volets comme ça. Plutôt que des cœurs, des portraits de nounours seraient bien. Pourquoi ça ne se fait pas, à Rouen ?

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La rivière « Weiss » est un affluent du Rhin (après plusieurs autres rivières) Ze ne me lasse pas de ces maisons au bord de l’eau. Il fait bien chaud, ze suis un nounours heureux de voir tout ça.

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Kaysersberg, ça veut dire « la montagne de l’Empereur ». Ze suis content d’être revenu ici. Dans mon souvenir de pitit ourson, c’était une belle ville où toutes les boutiques vendaient des lits pour poupées et nounours.

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Dom avait voulu m’acheter un lit. Pépé avait crouvé que c’était crop cher et qu’il en ferait un mieux, gratuit. Une fois rentrés, pépé n’avait plus trop le temps de faire mon lit, mais Dom avait lourdement insisté et gagné. Depuis, z’ai mon lit alsacien.

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Ze laisse de très très bons cop’s en Alsace-Lorraine, mais ze reviendrai, c’est sûr !

« - Prends bien soin de toi, Pitit bonhomme de pain d’épice et te laisse pas manger !

- T’inquiète pas, Ninnin, il y a longtemps que j’ai modifié la fin de l’histoire ! »

 Belle région, n’est ce pas ?

Carte géo Alsace

 

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Ze remercie Marc et Annie pour leur accueil merveilleux, et aussi mes cousins Marine et Sylvain que z’adore.

 

Ninnin sur le circuit Bugatti

Mercredi 29 avril 2020

En plein air

Ninnin sur le circuit Bugatti

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Hihihi ! Depuis le temps que Tonton Yannick et les cousins m’en parlent, z’y suis ! Le circuit Bugatti ! 4,185 km. Il ne faut pas le confondre avec le circuit des 24 heures, 13,492km.

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Le « Bugatti » est un circuit permanent. Donc, on peut s’entraîner toute l’année dessus. Sauf les jours de course. Alors que le circuit des 24 heures utilise des routes normales, transformées en piste de vitesse pendant les essais et les 24 heures voitures.

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Hihihi. Un jour, avec Dom (mon humaine), on a pris la fameuse « ligne droite des Hunaudières » en 2CV. Un grand moment ! Aujourd’hui, c’est essais libres pour les amateurs, avec leurs voitures perso.

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Et y’en a ! Des dizaines d’humains avec des voitures super chères de toutes les couleurs. Z’ai une belle vue dans la tribune « Dunlop ».

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Les 24 heures moto, camion, vélo, patins à roulettes, ont lieu sur ce circuit.

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Wouah ! Le pneu « Dunlop » ! Il fait partie des deux circuits ! Ze le vois souvent, à la télé.

« - Patricia, on peut aller plus près ?

- Bien sûr, Ninnin ! Suis-moi. »

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« - Rate pas la photo, Dom ! Moi et le pneu « Dunlop » ! 

- Tu veux passer dessous, Ninnin ?

- Z’adorerais, mais la C1 Citroën de Dom n’est pas autorisée, Patricia !

 ah

- Dessous, comme ça, Ninnin !

- Trop beau ! Ze savais pas qu’il était creux, le pneu ! Patricia, tu mérites bien ton titre d’ambassadrice de la ville. Tu connais tout ! »

Z’essaie d’imaginer le dehors, dedans. Ze suis au-dessus des voitures et z’entends bien le bruit !

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Et ze ressors de l’autre côté. Ettore Bugatti était un génie de la mécanique : 1 000 inventions brevetées. Ses créations ont gagné les 24H en 1937 et 1939. 37 records !

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Son fils Jean dessinait les carrosseries de rêve, et Roland (son autre fils) pilotait. Quelle famille ! L’usine était en Alsace et le musée de Mulhouse conserve 123 Bugatti de collection ! Il faudra que j’y aille !

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Z’ai très envie d’essayer, mais il me faudrait un meilleur casque. La prochaine fois que ze vais voir ma cousine Marine, ze penserai à m’équiper dans sa boutique.

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Un selfie (égoportrait) dans le « totem Audi ». Ze commence à avoir mal aux pattes arrières. On a déjà parcouru la moitié du circuit et à pattes, c’est long !

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Alors on prend le raccourci par le tunnel et hop : la ligne d’arrivée ! Concentré zusqu’au bout ! Tant qu’elle n’est pas franchie, tout est encore possible.

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Avec le public qui hurle « Ninnin Ninnin Ninnin ! » et qui achète mes ticheurtes, mes porte-clefs, mes blousons. Bof, ze suis trop simple pour avoir envie de ça.

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Mais quand même, une belle coupe ne se refuse pas ! Surtout quand tu l’as méritée. On a droit au champagne et à la Marseillaise ?

 ap

En attendant, ze continue mon séjour bien agréable au Mans où ze reste toujours plus de 24 heures !

Et Le Mans ? C’est loin ?

Carte géo Le Mans

 

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Ze remercie Patricia qui m’accueille comme un Prince tous les ans et me guide dans sa ville avec talent et gentillesse.

 

 

Ninnin et le musée des 24 heures

Samedi 18 avril 2020

Le musée virtuel de Ninnin

Ninnin et le musée des 24 heures

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Prêts, les cop’s ? C’est parti !

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Pour Tonton Yannick, cousins Nico et Vinvin, cousine Marine, les 24 heures du Mans, c’est ça ! Des motos de course. 24 heures à tourner sur le circuit de 13 kilomètres, le plus vite possible.

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Habillé en Robocop, c’est plus prudent en cas de chute.

Tonton et les cousins campent, admirent et reviennent fatigués avec le rhume. C’est tous les ans pareil. C’est leur plaisir.

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Alors, z’ai été un peu surpris, au début, de voir autre chose que des motos ultra modernes, dans le musée. Z’avais oublié qu’un musée, c’est rempli de vieux trucs qu’on n’a pas jetés à la ferraille et que des tas de gens paient pour admirer.

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Z’avais aussi oublié que les 24 heures du Mans, ça peut se faire aussi en voiture. Il y a crès crès longtemps, les voitures ultra rapides, c’était celles-là !

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Dans les années 60 (quand ze suis né), elles avaient beaucoup progressé, en aérodynamique et en puissance. Vraiment chouettes, tous ces pitits circuits !

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Et là, devant la vitrine, z’ai réalisé : Cette année-là, z’habitais Le Mans ! Cette affiche, ze l’ai quelque part à la maison ! Patricia, la copine de Dom, nous avait pistonnés pour une belle place proche de la piste, et on les avait vues, ces voitures !

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Celles-là aussi ! Ze suis si vieux que ce que z’ai vécu est maintenant dans un musée ? Wouaïh ! Oui, les oursons, ze peux témoigner ! Ze sais pas si ça me fait plaisir, ou si ça me contrarie ?

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Autrefois, vers 1900, les voitures ressemblaient à ça. Chrome, cuivre. Que du luxe pour des grands bourgeois. Léon Bollée, Du Mans, a fabriqué ce modèle magnifique.

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Très vite, les humains ont eu envie de faire des courses avec. Voici une Corre, type H sport. En 1907, elle participe à une course au Mans. 12 chevaux. 80km/h.

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Attendez, ze me recoiffe dans son phare. Hihihi !

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Vélo ? Moto ? Voiture ? Les inventeurs cherchaient dans tous les sens et essayaient eux-mêmes leurs trouvailles. Courageux !

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Une révolution : L’invention du travail à la chaîne permet à Monsieur Ford de produire 15 millions de Ford T entre 1908 et 1928 : 72 km/h (un vrai bolide à l’époque). 12 mois de salaire d’un ouvrier français quand même ! 20 chevaux.

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En 1947, « Renault agriculture » s’installe au Mans et produit 1700 exemplaires de ce tracteur. Quelle belle avancée pour les paysans ! 30 chevaux. 25 km/h.

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« Pin pon pin pon. Attention ! Voici les pompiers d’Argentine. » On dit « los Bomberos ». Ze me souviens qu’au musée de Lyon, il y a des bus, et des wagons de train.

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C’est passionnant aussi, des vieux camions !

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Z’ai déjà parcouru 3 kilomètres. Il est beau, ce musée. Quand ze pense qu’on a habité ici avec Dom, pendant 4 ans et qu’on n’étaient jamais venus ! Remarquez qu’on a bien fait d’attendre, parce que les 30 dernières années n’y étaient pas, puisqu’elles n’existaient pas encore !

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 La première voiture de Dom ! Elle l’a adorée, sa 2CV ! Pendant 14 ans, 150 000 kilomètres sans ennuis (ou presque). Pépé Claude aussi, en avait une. Vous vous souvenez de « la découverte de Ninnin » ?

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Avant le moteur à 4 temps, quelques braves chevaux tiraient une carriole. Depuis, on dit toujours des chevaux, mais ze comprends pas où ils sont !

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Après la 2 chevaux, la 4 chevaux. Dom dit qu’elle a été fabriquée dedans. Ze vois pas bien comment ce serait possible. Dom est en chair et la voiture en métal ? En tout cas, on n’existaient ni l’un ni l’autre quand Mémé Monique et Pépé Claude l’ont achetée.

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 On revient aux voitures de course : Ford GT40 ! Notez les progrès depuis la Ford T ! Elle gagne les 24 heures en 1966,67,68 et 69 en battant les Ferrari ! 335 chevaux, 290 km/h !

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Elles sont pourtant puissantes aussi, les Ferrari ! Belles, racées ! Mais, ze suis un peu chauvin et ze préfère les voitures françaises.

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Ou mieux, normandes ! Alpine, l’usine de Dieppe ! Moteur Gordini. 490 chevaux, 349km/h. Elle gagne la course en 1978, en ayant fait tellement de tours du pitit circuit qu’elle a parcouru 4894 kilomètres ! Perso, z’en aurait eu marre de tourner en rond comme ça.

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1975. Toujours en Alpine, de Dieppe. Équipage 100% féminin, 285 chevaux, 320 km/h. Aller, les filles, aller !

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Aller les nounours ! Y’a pas de raison ! Ze suis excité comme un ourson et ce cockpit est ouvert. Ze saisi ma chance. À fond, Ninnin !

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Et ze franchis la ligne d’arrivée ! Z’ai envie d’un tour réel de circuit. Ze vais aller me renseigner. Ce sera l’occasion d’une prochaine aventure !

 

 Vous avez noté le nombre de chevaux de chaque voiture ? Et leur vitesse maxi ? Une relation entre les deux ?

Vous situez, Le Mans ?

Carte géo Le Mans

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Ze remercie Patricia qui, chaque année, m’accueille comme un prince, me guide avec gentillesse, compétence et talent.

 

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